L’horreur de l’apprentissage de la propreté en 4 points

baby training potty

On entend tout le temps parler du terrible-two et du fucking-four comme si c’était les deux pires étapes dans la vie de ton enfant, donc dans ta vie de mère par le fait même.

Mais tout ça, c’est rien que des menteries. La pire étape, c’est l’adolescence.

Mais juste une petite coche en-dessous, il y a une étape effroyable, dont on n’ose pas trop parler à voix haute parce que ça inclut beaucoup trop de mots de toilette : l’horreur de l’apprentissage de la propreté.

Moi, juste d’y penser, j’en ai des frissons.

Il y a plusieurs éléments qui rendent cette partie de ta job de mère si horrible. Laisse-moi te les présenter avec enthousiasme.

#1  Le moment où débuter cette fabuleuse étape

Des opinions non sollicitées, ma p’tite mère, t’en auras une barge. Tout le monde sans exception sait mieux que toi quand ton enfant est prêt à faire le grand saut dans des bobettes. Pis tu vas voir, c’est comme une grosse compétition entre mères : la meilleure étant celle dont le mignon chérubin aura réussi à faire sa crotte le plus tôt dans le bol de toilette familial. Pis sans s’échapper dans ses culottes une seule fois, excusez-moi pardon. Ta voisine te fera des yeux exorbités lorsqu’elle se rendra compte que ton enfant porte encore une couche à deux ans et demi passé tout en te mentionnant avec beaucoup de gentillesse que son enfant à elle, ben il était propre comme un chef à dix-huit mois. T’auras juste à lui mettre un petit trophée dans sa boîte à malle, parce qu’elle est vraiment hot ta voisine.

#2  Le petit pot, cet objet diabolique

Dès que tu te décides d’intégrer le satané petit pot à ta salle de bain, c’est dans un cercle vicieux sans fin que tu t’embarques. Ton enfant va toujours vouloir aller s’asseoir dessus, ça fait que là, tu vas attendre que le beau petit pipi jaune doré coule dans le fond du pot, mais comme ça va être extra-long, pis que tu sentiras ta patience s’en retourner d’où elle vient, tu diras à ton mini que finalement il n’avait pas envie pis que vous allez revenir l’essayer plus tard. Ce plus tard-là va arriver plus vite que prévu lorsque ledit pipi jaune doré va couler le long des jambes de ton petit pour aller s’étendre dans toute sa splendeur sur ton plancher de salon. Et quand ton enfant réussira enfin à faire son premier caca mou dans le foutu petit pot, ben dis-toi bien qu’après ton cri de joie viendra celui d’horreur quand tu réaliseras qu’il faut que tu le laves, le maudit pot.

#3  Les dégâts de nuit

Tu vas t’apercevoir assez vite que c’est pas parce que ton enfant utilise ses bobettes comme du monde le jour que ça va être pareil la nuit, oh que non madame. Prépare-toi mentalement à torcher des draps pleins de pipi, des pyjamas pleins de pipi et des enfants pleins de pipi, et ce, à trois heures du matin. Je te conseille fortement de mettre une housse en plastique bruyant sur le matelas si tu veux le réchapper, pis de te stocker des draps de rechange si tu veux pas être pognée pour partir ta laveuse au beau milieu de la nuit. Tu vas voir à quel point ce sont de beaux moments de qualité avec ton enfant que ceux passés à le nettoyer de son odeur d’urine au beau milieu de ta nuit de sommeil. Magique.

#4  Le palpitant débat sur l’utilisation des culottes d’entraînement

Communément appelées des Pull-Ups, les culottes d’entraînement n’ont pas fini de te donner mal à la tête. Si tu en utilises pour gérer le flot de liquide débordant de ton enfant, tu vas te faire dire d’un bord que tu ne fais que retarder le moment ultime où ton petit chéri réussira enfin à contenir son trop-plein jusqu’à la toilette. Que si tu as besoin d’utiliser cet hybride entre la couche et les bobettes, c’est que tu fais mal ta job de mère. De l’autre bord, tu vas te faire dire que de ne pas les utiliser, c’est comme jouer ta santé mentale pour une flaque de pipi. Ça fait que fais donc ce que tu veux, anyway le monde va chialer. Non, mais c’est toujours ben du pipi et du caca de ton enfant dont on parle, là.

Sais-tu quand tu dois commencer l’apprentissage de la propreté de ton enfant? Quand toi, sa mère, tu jugeras qu’il est prêt. Pis quand tu te sentiras assez en forme pour gérer les dégâts qui viennent avec.

Avec un peu de patience pis ben des bobettes de rechange, inquiète-toi pas, il sera propre avant son bal de finissants, ton bel enfant.

En attendant, profite des dernières couches qu’il te reste à changer.

Audrey Roy
AUDREY ROY

Une réflexion sur “L’horreur de l’apprentissage de la propreté en 4 points

  1. Stéphanie Répondre

    J’adore ton texte! Très bien écrit et très vrai!

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