Tu rêves ma belle : ta routine marnelle

kid angry at breakfast

C’est le matin et tu es bien sous les draps. Tu te demandes si tu te lèves immédiatement pour continuer le planning de ton voyage dans le sud ou si tu attends encore quelques minutes… Une idée traverse ton esprit. Ton chum est nu, mais il dort si paisiblement. Quoique… sa main glisse délicatement sous les couvertures et …

BIP! BIP ! BIP  !

Le foutu réveille-matin te ramène à ta douce réalité. 5h16. Tu dois te lever, préparer les boîtes à lunch, sortir les p’tits du lit, les forcer à s’ habiller pis réveiller ton chum. Maudite routine de m*rde.

Pour mal faire, ce matin, les enfants sont demandants. Du genre : pourquoi ça existe les étoiles, c’est quoi du compost, comment les bébés arrivent dans le ventre des mamans. Misère. Parfois, tu es chanceuse; un de tes p’tits rejetons te dit « Je suis une grande fille maman. Je ne me suis pas salie ce matin».  Super, une brassée de moins ce soir. La réalité te rattrape. Ça fait quatre jours que t’as pas fait de lavage. Quel type de mère indigne es-tu? Tu réalises que tu passeras inévitablement une fin de semaine à laver, sécher, plier, laver, sécher, plier et ainsi de suite. Et c’est certain que ta tendre moitié t’aidera pas. C’est tout croche sinon.

Quand toute la maisonnée est fin prête à partir, Chéri a perdu ses clés et Dieu sait qu’il ne pourra pas les trouver si tu n’y mets pas du tien. La petite hurle sa vie parce que ses pantalons font des mottons dans ses bottes, le petit capote parce qu’il a chaud et toi, t’as juste le goût de partir et de les laisser là.

Au secours.

Le soir, c’est la même chose que tous les autres soirs. Les enfants hurlent de faim, ton chum, lui, ben c’est ton chum, alors tu entreprends le marathon du soir. C’est comme s’il y avait de nouveaux bras qui te poussaient à chaque minute, question d’être capable de faire au moins dix choses en même temps. Souper-bain-lecture-câlins-dodo.

Il est 19h30 et tu es crevée, fatiguée. Tu repenses à ta journée de fou, celle qui a passé trop vite. Tu t’installes doucement au creux de ton divan, te disant que tu mérites cette petite pause. Et il y a cette pensée qui te hante; celle du lavage à faire à qui tu réponds de se taire jusqu’à demain.

Puis, tu te laisses tenter par les images de ton chum nu de ton rêve de la nuit passée te disant que …. peut-être que…..

Soudainement, tu réalises qu’il est 23h50 et que tu t’es encore endormie sur le divan.

Isabelle Gagnon
ISABELLE GAGNON

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