Cinq excuses machiavéliques pour ne pas jouer

woman not hearing

T’es une maman qui n’aime pas vraiment jouer avec sa progéniture parce que, malheureusement, au lieu de te sentir accomplie, ça t’exaspère. T’es peut-être aussi une maman qui aime habituellement le faire mais qui, pour une raison x, n’est pas trop tentée par les poupées et les petits chars aujourd’hui.

Voici donc, rien que pour toi, cinq excuses à servir impunément à tes précieux pour t’éviter une partie de jeu interminable et plutôt ennuyeuse et ainsi te permettre de faire autre chose.

#1  Feins la tâche ménagère très importante qui prendra un bon moment

Assure-toi de dire à ton/tes enfant(s) que tu vas aller jouer dès que tu auras terminé. De cette façon, l’enfant aura l’illusion que tu t’en viens sous peu mais toi, toi ma belle, tu prends vraiment beaucoup ton temps. L’enfant absorbé par son jeu ne se souviendra plus de t’avoir suppliée de participer et sera tellement captivé par ledit jeu, qu’il en oubliera probablement ton absence.

#2  Invente-toi un malaise subit

Pas trop grave, les enfants ont le drame facile et pourraient paniquer et appeler le 911 inutilement et là tu te verrais malencontreusement dans l’obligation d’expliquer au policier que non, tu n’es pas souffrante, tes enfants auraient de la peine, bref, tu ne veux quand même pas ça, t’sais. Un petit malaise juste assez important pour devoir rester allongée sur le divan quelques instants. La première suggestion qui me vient en tête est justement, un mal de tête. Feindre la prise d’Advil si nécessaire. Se coucher de tout son long sur le divan, à la vue de tous et se mettre une main sur le front tout en fronçant la région entre les yeux. Tu devrait être bonne pour te sauver une bonne demi-heure, ce qui nous ramène à la conclusion du point un : ils t’auront probablement oubliée et à cette étape-ci du processus, toi chère, tu vas pouvoir prendre un bon café sans te sentir coupable, ben, pas trop en tout cas.

#3  Appelle une amie

Dès que tu sens que ta progéniture s’approche un peu trop avec un air de s’emmerder sur le visage, prends ton cell, appelle une amie avec qui tu sais que discuter longuement n’est pas un problème et prolonge cet appel aussi longtemps que nécessaire! Les enfants détestent voir leurs parents parler au téléphone et donc, vaqueront à leurs occupations. Si l’enfant en question, parce que ceci est une possibilité, réclame plus d’attention dû au fait que tu es au téléphone, ne panique pas, tu peux encore une fois lui dire que tu viendras le rejoindre dès que ton appel pour le moins vital sera terminé… ce qui pourrait, en cas de nécessité absolue, prendre une heure, voire plus, dépendamment de l’insistance de l’enfant en question. Ceci nous ramène, une fois de plus, à la conclusion du point un!!!

#4  Va dans la salle de bain et barre la porte.

Afin d’exécuter parfaitement cette opération, tu te dois de feindre une diarrhée subite. Oui, parce qu’un simple pepi ne te coupera pas assez longtemps du monde extérieur. J’ai également envie de te dire d’apporter ton cell. Oui, parce que dépendamment de la durée du fakage fécal que tu auras à mettre en scène, il se peut que tu trouves le temps long! L’enfant frappera assurément à la porte, auquel cas tu lui dis que t’es à la toilette et que ce ne sera pas long. Si il revient à la charge, ne débarre surtout pas la porte et va dans la douche… ceci aura non seulement le pouvoir de te servir de raison pour ne pas jouer, mais également de coupe-son de l’enfant qui chiale de l’autre côté de la porte…

#5  Va voir papa

Ceci est le dernier recours. Oui, parce que ça peut être très poche pour le papa qui n’aime pas jouer! Par contre, si t’as un papa qui aime jouer sous la main, utilise cette ressource, fille!!! Tu peux également combiner cette excuse avec une des quatre précédentes! Exemple: « je dois vraiment plier le lavage… par contre, je crois que papa adorerait jouer à ton jeu » et voilà! en un clin d’oeil, tu viens de te soustraire d’une partie interminable de « trouble » sans pour autant avoir l’air de la maman poche et, également, de t’enlever le petit goût de culpabilité bien amer que tu as au fond de la gorge à chaque fois que tu essaies de te sauver quand tes enfants veulent jouer!!! Papa ou maman… « who cares » en autant qu’il y en ait un des deux qui participe!!!

En terminant, j’aimerais simplement te dire, que même si tu n’es pas une G.O. digne du Club Med des Bahamas, que t’as jamais vraiment d’idées géniales à la Pinterest pour créer des bricolages à partir de matières recyclées que t’as trouvées dans ton bac, ou que t’as pas la patience, ni l’envie, doit-on le préciser, de t’asseoir à terre avec tes précieux pour inventer une fausse vie, ponctuée de fausse bouffe et de faux bébés pleurant, ben, tes enfants, ils t’aiment pareil, et ça, c’est bien une des choses dont tu peux être certaine ma belle!

Isabel Lepage
ISABEL LEPAGE

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