Complicité fraternelle

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Vous êtes beaux ensemble mes enfants.

Il m’arrive parfois, quand je suis dans une autre pièce, de vous entendre rire aux éclats. Ce rire franc, ce rire pur. Ce rire joyeux qui gonfle mon cœur d’amour, car c’est celui de votre belle complicité fraternelle. J’arrête alors ce que je fais et je m’approche sur la pointe des pieds, car si vous m’entendez, vous risquez d’arrêter et ça briserait ce précieux moment. Je veux vous voir sans que vous ne le sachiez, car c’est là que votre complicité est à son meilleur. Lorsque vous vous pensez seuls au monde.

J’ai sincèrement le sentiment d’atteindre le plus haut niveau de bonheur lorsque je vous regarde jouer ensemble. Vos fous rires, vos clins d’œil et vos tapes d’encouragement dans le dos, je les observe avec un grand sentiment de fierté. Et j’ai la conviction profonde, à cet instant précis, que vous serez toujours complices et proches, peu importe ce qu’en disent ceux qui prétendent que ça changera un jour. Moi, je préfère croire que vous serez toujours là l’un pour l’autre.

Ma belle fille, quand je suis devenue enceinte de ton frère, je me suis sentie tellement coupable. Tu étais si petite. Je me demandais si tu m’en voudrais un jour d’avoir eu à partager ta maman si vite. Et puis, quand tu as vu ton petit frère pour la première fois, que tu t’es avancée vers lui les étoiles dans tes yeux et le regard plein de tendresse, tous mes doutes ont disparu. Tu en as pris soin. Tu as été généreuse et patiente avec lui. Et aujourd’hui, tu construis avec lui les plus beaux forts et inventes les plus amusantes histoires.

Mon beau garçon, quand je suis devenue enceinte de toi, mon deuxième enfant, j’ai eu bien peur de ne pas t’aimer autant que ta sœur. Je l’aimais tellement, elle, comment allais-je pouvoir t’aimer autant? Et puis, dès l’instant où je t’ai vu, à ce moment précis où je t’ai serré dans mes bras, tous mes doutes ont disparu. Comme on me l’avait dit, l’amour ne se divise pas; il se multiplie. Et c’est en voyant vos regards complices à ta sœur et toi que j’ai su que c’est exactement toi qu’il nous fallait pour compléter notre famille. Tout petit, tu la regardais avec tellement d’admiration.

Quand je t’entends maintenant parler de la protéger ou quand je te vois tourner en rond en t’ennuyant quand tu es seul et que tu l’attends, je sais que vous vous complétez.

Dans ma vie de maman, ce qui peut m’émouvoir à coup sûr, c’est assurément ces moments précieux que je vous vois partager. Bien sûr, vous vous chicanez. Et alors je soupire. J’en suis même parfois découragée, exaspérée. Bien sûr, il y a des moments où vous avez besoin d’une pause l’un de l’autre. Parfois, c’est même moi qui vous sépare. Mais rapidement vous vous retrouvez.

Vous êtes beaux ensemble mes enfants. Votre complicité me remplit d’amour et me touche droit au cœur. Merci d’être ceux que vous êtes et de me permettre d’être le témoin privilégié de votre magnifique amour fraternel.

Isabelle Clermont
ISABELLE CLERMONT

Une réflexion sur “Complicité fraternelle

  1. Jessika Répondre

    Jadore vous lire vos texte me touche tellement chaque fois et que dire de cette verite conglante qui en ressort un seul mots je vous ADORE XX

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