Le petit être qui remplit ton coeur

mother hold newborn

La journée où t’as vu les deux p’tites lignes roses sur ton test de grossesse, tu savais bien que tu allais aimer ce petit être, ce bébé, cet enfant. Il ne fallait pas nier ça. As-tu entendu parler de l’amour inconditionnel? Oh que tu n’avais aucune espèce d’idée de ce que ça pouvait être avant de mettre bas, hen ?

Tu as passé neuf mois à vomir, plus exactement, quarante semaines, deux jours et dix heures à avoir mal aux reins, à la tête, à prendre du poids, à pleurer, à rire, à ne pas dormir. Un matin, soudain, tu t’es rendue à l’hôpital. Ta douleur était si forte. C’était sûrement le moment. C’est fou comment tu peux lire, écouter, analyser pendant ta grossesse, mais que rien ne peut te préparer à ça. L’amour avec un grand A. Même pas de conte de fées. Pas de cheval blanc ni de sept nains. Mais pourtant, une fin heureuse.

Ton petit bébé est arrivé. Il était maintenant avec toi, à te regarder. Si innocent et rempli d’amour. Et tu as été submergée par l’amour inconditionnel.

Non, tu n’es pas folle. Tu en avais déjà entendu parler. Tu savais que ça existait. Ce n’est pas une maladie, t’as pas besoin de prendre de médicaments pour ça. Mais tu ne peux pas t’en défaire. C’est plus grand que toi. C’est plus fort que tout. Tu pensais déjà avoir aimé dans le passé. Tes petits copains, tes parents, tes frères. Et plus tard, ton mari…! Mais rien ne te préparait à vivre cet amour.

La journée où tu l’as vu avec ses beaux grands yeux dans le pyjama tout neuf que tu avais préparé pour l’hôpital, ton amour pour lui a pris toute la place et tu as compris que ton enfant serait à jamais celui  qui te rendrait heureuse.

Tu as quitté l’hôpital et vous êtes rentrés chez vous. Tu as bercé ton bébé, tu as passé des heures en tête-à-tête avec lui. Tu l’as cajolé, consolé, admiré. Tu lui as parlé. Tu l’as aimé. Pendant les premiers temps, tu as passé le plus clair de ton temps à le regarder, incapable de décrocher ton regard de ce petit être qui a vécu à l’intérieur de toi et qui t’a occasionné tant de douleur et de joie. La vie était bien faite finalement. Ton bébé allait être le petit humain le plus adorable du monde même s’il lançait ton portable au bout de ses bras du haut du fameux terrible two et malgré les textos envoyant promener la mère poule en toi qu’il t’enverrait lors de son terrible sixteen.

Ton amour pour ton enfant est si grand que parfois tu te demandes si le reste en vaut la peine. Tu penses à lui et tu pleures. Tu vois des enfants dans la rue et tu t’ennuies. Les films de Disney sont dans ton lecteur DVD même s’il n’est pas avec toi. Tu ne veux que le voir et le prendre dans tes bras. Cet enfant qui est pour toi, l’amour de ta vie. Tu te demandes si jamais, tu pourras aimer à nouveau. Aussi fort. La vérité est sans équivoque. Non, ce ne sera pas possible outre qu’en donnant naissance à un deuxième puis un troisième enfant.

Aujourd’hui, ton cœur est rempli. Il n’y a plus de place. Tu l’aimes et tu ne veux que le voir sourire et l’entendre rire jusqu’à la fin de ta vie.

Julie Beauvais
JULIE BEAUVAIS

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