Je suis cette mère qui aime Noël

mother and daughter with xmas tree

Les décorations scintillent dans la rue, on vend des sapins un peu partout et la musique de Noël résonne dans les magasins depuis un bon moment. Pas de doute, Noël s’en vient.

Pendant que plusieurs mamans stressent en pensant aux cadeaux, aux réceptions ou aux tours de « l’ostie de lutin », moi, je frétille de bonheur. Parce que quand vient Noël, je retire mon masque de mère et j’oublie parfois d’être un parent; je me permets d’être immature, de trop dépenser, de complètement me laisser aller.

Je chantonne des cantiques en faisant mon sapin. Je reste dans mon driveway pour admirer mon Père Noël gonflable qui entre et sort de sa cheminée. Je capote quand j’entends « All I want for Christmas is you » à la radio. Je gambade avec ma fille sous la neige qui tombe. Je prépare des biscuits en forme de cadeaux avec mon garçon. It’s the most wonderful time of the year pis j’ai envie d’en profiter.

J’adore le lutin. Dès novembre, je compte carrément les jours jusqu’à son arrivée. Je pense à de nouveaux tours toute l’année. Mon petit invité magique sait préparer de la soupe aux bobettes, faire des oeuvres d’art en pâte dentifrice dans le miroir ou même emballer la table de cuisine en entier pendant notre sommeil. Chaque matin, j’attends impatiemment le réveil des enfants pour voir leurs petits yeux s’illuminer. Leurs éclats de rire me motivent à me surpasser. Je me fous que les gens soient à bout de voir mes photos sur Facebook; j’ai créé un album de ses meilleurs tours. Je fais même partie d’un groupe pour m’inspirer. Oui je sais, c’est puéril, mais je m’en balance.

Et pour ce qui est des cadeaux, c’est sans retenue que je parcours les allées des centres d’achats. C’est simple, je voudrais tout acheter.  Le Costco m’accueille à bras ouverts et ma carte de crédit se fait aller comme jamais.  « Ah cette poupée-là va la faire capoter!!! ». « Oh wow, une console switch…allez, on peut bien les gâter ». J’ai tellement hâte de les voir tout déballer; j’ai de la difficulté à garder le secret tellement je suis excitée.

Quand enfin arrivera le matin de Noël, je me précipiterai pour m’asseoir avec les petits en plein milieu du salon, portant fièrement mes pantoufles de licorne et mes cheveux pas peignés. On découvrira ensemble toutes ces surprises et on pourra jouer à la Barbie ou monter un vaisseau de Star Wars en Legos jusqu’à ce que nos ventres crient famine.

Ensuite, on bouffera des biscuits en pain d’épice qu’on s’amusera à faire hurler, chanter, danser dans la plus grande immaturité. On affublera le chihuahua d’une tuque à pompon et on rira à gorge déployée.

Parce que le temps des fêtes, c’est à ça que ça sert. À rester en pyjama, à faire des folies,  à trop manger et  à oublier toutes les responsabilités qui nous incombent l’espace d’un instant.

Je sais, je sais, je ne suis pas raisonnable. Mais peu importe, “ça arrive rien qu’une fois par année”.

Pour toutes ces fois où je fais la police, tous ces soirs où je me sens dépassée, je peux bien me laisser aller avec eux jusqu’en janvier. Pour une fois qu’il n’y pas de devoirs, pas d’horaire à respecter, ça fait du bien de vivre à fond sans trop s’en faire.

Pis si certains trouvent que j’en fais trop, qu’ils regardent ailleurs.  Au diable les rabat-joie, mes enfants et moi, on veut célébrer!

Marie-Jo Sauriol
MARIE-JO SAURIOL

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