Le “bon moment” pour avoir des enfants n’existe pas

pregnant woman with clock

Je m’adresse à toi, la fille qui se sent, depuis quelque temps, tranquillement mais sûrement appelée par la maternité et qui conséquemment se retrouve, plus souvent qu’autrement, pâmée devant un petit bébé potelé croisé au supermarché, voire empreinte d’une légère pointe de jalousie face à une femme enceinte rayonnante flattant son petit bedon rond au café du coin.

Je m’adresse à toi qui caresses tendrement l’espoir de donner naissance, de cajoler son/sa petit(e) chéri(e), de vivre l’expérience de la maternité et qui s’y projettes régulièrement en pensée mais qui attends le “bon moment”, qui repousses à plus tard… encore et toujours.

Parce que tu veux faire le plein de voyages, de sorties. Parce que tu veux profiter de ta liberté avant; c’est important qu’ils disent! Parce que tu ne peux pas concevoir avoir un enfant sans avoir terminé tes études et que tu crois qu’il est largement préférable de te concentrer sur ta carrière avant, voire attendre que ton copain/conjoint ait obtenu la promotion qui lui est promise depuis quelque temps. Oui ! Oui ! C’est plus prudent. Avoir une bonne situation pour accueillir un petit être humain, c’est essentiel.  Parce que tu as un gros projet ben prenant à la job en ce moment et que ce n’est peut-être pas le temps de prendre un congé de maternité/paternité…  Parce que par la suite, il faudra mettre un peu d’argent de côté avant, c’est ben ben coûteux un enfant, t’sais ! Parce qu’il te semble que tu devrais t’acheter une maison avant. Ça te prend une maison, non, pour accueillir un bébé comme il se doit ?

La vérité, c’est que le moment parfait, il n’existe tout simplement pas. Et que même s’il se présentait soudainement, il y a de bonnes chances que tu ne le réalises pas. Et que, même si c’était le cas, rien ne te garantit que vous arriviez à faire un petit bébé vite de même toi pis ton chum. Le temps que ces deux petites lignes roses tant espérées apparaissent, il se pourrait bien qu’une autre chose inattendue se présente dans ta vie, ou celle de ton conjoint, comme un cheveu sur la soupe que t’as laissé patiemment mijoter pendant trois-quatre-cinq ans.

Don’t get me wrong. Il existe indéniablement de moins bons moments, des conditions plus ou moins idéales pour fonder une famille. Mais il n’en demeure pas moins qu’à partir du moment où l’envie d’avoir un enfant se manifeste, et ce, que l’apparition des petites lignes roses soit le fruit de nombreux « efforts » ou que cette envie se présente plutôt à la vue desdites lignes-surprises,  le reste n’aura pas le choix de suivre.

Du reste, être dans une relation saine, portée par un amour véritable et empreinte de respect mutuel, c’est un gros plus, t’sais. Question sécurité et stabilité, au-delà de la situation financière parfaite, la p’tite maison, le VUS full sécuritaire, pis toute, pis toute, la seule condition que tu devrais évaluer pour vrai, c’est ton couple.

Dis-toi déjà que tes craintes justifiant ton besoin de te surpréparer à l’arrivée de bébé et donc, de remettre à plus tard, démontrent bien que ton désir d’avoir un enfant est bien réel et que tu as son bien-être à cœur. Ainsi, bon-moment-pas-bon-moment, tu risques de faire une ben bonne maman.

Bien à toi. D’une fille qui n’a vraisemblablement pas attendu le bon moment et qui n’a pas eu le choix de suivre, avec le plus grand des bonheurs.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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