À toi qui as dû interrompre ta grossesse

woman in hospital bed crying

Mon amie, aujourd’hui tu as le coeur lourd. Tu te sens vide, le destin t’a arraché la petite boule de vie qui grandissait en toi. Tu as eu le temps de t’attacher à lui. Tu lui as chanté des berceuses, il t’a répondu de ses petits coups de pieds pour te montrer à quel point il t’aimait déjà, toi, sa précieuse maman. Vingt-deux semaines à vous apprivoiser, tu comptais les dodos avant d’enfin pouvoir faire sa rencontre. Mais la vie avait d’autres plans pour vous.

Son petit coeur était malade. Un diagnostic qu’aucune maman en ce monde ne peut tolérer d’entendre. Il fallait mettre un terme à cette grossesse, cet enfant ne pourrait survivre.

Tu as dû te rendre à ce rendez-vous fatidique. Mettre au monde ce petit être que tu ne pourras jamais ramener à la maison. Tu as été traitée avec douceur et chaleur, mais rien n’est assez doux pour apaiser l’intense douleur de devoir dire adieu à son enfant.

Son petit coeur abîmé a battu quelques minutes pour toi. Il voulait sentir la chaleur de tes bras un court instant avant de rejoindre les étoiles. Il était si beau. Le temps s’est arrêté. Puis il s’est endormi à jamais…

Tu aurais donné ta vie pour sauver la sienne, sans aucune hésitation. Si seulement c’était possible… Une partie de toi est décédée en même temps que lui.

Son papa a ressenti de la colère, de l’indignation. Il aurait voulu effacer tout cela de sa mémoire, passer à autre chose. Vous avez vécu votre douleur tellement différemment. Tu as eu besoin de plus de temps, tu voulais vivre ta peine à ton rythme. Ton corps ne comprenait même pas que tu n’avais pas de bébé à bercer, il te l’a fait vite comprendre avec une vaine montée de lait.

J’ai tellement de chagrin pour toi, mon amie. Il n’y a aucun mot qui puisse être assez fort pour t’exprimer ce que je ressens. J’aimerais prendre une partie de ta douleur sur mes épaules, mais ce deuil t’appartient. Il faut être maman pour comprendre la déchirure que tu as vécue…

Mais sache que le temps adoucira ta peine. Et avant que tu ne t’y attendes, un nouvel ange viendra faire son nid au creux de ton ventre. Il ne remplacera pas celui que tu as perdu, mais il sera tout aussi spécial et il apposera un baume sur ton coeur meurtri. Il aura droit à une maman encore plus forte, qui aura traversé cette épreuve difficile. Et il aura une étoile au ciel pour veiller sur lui.

Phanie
PHANIE

3 thoughts on “À toi qui as dû interrompre ta grossesse

  1. Catherine Répondre

    Merci… Je me sens comprise et moins seule, car j’ai vécu exactement la même chose le 8 août dernier.
    Je pense à vous les mamans de petits anges, c’est si lourd à porter xxxx

  2. Boyangue Répondre

    Les mots justes .
    Merci

  3. Caro Répondre

    Le 12juillet a 22 sem et 4 jour je devais faire face a cette situation…
    Tu es finalement sortie le 13 juillet. Le jour que je n’oublierai jamais
    Aujourd’hui j’affronte les hauts et les bas de cette décisions…
    Je l’ai fait pour lui
    Mais comme dans le texte, une partie de mon coeur est mort avec lui cette journée la.

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