À toi, le parent poule qui nuit à son enfant

kid hide behind mom's legs

ATTENTION : ce texte reflète l’opinion de son auteure et non l’opinion de la plateforme de La Parfaite Maman Cinglante dont le but n’est pas de prendre position mais d’offrir une tribune à toutes les mamans souhaitant faire part de leur vision de la maternité ainsi que de leur expérience personnelle. Par ailleurs, si vous souhaitez écrire un texte en réponse à ce billet, notez que vous pouvez le faire en tout temps et le faire parvenir à collabo@parfaitemamancinglante.com.

Je pense qu’il est temps qu’on se le dise sans flafla ni dentelle : ton enfant n’est pas un trophée de porcelaine qui t’a été remis car tu avais fait l’action la plus héroïque du monde. Ce n’est pas non plus un animal sauvage et blessé que tu dois mettre en cage et nourrir à la petite cuillère en le coupant du reste du monde sous prétexte qu’il pourrait subir un stress potentiellement fatal.

Ton enfant, c’est un petit, moyen, grand humain. C’est un adulte en devenir. C’est un être à part entière avec des anticorps, des fonctions motrices et un cerveau en plein développement qui tente de développer plusieurs types d’intelligences pendant que tu freines sa progression.

Peut-être que personne n’osera te le dire, mais tu nuis à ton petit quand tu fais les choses à sa place. Lorsque tu ne le laisses pas finir ses mots et ses phrases et que tu cours pour lui donner ce qu’il veut. Lorsque tu lis toujours les histoires pour lui. Lorsque tu lui épelles ses mots de dictées au lieu de le laisser les mémoriser. Lorsque tu fais les trois-quarts de son casse-tête pour “l’aider”. Lorsque tu lui donnes les réponses de ses devoirs.

Peut-être que personne n’osera te le dire, mais tu nuis à ton petit quand tu freines sa créativité. Lorsque tu le fais colorier au lieu de le laisser dessiner et créer. Lorsque tu montes ses châteaux de blocs pour lui. Lorsque tu lui dis quoi faire avec sa pâte à modeler. Lorsque tu l’obliges sans cesse à respecter un plan plutôt que de créer quelque chose à partir de rien avec lui.

Peut-être que personne n’osera te le dire, mais tu nuis à ton petit lorsque tu le surprotèges. Lorsque tu l’empêches de monter dans la glissade pour qu’il ne tombe pas. Lorsque tu lui mets de la crème solaire soixante avec un chandail à manches longues. Lorsque tu ne le laisses pas se garder seul avant quinze ans. Lorsque tu contrôles son environnement social. Lorsqu’il a une diète sans sel, sans gras, sans sucre même lors d’une fête d’enfants et lorsque tu l’empêches de jouer sous la pluie, dans le vent, dans le froid et dans la chaleur.

Peut-être que personne n’osera te le dire, mais tu nuis à ton petit lorsque tu l’empêches de se salir. Lorsqu’il doit mettre un couvre-tout à tout prix pour faire de la peinture. Lorsque tu l’emmènes dans un parc avec des copeaux de bois au lieu du sable pour t’assurer que ses habits restent propres. Lorsqu’il boit dans un verre à bec et mange avec une bavette jusqu’à l’âge de cinq ans.

Alors pour le bon développement de ton petit, laisse-le donc courir, toucher, grimper et sauter. Laisse-le se fâcher, avoir de l’anxiété et pleurer. Laisse-le être un enfant libre qui deviendra un adulte débrouillard, créatif, et fonceur.

Ton enfant est beaucoup plus autonome que tu le crois et en faisant tout à sa place, tu l’empêches de faire et d’apprendre.

Sache le guider mais laisse-le être.

Isabelle Larocque
ISABELLE LAROCQUE

Une réflexion sur “À toi, le parent poule qui nuit à son enfant

  1. Sophie Caron Répondre

    J’aurais aussi ajouté “lorsque tu ne le/la laisses pas prendre la responsabilité de ses actes (voire içi mauvais coups, désobéissances quelconques, provocations, …) et que le frère/la soeur ainé(e) subit la punition à la place sous prétexte qu’il/elle est plus vieux/vielle”

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