Tu as le droit de mettre un genou à terre, mon amour

man woman holding hands

C’est vrai que tu es mon pilier. Que tu es celui de toute notre famille. Que c’est toi qui nous protèges, qui nous rassures, qui t’assures qu’on ne manque de rien. Même si je mets la main à la pâte, même si les années où les hommes partaient aux champs et les femmes entretenaient la maison sont loin derrière, je sais que le sentiment du devoir, celui de pourvoir aux besoins de ta famille, gronde toujours au fond de tes tripes. Qu’il t’alimente, qu’il te rend plus fort, qu’il te donne une raison, parmi plusieurs autres, d’apprécier et d’estimer l’homme incroyable que tu es. Je sais que tu crois que tu ne peux pas faillir.

Mais, mon amour, je voulais te dire que tu as le droit de mettre un genou à terre.

Tu as le droit de ne pas être le plus fort. Tu as le droit de pleurer. De pleurer toutes les larmes de ton corps dans des sanglots qui sonnent trop fort. Tu as le droit de baisser ta garde et de me dire que tu as besoin que je prenne le gouvernail de notre navire parce que tu n’arrives plus à le conduire. Parce que tu as besoin de prendre une pause. Parce que tu te sens dépassé.

Tu as le droit d’avoir peur. Peur d’échouer. Peur d’arriver au bout de tes ressources. Au bout de notre argent. Au bout du rôle de pourvoyeur que tu t’imposes souvent à tort, comme si tu étais seul à tenir notre famille à bout de bras. Tu as le droit de me demander mon aide pour un temps. Tu as le droit de me demander mon aide à chaque jour jusqu’à la fin. Et sache que même si tu ne le fais pas, je serai toujours là, derrière toi.

Tu as le droit de tomber. Tu as le droit d’avoir mal. Tu as le droit d’avoir envie de rester couché. De ne plus voir le soleil se lever. Tu as le droit d’être fatigué, fatigué au point où le simple fait d’aller travailler pèse sur toi comme une tonne de briques. Tu as le droit de t’avouer vaincu. D’admettre que tu n’arrives pas à te relever sans aide. Ça ne fait pas de toi une personne faible, mais simplement quelqu’un d’humain.

Je t’aime dans toutes tes couleurs. Les plus claires comme les plus sombres.

Et je voulais te dire que tu as le droit de mettre un genou à terre.

Crédit : Srijaroen/Shutterstock.com
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