crying pregnant woman

Ton deuil pendant ta grossesse

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Une grossesse, c’est merveilleux quand tout se passe bien. C’est synonyme de bonheur, d’amour, c’est la vie qui se développe lentement en toi! Toi fille, tu as fait de ton mieux pour préserver ta santé et celle de ton futur bébé. Tu as étudié le Mieux-Vivre, tu as mangé des fruits et des légumes, tu as probablement continué de pratiquer une activité physique (bon, marcher ça compte!), bien dormir (dans la mesure du possible) et te reposer. En fait, tu t’es assurée de faire les meilleurs choix pour ton enfant en devenir. Il faut dire que tu te sentais forte, en contrôle, voire même invincible peut-être!?

Mais un beau jour, après un simple coup de téléphone, toute ton énergie positive de superwoman a cédé la place à un autre amalgame d’émotions. On venait de t’annoncer le décès d’une personne proche de toi et tu as alors ressenti un grand vide dans ton ventre, malgré la présence évidente de ton petit locataire. La joie et la hâte de donner la vie ont laissé la place à la tristesse, la colère et l’incompréhension. Une peur, probablement tassée volontairement de ta tête, s’est dévoilée de nouveau : la mort. Un tableau chargé de discordances : la mort et la vie s’entrecroisant en même temps.

T’as peut-être eu envie de retenir ces émotions négatives-là, par peur de faire du mal à ton bébé? Tu t’es dit que faire semblant et te concentrer sur ta grossesse aideraient peut-être à oublier? Mais tu as vite vu que ça ne fonctionnait pas et que tu devais laisser parler ton cœur et vider le trop-plein émotif. Tu as donc pleuré, tu as perdu l’appétit un temps, tu t’es mise à te stresser plus qu’à l’habitude et tu as eu peur que toutes ces mauvaises vibrations nuisent à ton enfant. T’as couru chez ton médecin, qui t’a rassurée. Ton bébé ressentirait probablement ton stress, mais tu devais vivre ton deuil, exprimer ce que tu ressentais pour ainsi prendre soin de ton bébé et de toi. Petit à petit, tu as recommencé à ressentir de la joie, à manger mieux et à t’émerveiller de nouveau devant ton ventre exponentiel. Tu as pu continuer le bout de chemin qui te restait à faire avant de célébrer de nouveau la vie.

Puis un jour, ton bébé est arrivé et la peine s’est doucement estompée pour faire place à la joie d’être maman.

Et tu vois, fille, malgré une grossesse loin d’être parfaite, tu tiens maintenant ton bébé dans tes bras et la vie peut tranquillement reprendre tout son sens.

 

Crédit : KieferPix/Shutterstock.com

Annie Valois

Maman absolument indigne de deux beaux cocos de 7 et 4 ans, je suis probablement un des prototypes de base pour qui les livres de maternité ont été écrit et mis en marché. Je ne le cacherai pas, pour moi, être maman représente un défi de tous les jours! Bref, je tente, tant bien que mal, de trouver ma place entre le travail, la famille et le plaisir. Fervente adepte du sarcasme (pour dédramatiser les situations rushantes), je survis en m’accrochant à mon leitmotiv : « Tu peux peut-être pas acheter le bonheur mais tu peux acheter du vin… c’est presque pareil! »

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3 Comments

  • C’est spécial, la personne que j’ai perdu aujourd’hui m’apellait  »fille ». j’ai l’impression qu’il me parle à travers le texte..

  • J ai perdu ma sœur 10 jours avant la naissance de mon fils… mais je me forçais à être heureuse a sa naissance. Et surtout j ai eu. Beaucoup de mal avec ma belle famille qui voulait pouponner et moi juste qu on me fiche la paix

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