5 conseils de mère pour ne pas te faire lancer de tomates

upset mother with kid in messy living room

ATTENTION : La Dure-Mère est la nouvelle couverture controversée utilisée par toutes les mamans qui ont envie de partager leurs opinions les plus arrêtées sur la maternité. Fracassante, sans nuances, aux limites caricaturales, La Dure-Mère juge, dérange, choque, soulève les passions et suscite des débats. Vous l’aimerez jusqu’au jour où vous ne l’aimerez plus parce qu’elle aura effleuré un sujet qui vous tient à coeur sans partager votre vision. Mais plutôt que de sortir de vos gonds, pourquoi ne pas utiliser sa couverture pour défendre votre opinion à votre tour ?

La maternité connaît ses hauts et ses bas pis quand elle connaît ses bas, souvent, ça donne le goût au monde de te lancer des tomates. V’là donc cinq bons conseils pour t’éviter d’en recevoir une couple.

#1  Si tu ne t’aides pas, arrête donc de te plaindre

T’es une mère qui fitte dans la vague du “je suis ben à boutte pis je bois du vin pour oublier que je ne suis pas capable de gérer mes p’tits” ? J’ai une p’tite nouvelle pour toi : on vit toutes des moments plus difficiles pendant lesquels on se verrait ben sur une plage au Mexique. Loin de tout. Mais dans une clinique de fertilité quelque part, dis-toi qu’il y a une femme qui prendrait bien ta place. Honore-la donc en faisant des listes de priorités, en économisant pour te payer une femme de ménage ou en demandant de l’aide à un proche quand t’en as besoin mais de grâce, ne braille pas sur ton sort à la journée longue avec les mains dans les poches. C’est ben correct de ventiler une fois de temps en temps mais si t’as du pouvoir sur la situation qui te fait suer, fais donc ce qu’il faut pour que ça change.

#2  C’est pas la fin du monde de caller malade parce que ton petit feel pas

Quand ton enfant est malade (fièvre, caca liquide, vomissements, grippe…), tu dois impérativement le garder avec toi. À toi qui l’envoies quand même à l’école ou à la garderie, je te le demande : qu’est-ce que tu ne comprends pas dans GARDE TON KID MALADE CHEZ VOUS !? Fais-le non seulement pour éviter de propager ses microbes, mais aussi parce que si toi tu feel pas quand t’es malade, dis-toi ben que lui non plus. Grosse nouvelle que j’t’apprends là hen? Pis peu importe ta situation familiale ou que ta banque de congés maladie est kaput, j’ai le regret de t’apprendre que ce n’est pas le problème des autres : garde tes bibittes chez vous.

#3  Impose des limites à tes p’tits parce que les enfants-rois, ça tombe sur les nerfs de tout le monde

Admettons que ton enfant, ton p’tit chéri, se permet de rouler les yeux quand un adulte lui parle. Ou ben qu’il ignore les autres. Ou pire, qu’il répond impoliment comme un adolescent en recherche d’identité. Rappelle-le à l’ordre. Quand tu sens que les gens qui côtoient ton enfant ont l’air de vouloir te shaker pour que tu l’encadres, dis-toi qu’il est en train de se passer quelque chose qu’il faudrait que tu règles. Apprends à lui dire non.  Impose des conséquences. Sinon, les prochaines personnes qui le feront pourraient peut-être être en uniforme.

#4  On s’en sacre que ton enfant soit habillé comme Suri Cruze

Un enfant, ça joue. Ça explore. Ça ne fait pas de différence sur ce qu’il porte. Que son linge vienne d’une boutique ou de chez WalMart, s’il est pour le scrapper, ça va arriver pareil. Ça fait que si ton p’tit de deux ans a plus d’accessoires que toi, que tu prends six cent cinquante photos de lui en mettant en évidence la marque de son linge sur chacune d’elles, je suis au regret de t’apprendre que tu es en train de lui enseigner à être superficiel. À la place, assis-toi donc par terre dans le salon, montre-lui les chiffres et les lettres de l’alphabet. En d’autres mots, achète-lui toutes les marques que tu veux, mais laisse-le être un enfant et ne l’expose pas comme un trophée.

#5  Responsabilise tes enfants

Ton petit est content de t’aider à faire des muffins (mettre de la farine partout). Ça lui fait plaisir de placer les plats de plastique dans le tiroir (défaire ton facing). Il se sent grand quand il se lave lui-même (avec supervision). Si tu le responsabilises, en vieillissant, il ne sera pas surpris d’avoir des tâches. En d’autres mots, c’est nécessaire et important que ton p’tit donne son coup de main dans la maison dès son plus jeune âge et que tu upgrades ses responsabilités au fil du temps. Si tu attends à quatorze ans pour lui demander de plier son linge et clairer sa chambre, il y a de grosses chances qu’il roule des yeux, ne te réponde pas, qu’il enfile sa veste “full hot” et qu’il parte, cellulaire à la main, en prenant mille selfies, qu’il publiera sur les réseaux sociaux.

Par moments, c’est vrai que c’est plus compliqué de maintenir le cadre. Parfois, on choisit ses combats et on préfère tout faire soi-même pour gagner du temps. C’est correct de ne pas être parfaits. On a le droit à l’erreur. On peut s’excuser nous aussi.

Mais comme parent, nous sommes responsables des valeurs et de l’image que nous transmettons à nos enfants. Il n’en tient qu’à nous de se respecter et de les guider afin qu’ils ne deviennent pas une génération jonglant entre la superficialité, l’irresponsabilité et l’immaturité.

Ce texte a été rédigé par Rox-Ann M. sous le couvert de La Dure-Mère afin d’annoncer clairement les intentions du texte.

La Dure-Mère
LA DURE-MÈRE

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