Lettre à mon terrible two : voici ce qui a changé depuis que tu as deux ans

toddler crying

À un an, tu étais encore un bébé tout mignon, souriant, sociable et facile à vivre. Puis tu as eu deux ans et maintenant ta personnalité se forge, ton vrai tempérament ressort, l’enfant que tu es succède désormais au bébé que tu étais. Tu grandis, tu apprends, tu développes tes habiletés et ta confiance. Je tente du mieux que je peux de t’accompagner à travers ces journées qui se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Si on m’avait dit, il y a un an, que j’allais vivre toutes ces émotions, je ne l’aurais pas cru. Dans ce tourbillon de changements, je suis parfois dépassée par ton terrible two, mais sache que je suis fière de l’enfant que tu deviens.

À un an, l’heure des repas était facile. Tu mangeais tout ce qu’on mettait dans ton assiette. Puis tu as eu deux ans et maintenant, tu rouspètes quand c’est l’heure du souper, tu repousses ton assiette lorsque le menu ne te plaît pas et tu refuses de goûter les nouveaux aliments. J’ai parfois envie de baisser les bras et de te servir des rôties au beurre d’arachides tous les soirs. Ça serait tellement plus simple et ça m’éviterait de bouillonner à l’intérieur de moi. Je sais que tu ne te laisseras pas mourir de faim, mais des fois j’aimerais donc ça te voir avaler un brocoli, comme lorsque tu avais un an. Dans ce tourbillon de changements, j’hausse parfois le ton et je te dispute, mais sache que je suis fière de l’enfant que tu deviens.

À un an, t’habiller était d’une simplicité rare. Un pantalon, un chandail, un manteau et on partait sans plus se poser de questions. Puis tu as eu deux ans et maintenant tu développes ton autonomie; tu choisis tes vêtements et les mets seul. Ça use ma patience quand nous sommes serrés dans le temps et je me retiens pour ne pas t’apporter mon aide de force. Je cache ma face de fille découragée quand tu t’emportes contre tes mitaines ou tes souliers à grands coups de cris et de pleurs.  Dans ce tourbillon de changements, malgré tes crises, sache que je suis fière de l’enfant que tu deviens.

À un an, tu aimais tout le monde et tu n’éprouvais pas de gêne envers les autres enfants. Puis tu as eu deux ans et maintenant, tu es parfois intimidé devant les enfants que tu ne connais pas. Par moments, tu ressens le besoin d’être dans ta bulle et de jouer seul. Tu commences à apprendre la notion de partage, ce qui crée des flammèches quand quelqu’un touche à tes jouets. Tu découvres des sentiments tels que la colère, la peur, la tristesse et la joie. Ton cerveau roule à cent milles à l’heure et je suis parfois épuisée et déstabilisée devant tes sautes d’humeur. Dans ce tourbillon de changements, même si je peine à te suivre, sache que je suis fière de l’enfant que tu deviens.

À un an, être ta maman était facile. Puis tu as eu deux ans et maintenant notre quotidien est pavé de beaucoup plus de défis. Parfois je me remets en question et je me demande si je prends les bonnes décisions. Mais quand je vois l’enfant épanoui que tu deviens, je n’ai plus de doutes. Je n’imaginais pas d’aussi grands changements entre un an et deux. La période du deux ans demande beaucoup plus d’énergie, de patience et de persistance, mais le résultat est tellement gratifiant. Dans ce tourbillon de changements, malgré les montagnes russes d’émotions que je vis, sache que je suis fière de l’enfant que tu deviens.

C’est vrai qu’à un an, tout était plus simple. Mais maintenant que tu as deux ans et que tu sais parler, tu me dis les deux plus beaux mots de la terre qui me donnent chaque fois une dose d’énergie afin d’affronter tous les tourbillons de changements à venir. Tu es mon trésor en or et je suis fière de l’enfant que tu deviens et surtout, je suis fière d’être ta maman.

Je t’aime.

Élyse Morand
ÉLYSE MORAND

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