La façon dont tu imaginais ta vie de famille avant d’avoir des p’tits VS la réalité

brother sister fight

La façon dont tu imaginais ta vie de famille avant d’avoir des p’tits versus la réalité, c’est deux affaires bien différentes que tu constates un peu plus à tous les jours que la vie passe.

Avant d’avoir des enfants, tu te voyais avec eux autres, main dans la main, en route pour aller jouer au parc. Le soleil brillait pis t’avais le vent dans les cheveux et le sourire aux lèvres.  Tu avais apporté une collation santé et vous passiez un super moment tous ensemble, en famille, à vous amuser.

Dans la réalité :

  • Les grands monopolisent toujours la glissade et tu dois gérer un dégât de chicanes.
  • Le plus jeune a envie et il n’y a pas de toilettes.
  • L’un de tes p’tits s’écorche forcément le genou et t’as pas de pansements.
  • Tu as amené une super collation mais quelqu’un a marché sur ton sac et tes brochettes de fruits n’ont plus de face.
  • Tu pognes les nerfs après ton p’tit qui chante très fort une chanson pas de son âge.
  • Ton chum chicane ta plus vieille parce qu’elle a poussé son frère.
  • Tu reviens chez vous avec toute sauf le sentiment d’avoir passé un moment agréable en famille.

Avant d’avoir des enfants, tu te voyais faire des activités enrichissantes, des excursions divertissantes et vous imprégner de culture pendant vos vacances en familles.  T’sais, apprendre un tas de choses dans les musées, faire la tournée des nombreux festivals, visiter des attractions touristiques pis plein d’autres affaires de même.

Dans la réalité :

  • Le plus long moment agréable passé dans un musée en famille en huit ans a duré dix minutes et c’était dans un musée pour enfants.
  • Le zoo ça peut aller tant que vous ne marchez pas trop, qu’il ne fait pas trop chaud, qu’il y a des jeux d’eau et que les astres sont alignés.
  • Comme tu détestes les foules et que tu es un brin mère-poule avec ça, aller dans un festival n’est pas synonyme de bonheur pour ta marmaille et toi.
  • Le mieux à faire est de trouver un parc d’attractions ou des jeux gonflables pour les intéresser.

Avant d’avoir des enfants, tu vous voyais dans les partys de famille, les adultes discutant tranquillement en sirotant une boisson fraîche tandis que les enfants jouaient sagement ensemble dans leurs beaux vêtements immaculés et coordonnés.

Dans la réalité :

  • Les partys, c’est un calvaire : trop de monde, trop de bouffe, trop d’excitations = risque de crises accru, possibilité de vomi et 100% de chance de vêtements tachés.
  • Ton plus jeune ne veut porter rien d’autre que des joggins et des t-shirts. Tu as arrêté de te battre mais ça clash sur les photos.
  • Tes enfants étant pas mal les seuls jeunes, les soirées avec la famille élargie finissent toujours par un film (qui ne fait jamais l’affaire de tous) ou avec une bébelle électronique, question de pouvoir entretenir une discussion de plus de cinq minutes avec des adultes.
  • L’idéal, c’est de limiter les partys de famille.

Avant d’avoir des enfants, tu vous voyais faire du sport en famille, ou tout du moins encourager chaque membre de la famille lors d’un match, d’une compétition ou d’un défi quelconque. Ton fils allait être apprécié de son équipe de hockey et tout le monde envierait ses talents de hockeyeur et ta fille serait une ballerine ou une gymnaste gracieuse et élégante.

Dans la réalité :

  • Avec la panoplie de cours qu’ils prennent, vous n’avez jamais le temps de faire quelque chose tous ensemble à part une marche de dix minutes de temps en temps.
  • La différence entre ton gars et une plante verte sur la glace reste toujours à déterminer. Mais une plante verte qui parle tout le temps, sans arrêter, jamais, jamais, jamais.
  • Tu réalises que t’es frileuse et tu préfères jaser au chaud avec les autres parents que de regarder ton fils attendre une passe qui ne viendra jamais.
  • Ta fille est gauche et tout sauf gracieuse; elle est pas mal plus football que ballet.
  • C’est la crise lorsque tu forces un de tes enfants à venir voir une partie du sport de l’autre.
  • Bref, toi et ton chum, vous vous alternez pour aller encourager vos enfants tout seul et tu espères secrètement que leur comportement ne te fera pas honte

Malgré tes attentes un tantinet déçues, chaque jour tu te rends compte que tu n’échangerais ta famille pour rien au monde parce que tu l’aimes comme ça. Vraie, intense, imparfaite.

Chez vous, personne n’a le temps de s’ennuyer, tout le monde se soucie des autres. Et malgré les chicanes, les moments rough et tous ceux qui ne ressemblent en rien à ce que tu espérais avant de devenir maman, vous vous aimez, vous vous le dites chaque jour et au final, c’est tout ce qui compte.

Sophie Métivier
SOPHIE MÉTIVIER

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *