Si t’es pas contente, va-t’en

woman doing laundry lazy man

ATTENTION : La Dure-Mère est la nouvelle couverture controversée utilisée par toutes les mamans qui ont envie de partager leurs opinions les plus arrêtées sur la maternité. Fracassante, sans nuances, aux limites caricaturales, La Dure-Mère juge, dérange, choque, soulève les passions et suscite des débats. Vous l’aimerez jusqu’au jour où vous ne l’aimerez plus parce qu’elle aura effleuré un sujet qui vous tient à coeur sans partager votre vision. Mais plutôt que de sortir de vos gonds, pourquoi ne pas utiliser sa couverture pour défendre votre opinion à votre tour ?

Ça fait un bout que je t’entends te plaindre de ton chum. À t’entendre parler, tu n’es pas seulement maman d’enfants, mais aussi la maman d’un adulescent bon à rien qui fait juste chialer et qui ne veut jamais aider. Déjà là, je ne sais pas si tu t’entends, mais c’est toi qui chiales.

Tu chiales constamment que tu es la plus dévouée des mères, que tu fais tout pour tes enfants et pour lui, que tu es une maman-ménagère-cuisinière-chauffeure hors-pair, mais que dès que tu parles de son manque d’implication à ton chum, rien ne change parce que lui n’a pas le même discours que toi et il ne voit pas pourquoi quoi que ce soit devrait changer.

Avant que tu t’emportes (avec raison), qu’on se comprenne bien; je ne dis pas que tu as tort. Tu as tout à fait raison de vouloir un partenaire et non un boulet pour vous accompagner, toi et ta tribu. Par contre, si tu fais TOUT en ton pouvoir pour que les choses se placent mais que monsieur continue de se dire que c’est d’une deuxième maman dont il a besoin et non d’une femme, va-t’en donc.

C’est simple non? V’là un problème réglé facilement de même. “Mais je l’aiiiime!”. Super. Mais est-ce que c’est vraiment suffisant pour lui torcher les fesses pour les cinquante prochaines années ?

Laisse-moi te proposer deux scénarios qui s’offrent à toi.

Dans le premier, tu restes avec ton boulet. Tu es malheureuse, tes enfants le ressentent et sont malheureux, la maisonnée a une belle aura de fatigue, de peine et parfois même de rage. Tu ravales tout, tu fais tout toute seule et tu finis tes jours aigrie et malheureuse pendant qu’il ne s’occupe de rien, qu’il est ben heureux, qu’il gagne et qu’il peut continuer à gamer en paix. En plus, tes enfants se mettent potentiellement à le prendre comme un modèle qu’ils répéteront probablement une fois adulte.

Dans le deuxième scénario, tu quittes Monsieur avec ta tribu. Pas facile tu me diras, mais ça se fait. C’est vrai qu’être monoparentale, c’est hyper difficile, mais à t’entendre parler tu l’es déjà pas mal, donc rendu là tu auras une bouche de moins à nourrir pis c’est toute. Fini l’amertume, fini le chialage, fini l’obstinage, tu reprends les rênes de ta vie. Et même si je sais que ça peut te sembler crève-coeur pour tes p’tits, rappelle-toi bien que mieux vaut des enfants qui vivent dans deux maisons avec des parents séparés, mais heureux, que tous réunis sous un même toit, mais malheureux.

Pis même si une séparation ne sera jamais une chose facile, aujourd’hui, c’est pas mal moins compliqué de recommencer à zéro qu’avant. Il y a une tonne de ressources pour t’aider, t’sais. Mais bon,  encore faut-il que tu veuilles t’aider toi-même avant de te lancer dans le processus.

Peu de gens vont te le dire en pleine face par politesse mais ton discours de fille qui fait pitié, il commence à tomber sur les nerfs de pas mal tout le monde. À un moment donné, il va falloir que tu te regardes dans un miroir et que tu te poses les bonnes questions au lieu de ruminer avec tes amies autour d’une bouteille de sauvignon blanc le vendredi venu en disant que tu trouves que ton chum est lâche.

Tes enfants et toi en valez la peine.

Alors, qu’est-ce que tu choisis ? C’est lui ou c’est toi?

Je te le répète une dernière fois : si t’es pas contente, va-t’en.

Ce texte a été rédigé par Monia Bouchard sous le couvert de La Dure-Mère afin d’annoncer clairement les intentions du texte. 

La Dure-Mère
LA DURE-MÈRE

5 thoughts on “Si t’es pas contente, va-t’en

  1. Florence Répondre

    Et c’est drette ça j’ai faite. À lire ce texte, je réalise que beaucoup de pères sont des gameux/potteux/paresseux. Oui c’est tough de devenir monoparentale (surtout de 3garçons en bas âge) mais astheur je respireeeee! Et je pleure bcp moins. Je reconstruit ma vie. Puis le ménage va à mon rythme, la place est plus ordonnée et il n’y a plus de compromis pour éviter les chicanes. By the way, j’y ai réfléchi longtemps avant de faire le move. Au moins un an. C’était la meilleure décision à prendre.

  2. C’est moi Répondre

    WoW vraiment extrême. Pourquoi pas faire comme ton chum et t’amuser au lieu de tout faire pour la famille. Tu me diras « mais il n’y a plus rien qui va se faire. » Bien oui tu as raison mais tu pense que monsieur jeu vidéo va jouer encore combien de temps comme ça quand ta maison va être crasseuse et que sa mère va s’inviter? Ce sera pas de ta faute si tout est sale. Vous êtes une équipe, il devra prendre le relais un jour ou l’autre. Soit aussi incompétente que lui, il se découvrira des compétences et tu n’auras même pas besoin de refaire ta vie ! Vive la facilité!

    Une femme trop compétente en tout fait en sorte que son conjoint n’a pas besoin de développer ses compétences. On apprends ca à l’école maintenant.

    1. Sophie Répondre

      La grève est une bonne façon de voir le seuil de tolérance de l’autre. Si monsieur est habitué à ce que ce soit propre et va se bouger le derrière, ça peut marcher. S’il n’en a rien à cirer que le plancher soit collant et est prêt à remettre ses bobettes sales, ça ne donnera pas grand-chose… Le seuil de tolérance à un continent de vaisselle est généralement pas mal plus bas chez madame!

    2. Tremblayyy Répondre

      Apres lavour esseiller sa nanpas gonctionner ici lol

  3. Magalie Répondre

    J’ai l’impression qu’on a raconté ma vie sauf que moi il n’était pas un « gamer ».
    Juste un paresseux que sa mère a tout fait à sa place et moi j’ai continué.
    Se retrouver monoparentale avec 5 garçons de 18 mois à 18 ans n’a pas été facile la première année du côté financier mais pour tout le reste, je ne regrette rien même 5 ans après. Le meilleur choix que j’ai fait.
    J’ai choisi de sortir mes enfants et moi de cet environnement malsain.

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