À toi, mon amie, cette maman qui doute

sad mother

Ma belle amie,

Si tu te voyais aller. Si tu avais ma perspective, tu serais fière de toi. Tu saurais que tu es la meilleure et que tu n’as pas à avoir peur de tout.

Si tu te voyais aller, tu te rendrais compte que tu es une merveilleuse maman depuis que ton regard s’est posé sur le petit “plus” sur ton test. Tu sourirais de voir à quel point tu étais cute quand tu parlais au “petit fruit” dans ta mini bedaine. Tu étais déjà une maman à part entière. Tout au long de ta grossesse, tu nous faisais vivre ton bonheur qui transperçait tes yeux remplis de fierté.

Maintenant que ton fils est là, tu doutes. Comme toutes les mamans, comme tous les parents. Tu es anxieuse de ne pas faire la bonne affaire, de ne pas prendre la meilleure décision. Tu crains de ne pas être une bonne mère pour ton garçon. Et tu pleures parfois, de découragement ou de fatigue. Et tu te remets en question, toi la maman dévouée. Toi la maman aimante.

Je voudrais te dire d’arrêter. Arrête de lire les maudits livres sur les bébés! Ces “bibles” qui contiennent le standard dans lequel les enfants ne rentrent jamais! Ce sont des outils de culpabilité qui ne font que renforcer ton sentiment d’inquiétude. Tous les enfants sont différents. Utilise ces livres comme référence sans les prendre à la lettre, parce que tu vas virer folle sinon!

Arrête de te demander ce que tu vas avoir l’air si…! Tu veux allaiter, allaite! Tu ne veux pas allaiter, fais-le pas! Tu veux dormir avec ton fils, go! Tu veux essayer de le laisser pleurer un peu pour qu’il s’endorme seul, vas-y! Tu es assez intelligente et sensée pour prendre la bonne décision pour toi, ton chum et ton fils! Fais confiance à ton jugement et à ton instinct, ils t’ont tellement bien guidée jusqu’ici. Pourquoi ce serait différent avec ton petit bonhomme?

Arrête d’avoir peur que ton fils ne t’aime pas. Il t’aime déjà, c’est réglé. Cet amour inconditionnel que tu ressens pour lui, il le ressent aussi pour toi. C’est comme ça. Tout ce que tu vas rajouter, c’est cette complicité parent-enfant que tu es déjà en train de bâtir avec lui. Ça fait que respire… tout va bien.

Arrête d’anticiper. De te faire des scénarios catastrophes. Vis l’instant présent. Je sais, c’est tellement difficile. Mais ces moments-là ne reviendront plus, ma belle amie. Savoure-les, fais-toi en des souvenirs que tu garderas toujours dans ton cœur et que tu pourras partager avec ton garçon plus tard. Et si quelque chose arrive, tu vas gérer en temps et lieu. Ça ne sert à rien de tout craindre. Ça ne fait que gâcher les moments positifs qui se passent dans ‘’l’ici maintenant’’.

Et continue de m’écrire ou de m’appeler quand tu doutes. Quand tu n’es pas capable ‘’d’arrêter’’. Parce que non, tu ne me casses pas les oreilles. Et parce que oui, j’aurai toujours le temps pour t’écouter et te rassurer. J’aurai toujours le temps de te dire que vous êtes tellement beaux ensemble, quand tu lui parles et qu’il te sourit en retour. Que tu as raison de dire qu’il est magnifique, ton fils, qu’il est drôle avec ses mimiques. Je serai toujours là pour te regarder aller et être fière de toi. Et te redire que tu es la meilleure. Parce que c’est vrai.

Émilie Allard
ÉMILIE ALLARD

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *