Les enfants, nous n’irons plus au zoo

kid and mother at the zoo

ATTENTION : ce texte reflète l’opinion de son auteure et non l’opinion de la plateforme de La Parfaite Maman Cinglante dont le but n’est pas de prendre position mais d’offrir une tribune à toutes les mamans souhaitant faire part de leur vision de la maternité ainsi que de leur expérience personnelle. Par ailleurs, si vous souhaitez écrire un texte en réponse à ce billet, notez que vous pouvez le faire en tout temps et le faire parvenir à collabo@parfaitemamancinglante.com.

Les enfants, nous n’irons plus au zoo.

Désolée. Vous avez bien lu. Les zoos, les parcs marins, les mini-fermes, les salons d’animaux exotiques et compagnie, pour notre famille, c’est terminé. Finito.

Si vous saviez combien de fois depuis votre naissance je suis passée par-dessus mon malaise grandissant face à ce genre d’endroits. Parce que je sais que vous adorez ça, que ça vous intéresse, que ça vous divertit. J’étais partagée au début, puis de plus en plus déchirée, mais chaque fois j’ai fini par prendre sur moi, par faire passer votre petit bonheur immédiat et oh combien éphémère en premier.

Là, avec l’été qui arrive, j’ai enfin trouvé la force d’assumer cette conviction et d’essayer de vous en inculquer un petit bout, même si à court terme vous risquez de ne pas tout comprendre, au-delà du fait que je suis plate. J’ai décidé qu’on trouverait d’autres façons de s’amuser, qui ne seraient pas aux dépens d’êtres vivants qui n’ont rien demandé.

Quoi? Que dites-vous? Vous aimez les animaux? Moi aussi, mes chéris, j’aime les animaux, justement! Aimer les animaux, ça veut aussi dire vouloir les savoir libres, dans leur habitat naturel ou dans un espace protégé, où ils pourront vivre une vie la plus normale possible. Et non pas confinés à un enclos ou un bassin trop petit pour leurs besoins, à parfois devoir faire des numéros d’adresse devant un public pour obtenir quelques gâteries.

Aimer les animaux, c’est de ne pas encourager des gens à les faire se reproduire, pour ensuite séparer  des bébés de leur mère et permettre à des clients de les prendre dans leurs bras. Ces bébés inadaptés à la vie sauvage seront ensuite vendus à d’autres zoos et le cycle recommencera avec leurs petits à eux. Est-ce que ça vaut la peine, vous trouvez, pour trois minutes de flattage de bébé tigre, aussi extraordinaires puissent-elles vous sembler?

Aimer les animaux, c’est reconnaître que les mêmes poneys, chèvres et poules déplacés en camion pour se rendre à chaque festival de la région, où ils passeront la journée dans un box de trois pieds carrés sous un soleil de plomb, entourés de milliers de visiteurs plus ou moins délicats, ce n’est pas correct. Pas plus qu’un iguane et un cacatoès n’ont leur place dans un kiosque d’exposition de gymnase d’école.

Vous aimez les animaux et je ne vous priverai jamais d’en apprendre davantage sur ceux-ci! On lira des livres, on écoutera des documentaires! Et pour en voir, eh bien on ira se promener en forêt en espérant avoir la chance d’observer des oiseaux, des insectes, des écureuils, des grenouilles. Non, on ne les touchera pas, on ne les nourrira pas. Non ce ne seront pas des singes ni des tigres, mais ce seront des animaux libres.

Vous pourriez bien me dire “oui, mais les zoos sauvent des animaux”, “oui mais même si nous on n’y va plus, d’autres vont y aller quand même”, “oui mais des fois on mange de la viande”…Oui, oui, oui. Je sais. Je sais que ces commerçants propriétaires de zoos ne peuvent pas être tous constamment mal intentionnés. Je sais qu’on ne sauvera pas, à nous quatre, la faune au grand complet. Que nos propres habitudes sont loin d’être encore idéales en tous points. On ne peut pas tout faire en même temps.  Je sais qu’il y a une multitude de fronts sur lesquels se battre, des centaines de barricades auxquelles monter. Aujourd’hui, je choisis celle-ci. C’est peut-être une simple goutte d’eau. Mais ce sera notre goutte d’eau, la première d’une longue série. C’est à force de gouttes d’eau qu’on finira par remplir un grand verre!

Mélissa Brassard
MÉLISSA BRASSARD

5 thoughts on “Les enfants, nous n’irons plus au zoo

  1. Julie Répondre

    Je vous invite à venir voire les zèbre, les lions et les girafes dans leurs milieux naturels. Safari famille avec East African Voyage dans la savanne Africaine. Aucun malaise, animaux dans leurs milieux naturels, observations et grands frisons.

  2. Marylou Répondre

    Depuis que nous sommes végétariens, je sensa boule monter en moi. J’ai aussi connu se malaise durant plusieurs années, mais maintenant que le virage est fait ouff c’est encore plus présent. Cette année, nous iront à la visite d’un sanctuaire pour animaux sauvé des fermes agro-alimentaire. Leur fin de vie est incroyable sur le sanctuaire! Nous pourrons flatter la vache si elle en a envie et si elle vient nous voir. Puis nous pourrons jouer au ballon avec les cochons si ceux-ci le veulent évidemment!

    Alors on a trouvé un entre deux assez stimulant en plus d’en apprendre sur la liberté et les besoins des animaux

  3. Roxanne Répondre

    Visitez des refuges d’animaux de ferme et y faire du bénévolat afin de passer du temps avec les animaux ^_^ en Estrie, il y a le refuge S.A.F.E. !

  4. Christine Maillé Répondre

    Il y avait belle lure the que nous n’a ions pas été au zoo mais pour faire plaisir à nos petits-enfants, nous les avons amenés au Zoo de Granby au mois de Mars. Mon Dieu que Je regretted d’avoir fait Ça. Les animaux font tellement pitié. Les élephants attachés dans leur propre enclos qui “gossaient” avec un vieux sapin de Noël, les zèbres figés de froid à l’extérieur, les flamants roses dans une espèce de caverne super mal éclairée et les félins qui font les 100 pas de l’ennuie. J’en passe et j’en passe encore. PLUS JAMAIS LES ZOOS. PLUS JAMAIS!!

  5. Edith Répondre

    J’ai l’impression que vous mettez tous les établissements dans le même panier!!!! Certain zoo et refuge sont plus éthique que vous le penser. Dans un zoo accrédité par l’AZAC il est interdit de retirer les petits de leur mère. Certain zoo on des programme de réhabilitation d’espèces en péril et on pour financement des animaux de présentation. Des animaux considéré comme des ambassadeurs afin de faire connaître et apprendre au gens pour mieux protéger la population sauvage. Certain refuge font tout en leur pouvoir pour rescapé des individus qui ne sont pas visible au public mais encore là un individu trop blessé qui ne pourrait survivre à l’état sauvage sera utilisé pour l’animation et moyen de finencement. Il faut simplement bien choisir l’établissement animalier dont votre argent sera réinvesti pour les bonne cause.

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