À toi, qui penses à mourir

suicide concept

Ça fait longtemps que tu y penses. Que ça te trotte dans la tête. Que tu traînes ce boulet à tes pieds.

Depuis peu, ces pensées sont plus présentes, plus claires; des pensées noires et sombres te grugent de l’intérieur. Des pensées qui te font mal.

Tu penses à mourir. Et tu veux mourir. Des mots si difficiles à écrire, mais encore plus difficiles à vivre.

Tu traînes un mal intérieur depuis trop longtemps. Cette boule qui te serre la gorge, le ventre, les tripes. Tes problèmes d’argent, ta dépression, ta rupture amoureuse. Sans parler de ton anxiété et de tous les maux qui minent ton existence depuis toujours. Tu n’en peux plus de vivre ainsi et de vivre une double vie. De faire semblant d’aller bien, de sourire, d’avoir du fun, quand, au contraire, tu ne vois que noir. Constamment. De faire semblant d’être heureuse, d’embrasser la vie comme si c’était un champ de marguerites quand, dans les faits, ta vie est un grand fossé sans fin qui prend l’eau de jour en jour.

Tu voudrais en parler. Tu as tellement d’amies autour de toi qui ne demanderaient que ça, t’écouter. Mais elles ne connaissent rien de ton mal intérieur. Tu voudrais qu’elles lisent en toi, qu’elles puissent te décoder, qu’elles reconnaissent le mal qui gronde derrière ton sourire fake, mais tu ne veux pas les embêter. Tu ne veux pas qu’elles se sentent responsables de toi, comme si elles devaient tenir ta main parce qu’elles y sont obligées. Tu ne veux pas les rendre responsables ni imputables de ton mal intérieur. C’est ton problème à toi et juste à toi, que tu te dis constamment.

Mais tu dois te rappeler que tes amies sont là dans les bons moments, mais aussi et surtout, dans les moins bons et que c’est dans ces moins bons moments que l’on reconnaît les personnes sur lesquelles on peut vraiment compter. Ces personnes qui savent rester, écouter, conseiller. Et surtout, ne pas juger. Celles qui sauront te prendre par la main et te laisser déverser un océan de larmes, un trop-plein que tu cumules depuis si longtemps.

Alors va chercher de l’aide. Ne pense pas que tu déranges ou que l’on prendra tes idées noires à la légère. Non.

Parler, c’est ouvrir la porte au bonheur, aussi petit soit-il.

Parler, c’est laisser entrer un peu de soleil dans cette maison où il fait beaucoup trop sombre, tout le temps.

Parler c’est vouloir aller mieux, car au fond de toi, oui, tu veux aller mieux. Oui, tu veux reprendre goût à la vie et sourire à nouveau.

Alors vas-y, laisse parler ton cœur, laisse couler tes larmes et va chercher de l’aide.

Valérie Bousquet
VALÉRIE BOUSQUET

Une réflexion sur “À toi, qui penses à mourir

  1. Sarah Jobin Répondre

    1-866-appelle (1-866-277-3553)… parce qu’il y a une personne au bout du fil, qui vous aidera à ne pas abandonner

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