Ton entrée au secondaire et mes conseils de maman

teenager boy back to school

Neuf mois après avoir transformé mon corps en montgolfière, tu as décidé de te montrer le bout du nez. Vingt pouces, huit livres, un petit garçon tout mignon. Je me rappelle encore de ta légèreté d’être humain miniature dans mes bras. Je me rappelle encore des pleurs aigus qui sortaient de toi,  petit être si fragile.

Puis, sans que je vois le temps filer, est arrivée l’entrée à la garderie. Contrairement à plusieurs personnes, j’avais hâte que ce jour arrive. Tu grandissais vite et du haut de tes neuf mois, je savais que ton entrée se ferait sans tracas. Comme je l’avais prévu, tu m’as donné un bisou et t’es retourné pour aller voir les nouveaux jouets. Peu de temps plus tard, tu t’es mis à marcher et j’ai su que c’était la fin. Que tu allais maintenant faire ton chemin vers les lieux interdits un peu plus chaque jour.

Sans crier gare, ce fut ensuite l’entrée à la petite école. Je savais que tu allais t’épanouir au primaire car tu as toujours aimé apprendre. En effet, tu récoltais les honneurs et revenais habituellement enjoué et tu avais toujours hâte de me raconter ta journée.

Aujourd’hui, tu t’apprêtes à attaquer le secondaire. Aujourd’hui, tu as une petite moustache en duvet. Aujourd’hui, je te vois devenir un adolescent. Aujourd’hui, moi, la maman qui n’a jamais eu peur de te laisser découvrir le monde, j’ai peur. Je redoute le moment où le petit garçon que je vais border le soir sera lâché lousse dans la jungle du secondaire. J’ai peur car je me remets en question. T’ai-je donné tous les outils nécessaires pour affronter cela? Il me semble que le temps a filé si vite, que je n’ai pas eu le temps de te prévenir de tout. Aujourd’hui, j’aimerais te donner mes derniers conseils de mère fatigante.

Tout d’abord donne toujours ton 110%. Bon, on va se le dire, certaines matières sont moins intéressantes que d’autres, mais elles méritent quand même toute ton attention. Sache que ce n’est pas dans l’amusement ni dans la facilité qu’il est le plus important de se forcer, au contraire. C’est en montrant que tu peux foncer peu importe les situations que tu développeras des qualités comme la persévérance et la détermination. C’est dans ces moments qu’on reconnaît les ‘vrais’.

Sois respectueux en tout temps. Mon chéri, tu verras que plus on vieillit et plus les gens se rangent malheureusement souvent en deux clans. Les bons et les méchants, les cool et les nerds, les riches et les pauvres, les sportifs et les intellectuels, les introvertis et les extravertis, etc. Peu importe le chemin que tu prendras, je te demande de toujours respecter les choix des autres et de ne pas rentrer dans le jeu de l’intimidation. Mais surtout, respecte toi toi-même. Soit confiant dans tes choix et aime-toi. Tu as autant de valeur que les autres.

Défie les règles, mais pas trop. Des règles, il y en aura beaucoup et plusieurs te sembleront insensées. Je te suggère d’en défier quelques-unes, mais raisonnablement. Par exemple, essaie de te demander pourquoi cette règle existe et si tu y trouves un point positif, suis-la. Par contre, lorsque tu défieras une règle, pense aussi à la conséquence que ça aura et si tu es prêt à l’assumer.

Marche la tête haute. Tu as une personnalité que tu forgeras et non que tu changeras. Il y aura différents choix qui s’offriront à toi, mais suis tes valeurs et rappelle-toi toujours qui tu es. Surtout, tu dois savoir que ce n’est pas en essayant d’être quelqu’un que tu n’es pas que tu deviendras véritablement quelqu’un. Reste toi-même.

Garde ton coeur d’enfant. Malheureusement, certaines personnes perdent un peu de leur magie d’enfant car elles ont hâte de devenir adultes. Ces cinq prochaines années seront les dernières avant d’entamer les études de ton futur métier. Du temps d’adulte, tu en auras amplement jusqu’à la fin de tes jours par la suite. Donc, n’aie pas peur de t’amuser tant que tu le peux.

Finalement, n’aie pas peur de venir nous jaser. Je sais que des parents c’est pas ‘cool’, je sais que des parents c’est vieux jeu, je sais que des parents ça ne comprend rien, je sais tout ça car j’ai déjà été adolescente moi aussi. Mais je veux que tu saches que nous serons toujours là pour t’écouter sans te juger. Nous serons toujours là pour te donner des conseils et te guider.

J’en profite pour te surnommer pour une dernière fois par ces petits mots doux que je n’aurai plus jamais le droit d’utiliser. Mon lapin, mon chéri, mon coco, mon petit loup…. N’oublie jamais que nous t’aimons et nous espérons que tu passeras cinq magnifiques prochaines années à t’épanouir dans de nouvelles expériences.

Isabelle Larocque
ISABELLE LAROCQUE

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