Grand-maman, cette année j’aurais voulu que tu sois là

grandmother and granddaughter

Dans la vie, on perd les gens qu’on aime. C’est comme ça. Par contre, parfois ça fait plus mal que d’autres. Dire adieu, ce n’est jamais facile. Un grand départ comme le tien, ça se prépare. Pourtant, je n’étais pas prête. Le grand décompte avait commencé depuis longtemps, et toi tu étais sereine. Sans dire que tu souhaitais partir, ton idée était faite, comme tu me le disais. Moi, j’aurais voulu plus de temps. Le temps, ça file. Alors, les mois ont passé. La peine s’est atténuée, mais cette année, grand-maman j’aurais voulu que tu sois là.

J’ai eu une année difficile. J’ose imaginer que tu l’as vue de là-haut. J’aurais voulu t’avoir à mes côtés. J’aurais voulu tes conseils et ta sagesse. J’en ai bavé. Je me suis souvent demandé ce que tu m’aurais dit, ce que tu aurais fait. Je me suis même surprise à prier. J’ai pleuré plus souvent qu’à mon tour et j’aurais voulu que tu me prennes dans tes bras. Si le ciel était muni d’un téléphone, j’aurais fait une tonne de “longue distance” pour te raconter tout ce qui m’est arrivé.

Cette année, je n’avais pas envie d’orner ma maison de décorations de Noël. Je n’avais pas non plus le goût de cuisiner. Par contre, en me levant un matin, j’ai pensé à toi. J’ai pensé au sucre à la crème, aux desserts sucrés et au petit sapin, si joliment décoré dans ton salon. J’ai pensé à la petite table blanche et orange mise dans un coin pour les enfants.

Soudainement, j’ai eu le goût de faire des desserts et de décorer un peu la maison. Les fêtes et les réunions de famille, toi, tu aimais ça. Tu adorais nous voir tous ensemble autour d’une bonne bouffe. Tu aimais les sucreries, la musique et les décorations.

Grand-maman, cette année, j’aurais eu besoin de toi, plus que jamais. Probablement que j’aurai encore besoin de toi. Par contre, à travers, mon sucre à la crème et mon sapin de Noël, je t’ai fait revivre. Ça m’a fait du bien. Accepter ton départ n’a pas été facile, mais je m’accroche aux doux souvenirs que j’ai avec toi et ça me réchauffe le cœur.

Grand-maman, finalement, tu es toujours là.

Mélanie
MÉLANIE

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