Les 6 grandes peurs de ta progéniture

shocked screaming little girl with opened mouth in her bedroom

Je le sais que la vie, pour toi, est encore pleine de surprises plus impressionnantes les unes que les autres. Je comprends que tu peux parfois, souvent, être impressionné par les découvertes que tu fais. Je sais aussi que ton imagination est débordante, des fois trop. Je vais me lever au milieu de la nuit pour toi, te faire tous tes repas, travailler jusqu’à pas d’heure pour que tu manques de rien, laver, frotter, ranger pour que ton environnement soit agréable, je vais te soigner de mon mieux. Je vais tout faire pour toi mon cœur, mais tes petites peurs irrationnelles, même si je t’aime grand comme le ciel, je n’ai pas envie de les gérer.

#1  Le noir

OK, j’ai aussi longtemps eu peur dans le noir. Je sais que la nuit, c’est pas pareil. Je comprends que dans le noir, tout a l’air différent, Je vais te mettre une veilleuse. UNE. Pas 2-3-6-9-15. UNE. Pis celle que t’as est ben correcte. J’irai pas te chercher celle de la cuisine en backup « des fois que la première s’éteigne ». Ni celle comme Lucie-chose-à-l’école qui éclaire jusqu’au plafond. Ni celle qui projette Dusty, Flash McQueen, la Reine des neiges ou le chariot de Cendrillon sur le mur. Pis non, j’ajoute pas une flashlight sur ta table de chevet pour quand tu vas aux toilettes. Des plans pour que tu manges un coup de pantoufle en arrière de la tête parce que je pense qu’il y a un voleur qui se promène.

#2  Les chiens

C’est correct d’être impressionné parce qu’il est énorme du haut de tes trois pieds et des poussières ou qu’il est apparu avec un bonus extra poils ou qu’il est si petit qu’il te fait penser aux petites bêtes que j’écrase avec mes souliers quand elles se promènent sur les murs. Mais faut pas virer fou non plus. Crier à t’en fendre l’âme, courir en tous sens, trembler comme une feuille. C’est trop. Fais donc comme avec la visite qui te gêne tant, pis cache-toi donc derrière moi, OK? Parce qu’en ce moment, les aliens viendraient d’atterrir que tu réagirais plus calmement.

#3  Les monstres

Les zombies et les monstres en dessous de ton lit, ça n’existe pas. Le pire que tu vas trouver sous ton lit, c’est les bubus de poussière pis une quarantaine de gogosses que t’as perdues. Y’a rien d’autre. Pis les zombies, ça existe pas. Sauf à la télé, pis à l’Halloween. D’ailleurs, si je retrouve la tarte jeune fille qui t’as terrorisé lors de ta collecte de bonbons, je la ramène ici pis c’est elle qui va aller te border dix-sept fois en t’expliquant avec une voix douce tirant sur le j’suis-à-boutte que les sacraments de zombies, ça existe pas. Y’en a pas, pis y’en aura jamais.

#4  Les hauteurs

C’est sans aucune hésitation que tu te mets debout sur une chaise, que tu te pitch en pleine face sur le divan en sautant de l’accoudoir, que t’as fait du bungee au centre d’amusement, que tu te sers du marche-pied pour grimper sur le comptoir pis que tu serais prêt à vendre une jambe pour être sur mes épaules lors des spectacles où je t’amène. Veux-tu ben me dire, après tes quatre cents cabrioles, d’où sort cette peur subite des hauteurs qui fait que tu pètes une coche quand on passe sur un viaduc, que tu brailles ta vie quand t’es sur une chaises bistro au lieu d’une régulière et que tu me lances un regard terrorisé en m’annonçant que « la table d’examen du pédiatre est trop haute, j’ai peur, viens près de moi », quand deux minutes avant t’étais debout dessus en train d’essayer de faire un tour de magie avec les gugusses pour regarder dans les oreilles?

#5  Les gros bruits

La balayeuse, le blender, le robot culinaire, la sonnerie de la sécheuse pis toutes ces patentes-là qui facilitent le quotidien, ça n’a jamais tué personne. Même si ça te fait ben ben peur, je vais pas et je ne peux pas arrêter de les utiliser. Sauf la balayeuse. Ça, ça me fait plaisir de dire « je peux pas la passer, mon bébé en a peur », c’est correct.

#6  La mort

La mort, la mort! … ouin, ça aussi ça me fait peur.

Parce que si elle débarque, je ne pourrai plus te cajoler la nuit quand la noirceur t’a effrayé. Je ne pourrai plus rire après coup quand le gros chien du voisin t’a surpris. Je ne pourrai plus te prendre dans mes bras pour te réconforter si tu trouves que c’est trop haut. Pis il faudrait que je passe la balayeuse.

Moi aussi parfois j’ai peur. Des peurs de grands bien loin des tiennes… que t’as sans doute pas envie de gérer non plus.

Lydia
LYDIA

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