Ode au dimanche

family in bed

Dimanche, je t’aime.

J’aime tes grasses matinées qui s’étirent jusqu’à 7h30, collée dans le lit avec les cocos. Quand je sens leur doux souffle sur mon cou, je me dis que c’est un moment exactement comme celui-là qui explique pourquoi j’aime être une maman (pas que j’aime pas ça les crises de bacon à l’épicerie, là).

J’aime ta routine du matin au ralenti, sans avoir d’horaire précis. J’aime pouvoir décider de faire du magasinage ou des corvées, de le passer à faire des activités ou rester en pyjama toute la journée. Y’a personne qui change le monde le dimanche; c’est la journée internationale où c’est permis de se reposer.

J’aime notre tradition de faire des crêpes avec mes mini-chefs cuisiniers. Les réserves de nourriture que je cuisine avec toi remplissent mon congélateur pour tous les soirs pressés où je me sauve de la pizza. En plus, grâce à toi, mes chatons apprennent à faire une tonne de recettes, question qu’ils se débrouillent dans quelques années.

J’aime siroter mon café chaud pendant que les enfants jouent dehors, parfois même sans se chicaner. Je ne suis pas irréaliste non plus; je sais que j’ai une brassée de foncé qui m’attend et que ma triade passe rarement plus de trois minutes et quart sans se chicaner. Malgré cela, je me sens en mini-vacances et je me permets un deuxième café.

Je t’aime aussi pour la sieste que je me permets en même temps que celle des petits. Voyons, est-ce que j’ai vraiment le temps pour une sieste? BEN NON! Mais je le prends pareil! C’est ça, la magie du dimanche. Pis tu sais quoi? Quand je me réveille, j’ai même pas l’impression d’avoir perdu mon temps parce que ça fait un bien fou.

Je t’aime pour tes soupers en famille qui se terminent pas trop tard parce qu’on se couche tôt pour commencer la semaine en force. J’aime que ton voisin le lundi soit l’excuse parfaite pour éviter une activité qui ne me tente pas ou faire une pause dans notre programmation chargée. Même que, entre toi pis moi, c’est pas rare que je triche un peu sur l’heure du dodo pour permettre à ma marmaille (et à moi aussi d’ailleurs) de profiter de quelques minutes de sommeil de plus.

Dimanche, tu es la mal aimée des journées. Tout le monde sous-estime ton pouvoir relaxant et apaisant. J’aime la folie de ton voisin le samedi, mais j’aime encore plus la tranquillité que tu m’amènes. J’apprécie la fébrilité du vendredi, mais rien ne me satisfait plus que le sentiment du devoir accompli lorsque le dimanche soir, je vois les lunchs prêts au frigo pour le lendemain et les visages paisibles de mes tannants après une fin de semaine pleine de regards brillants et de bisous. Quelle belle façon de conclure une autre semaine de dur labeur.

Dimanche, je t’aime.

Maman Ours
MAMAN OURS

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