Je suis une mère qui s’en fout

mother sleep with baby

Je suis une mère qui s’en fout. Parce qu’être mère est la plus belle chose qu’on peut accomplir, mais aussi la plus tough et si je passe ma vie à me taper sur la tête, je crains bien de devenir folle et d’avoir l’impression que je n’y arriverai jamais. Fini le temps où je me sentais coupable de tout et bonne dans rien. Fini le temps où je me comparais et me sentais perpétuellement jugée dans ma façon d’élever mes enfants et de tenir ma maison.

Je suis une mère qui s’en fout. Tant que je m’écoute, que je me respecte et que je fais ce qui me semble le mieux pour mes enfants, je suis heureuse. À la naissance de mes petits, je n’avais aucune envie d’essayer d’allaiter jusqu’à voir mes mamelons s’effriter comme du papier mouillé. Bien sûr, j’avais lu que le lait maternel est la meilleure chose à offrir à mon enfant et j’avais aussi une tante, une amie et une cousine qui ne juraient que par cette façon de nourrir un bébé mais malgré tout, j’ai choisi de m’écouter, de donner le biberon et de ne pas m’en faire avec le jugement des autres puisque celui-ci ne changeait finalement rien à ma vie.

Je suis une mère qui s’en fout. Mon enfant a commencé à faire ses nuits complètes à l’âge d’un an et je ne me suis jamais sentie obligée de suivre les conseils de monsieur et madame tout le monde ni d’essayer les mille et une techniques d’apprentissage du sommeil autonome même si cela semblait bien important pour des gens qui ne profiteraient jamais des nuits de douze heures de mon bébé puisqu’ils ne dormaient pas chez nous. Ce n’est pas eux qui se levaient la nuit, c’est moi, alors j’ai choisi de faire comme bon me semblait et ce que je croyais être la meilleure solution pour moi.

Je suis une mère qui s’en fout. Je ne me suis jamais sentie obligée de faire pousser mes propres légumes bio pour faire des bouddha bowls colorés instagrammables ni de montrer aux autres ce que j’offre à manger à mes enfants. Je ne me suis jamais sentie coupable non plus de ne pas me sentir mal de leur servir des p’tits hot-dogs-pas-bio-pantoute de temps en temps. J’ai décidé de ne pas faire de l’heure du repas un stress de plus dans ma vie de maman déjà bien débordée par moments et je l’assume très bien.

Je suis une mère qui s’en fout. Mes p’tits mangent des framboises et du yogourt sur le divan régulièrement; j’ai décidé que ce serait une bonne raison d’en acheter un nouveau quand ils seront assez grands pour comprendre qu’il ne faut pas essuyer leurs petits doigts sales sur son tissu. Ma maison n’est pas un dépotoir et mes enfants ne sont pas mal élevés pour autant. Si c’est ce que tu penses, grand bien te fasse.

Je suis une mère qui s’en fout. J’ai appris à ne pas m’en faire avec ce que je vois passer sur les réseaux sociaux et dans les plus grands livres de psychologie. Je donne tout mon amour, de quoi se nourrir, s’habiller et s’amuser à mes petits et je considère que cela fait de moi une excellente mère, peu importe ce que les autres peuvent en penser.

Je suis une mère qui s’en fout. J’ai compris que jamais personne ne m’a demandé d’être parfaite à part moi-même et que le jugement des autres n’a de l’importance que si je lui en accorde. Ceci étant dit, chaque soir, je me regarde dans le miroir, je suis fière d’être moi-même et de faire tout ce que je peux pour rendre les gens que j’aime et qui ont une réelle importance pour moi heureux.

Allexe Leduc
ALLEXE LEDUC

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