unhappy mother dressed for work holding baby in bedroom

La malternité

unhappy mother dressed for work holding baby in bedroom

Je suis en mal de maternité. J’aime mes enfants plus que tout au monde. Ce n’est pas là que je veux en venir, ça n’a rien à voir avec l’amour. C’est ailleurs, c’est dans le rôle. C’est là que ça va croche, je crois que ce n’était pas fait pour moi. Que si c’était à refaire, je ne le referais pas. Oui, c’est de ça dont je veux te parler. Je crois que je ne suis pas faite pour être mère. Si c’était à recommencer je ne recommencerais pas. Si je pouvais reculer dans le temps, je ferais le choix de ne pas avoir d’enfants.

Je me sens prise dans mon rôle de mère comme dans un travail qu’on n’aime pas. Cette impression que jour après jour, j’assure un rôle dans lequel je ne me valorise pas tant, dans lequel j’ai de la difficulté à me sentir compétente. Comment exprimer avec des mots le délicat constat qu’on aime pas ça tant que ça être maman ? Comment le dire sans que les gens autour pense qu’on n’aime pas nos enfants ?

J’ose affirmer que la maternité, c’est loin d’être une révélation pour moi. Au contraire, je me sens prise, j’étouffe, je ne suis pas à l’aise. Ça m’angoisse d’avoir la responsabilité de d’autres êtres humains. Ça me frustre souvent de ne pas pouvoir faire ce que je veux, quand je veux. Oui, c’est égoïste, oui, je le sais. Je me sens souvent privée de ma liberté, je me sens en cage, comme si ça m’avait coupé les ailes au lieu de m’en donner. Avoir des enfants, ça ancre. Je l’accepte, je vis avec et je comprends. Je veux être là pour eux, leur offrir un environnement stable, je veux leur donner ce qu’il y a de meilleur. Quand je suis dans mon rôle de mère, je l’assume à 100%, je ne fais pas les choses à moitié pour eux, je veux être là parce que je les aime tellement.

C’est juste que je trouve ça lourd. Que le constat que je fais dans ma vie, c’est que je préfère être femme plutôt que mère. Je vais être une maman toute ma vie, c’est un rôle irréversible, ça ne se change pas. Je peux changer de carrière, de maison, de ville, de style de vêtements, de coiffure, d’auto, de chums. Mais je ne peux pas cesser d’être mère. Je ne peux pas dire : « Finalement j’aime pas ça, alors je vais arrêter d’être maman ». Je suis et je demeure mère. Peu importe mes choix, peu importe ce qui arrive dans ma vie, je vais être maman jusqu’à la fin. Ça me rend triste, je ne m’attendais pas à ça, je croyais que j’étais fait pour être mère. Enfant, je voulais déjà des enfants. Je me disais que c’était ça le but de ma vie. Que j’étais en vie pour ça justement, donner la vie à mon tour.

Je suis en mal de maternité. Est-ce que je suis la seule à qui ça fait ça ? Est-ce que ça existe, d’autres femmes qui n’aiment pas vraiment être mère ? J’aimerais le savoir, savoir si je dois me sentir vraiment seule, ou si ce que j’ose aujourd’hui partager, en toute confiance, humilité et honnêteté rejoint certaines d’entre vous. Peut-être que oui, peut-être que non et c’est très bien comme ça.

Soyons douces avec nous-mêmes et envers les autres. C’est avec amour et non dans le jugement que l’on peut se comprendre, se reconnaître, s’aimer.

C’est ce que je nous souhaite peu importe la façon dont on vit notre rapport à la maternité.

Marie-Ève Baillargeon
MARIE-ÈVE BAILLARGEON
Crédit : stockbroker / 123RF Stock Photo

Marie-Ève Baillargeon

Mère monoparentale, célibataire, travailleuse sociale, et amie de mon ex-mari, voici ce que je fais pour occuper mes temps libres : -J’élève à temps partiel mon frisé brun de 10 ans et mon frisé blond de 7 ans. -Je m’auto-proclame la « best hockey mom » de ma progéniture. -Je lis une tonne de livres et je suis une passionnée d’écriture. -Je sacre des fois mon rôle de mère au dernier rang sans me sentir coupable. Avant d’être une mère parfaitement cinglante, je suis une femme parfaitement cinglante. Toi qui est devenue mère, la femme, tu l’as mis où ?

Plus d'articles

Post navigation

76 Comments

  • Mettre des mots si juste sur ce que je pensais être là seule à vivre. Je n’aurais pas pu mieux expliquer la malternité. Merci !

    • J’élève mon fils seule depuis 3 ans et demi maintenant et je ne pensais pas que ce serait si dur. le père nous a abandonné. C’est très dur et parfois, je regrette d’être mère, souvent même. C’est pas constant et j’aime mon fils, mais je ne pensais pas que ce serait si dur. je suis si seule et si fatiguée. Malheureusement, il n’y a pas de pause ni de répit. J’espère que mon fils ne sera pas trop malheureux…

      • Bonsoir,
        Tout d’abord je remercie l’auteur de cet article, qui a mis en mots ce que je ressens « en maux » depuis que je suis mère. J’aime ma fille de manière inconditionnelle, mais je suis extrêmement malheureuse dans mon rôle de mère. D’autant plus que j’assume seule depuis plus de dix ans. Comme toi Nayla je me sens seule et fatiguée, de plus en plus, et jamais je n’aurais imaginé que la vie puisse être si dure. Même s’il y a forcément des jours meilleurs que d’autres (ouf!) j’ai l’impression d’avoir été engloutie dans une spirale qui me dévore. J’espère que ma fille s’en sortira mieux, qu’elle aura une vie qui lui correspond. Et surtout que si elle est mère elle acceptera avec joie son statut, et qu’elle ne sera jamais seule pour mener cette mission énorme d’élever un enfant. Car s’il est difficile d’admettre qu’on n’aie pas être mère de l’être qu’on aime le plus au monde, il est encore plus dur de devoir assumer seule cette responsabilité qui déjà à la base nous pèse. C’est la double peine et on n’ose pas le dire…

  • Oh mon dieu, voilà, tu as mis des mots sur se que je ressent depuis maintenant 2ans! Je suis constamment entrain de douter de moi et surtout de ma compétence de maman, car je me sens prise, aucun moyen d’en échapper de se rôle de mère, pourtant je fait tout pour mon garçon. Je lui prépare s’est plats particulier, car il a plusieurs intolérance alimentaire, je sors dehors à tous les jours, car il est très actif, etc… un grand merci d’avoir écrit se texte, je me sens moins seul…

  • Ayayaye que ça me parle ce que tu partages… je me sens coupable de ressentir ça. Et avec Noël qui arrive, je ne vois que les surplus que ça occasionne. Fréquemment je souhaite me retrouver sur une île déserte, avec seulement mes besoins, pis mes bébelles à gérer… ouffff… ça me parle ce que tu écris…

  • Bonsoir,
    Je ne crois pas que tu sois seule, bref sinon nous sommes 2. J’ai les mêmes sentiments que TOI un genre, une bataille constante dans ma tête, un malaise et des pourquois à l’infini. Je suis certaine que nous sommes DE BONNE mère MAIS que dans nos vie juste être définie comme MAman ne nous suffit pas et ne nous satisfait pas. MERCI ! Pour ton texte et heureuse de ne pas porter ce poids seule.

  • Je ne pourrai jamais comprendre vraiment ce que vous vivez, puisque moi je suis au paradis sur terre depuis les 6 ans que je suis maman, mais je vous admire intensément de faire ce don de soi quotidien tout en n’ayant pas la « paye » de vous sentir épanouie par ce rôle. Moi pour qui ça fait ma joie, je veut démissionner au moins une fois semaine et j enrage au moins une fois par jour!
    Je compatis très très fort avec vous, vous êtes extraordinaire de tenir ce rôle par amour et seulement par amour pour vos enfants. C’est tellement magnifique et triste à la fois.
    Xxxx

  • Lire ce texte était choquant car j’ai traversé ce même période et j’avais ces mêmes idées. Je me sentais comme si on m’avait mis dans une cage, comme si on voulait m’étouffer. Je n’osais dire ces mots forts car je pensais qu’il n’y aurait personne pour me comprendre. Merci!

  • Voyons dont toi! Tsé aujourd’hui les gens ne font que regarder leur petit nombril ! L’égocentrisme pur et dur! Come on! Si ton intention était de faire des enfants pour flasher, ben là yé juste trop tard! Là t’as une job de parent à faire parce que eux ont besoin de parents sains d’esprit qui l’encouragent, qui l’aiment et qui l’accompagnent dans son développement et dans qui il est. Ok, parfois on peut trouver ça cpntraignant, mais c’est ça avoir des enfants, ça vient avec, c’est un package deal! Tu dois assumer jusqu’à ta mort…pis même encore! J’ai de la peine pour ces enfant-là qui aujourd’hui ne doivent pas se sentir désirés et aimés comme ils le devraient. Ok, je concède que certains jours ne sont pas roses, d’autres à chier ou encore qu’on voudrait oublier, mais être parent ça vient avec du moins beau. Mais c’est aussi notre rôle de mettre en valeur et en lumière tout le beau qui l’entoure !

    • On est pas ici pour se juger. Il était certains qu’un commentaire comme le tiens allait arriver. Elle a bien exprimé combien elle aimait ses enfants et ils doivent se sentir aimé. Ce dont elle parle n’a rien à voir avec l’amour, mais avec le rôle et les responsabilités d’être mère dont on sous estime la grandeur. Faisons preuve d’ouverture et d’écoute. Nous sommes tous mère et femme.

    • Est-ce que cet engagement empêche quelqu’un d’exprimer qu’il peut être lourd? Pourquoi être si acrimonieuse? Elle dit clairement qu’elle assume son rôle, et je la crois. Elle n’a pas à tenir un discours de lunettes roses. Elle a le droit de trouver ça lourd sans recevoir de jugement. Faire un choix de vie n’implique pas l’absence de doute ou de regret et le croire me semble bien naïf.

    • Je trouve vraiment très dommage un commentaire comme le tien. Quel manque d’empathie et d’ouverture… Je vis exactement la même chose que l’auteure et comme elle le souligne et comme je le vis aussi: nous adorons nos enfants. Nous faisons tout pour eux. Ils sont au centre de notre vie et la priorité dans celle-ci. Tout ce que nous faisons est fait en fonction d’eux. Malgré tout, nous n’aimons pas les responsabilités qui entoure la maternité et nous trouvons ça difficile. C’est pour des gens comme toi que malheureusement les mères qui ont de la difficulté ne le disent pas et vivent beaucoup de détresse. Elles ont peur d’être jugés. J’espère que tu trouveras un peu d’empathie dans ton coeur pour aider les mamans autour de toi qui pourraient vivre des difficultés.

    • Rectifications elle n’a jamais ecrit qu’elle n’aimait pas ses enfants,,,,cest comme d’avoir un diplome pour un metier qui pourtant t’avais tellement attirer…sauf que finalement cest tout le contraire…alors tu peux aller a l’ecole et changer de job ….mais maman cest pour la vie …et bien que je les aimes plus qe tout au monde, et oui il le savent ….jaurais certes pas eu 2 enfants mais voila je fais du mieux que je peux et je men sors bien sauf que moi j’etouffe et chapeeau pour la personne qui a oser enfin reveler tout haut ce que d’autre vivaienten silence et meme honteuse de penser une tel chose……alors jarretons les jugements, tu je sais jamais par quel obstacle, epreuves elle sont passer….alors je crous quil est important d’en parler pour enfin se sentir moins seule..,

    • Ce n’est pas du tout ce qu »elle explique… tu as le jugement facile, relis le texte comme il faut, même si elle ne se sent pas à l’aise dans son rôle elle l’assume et le vie à 100%. C’est de la méchanceté gratuite ton texte..

    • Je crois que tu n’as pas bien compris … Elle n’a pas dit qu’elle ne les aimait pas ces enfants, mais qu’elle trouve difficile son rôle de mére….

  • Tu n’es pas seule! Je vis exactement la même chose! C’est difficile d’en parler, car beaucoup de personnes nous jugent et pensent que nous n’aimons pas notre enfant. Merci d’avoir le courage de le dire afin que d’autres mamans vivant ces sentiments ne se sentent pas seules.

  • J’ai ressenti ça et le ressens encore parfois. On le ressens encore plus lorsque le conjoint ne voit plus que cette partie là de nous et cherche à l’imposer directement ou non. Par contre, il y a des pères qui le ressentent aussi. Mon conjoint vit présentement une dure crise car il se sent pris entre sa présence de père et son travail prenant…il s’est mis à travailler de plus en plus pour avoir de l’air mais finalement ça l’a mené à alcool et à la drogue rapidement cet été pour continuer « d’assurer »…nous ne vivions pas ensemble et tout a pris le bord de son côté, malgré que je voyais qu’il n’allait pas et que je lui disais qu’il devait plutôt essayer d’équilibrer. Moi je me suis séparée il y 3 ans et malgré la peine que ça me faisait car elle était petite, j’ai préféré une garde partagée pour que ce soit plus facile à gerer pour tout le monde…moi aussi je me sentais une mauvais mère et mon ex a fait exprès de me dénigrer là dessus en plus d’aller me rabaisser auprès de ma famille…tout ça parce que ma fille est née avec des allergies alimentaires et que j’ai été 15 mois sans dormir pratiquement et que je n’avais pas l’énergie de retourner travailler tout de suite…mais de l’autre côté mon ex s’en ait pris à moi ensuite parce que je travaillais…double contrainte, dépression, burn-out et séparation suivie d’une agression par mon ex…alors aujourd’hui j’ai commencé à me reconstruire, et tant pis ceux qui me trouve lâche de faire le ménage quand ça me tente, tant pis ce que les autres pensent. Ma relation avec moi-même, ma fille le monde et les autres me met plus à l’aise. Non je ne suis pas parfaite mais non, je ne suis pas une mauvaise mère pour autant. Ça a rééquilibré des choses, je me connais mieux et je m’affirme mieux. Mon conjoint va sûrement sortir de thérapie plus équilibré lui aussi. Le fait d’avoir nos enfants plus tard fait aussi que les remises en question de la trentaine et de la quarantaine sont plus difficiles à gérer, les enfants étant plus jeunes. Courage, il faut se donner du bon et ne pas s’oublier.

  • Je crois que le problème en soit n’est pas la maternité mais l’image et l’idéal que nous en avons. Pour être bien dans notre rôle de mère, il faut trouver l’équilibre qui nous correspond. Actuellement, l’image que la société véhicule de la mère ne représente peut-être pas la réalité que toutes les femmes souhaites. Et nous pouvons être de très bonne mère sans adhérer complètement à cette image.
    Je crois que lorsqu’on ressent cet état d’esprit, il est important de prendre le temps de regarder ce qui nous fait sentir comme ça: Est-ce nos croyances, notre perfectionnisme, nos peurs, nos valeurs, un sentiment de culpabilité ou d’incompétence… Après seulement, nous pouvons faire des changements qui nous permettrons souvent d’être une mère comblée (car n’est-ce pas ce que l’on désir fondamentalement)
    Que veut dire être présente à 100% pour vous? Si ça veut dire complètement vous oubliez dès que les enfants sont présents mais le faire à contre coeur, je pense que ce n’est pas tellement sain. De toute façon, les enfants le ressentent. Je crois qu’il vaut mieux répondre entièrement à leur besoin en respectant qui nous sommes. Oui, les enfants ont besoin de jouer avec nous. Mais est-ce qu’ils ont besoin que l’on soit en train de jouer avec eux du matin au soir? Non, Vous avez le droit de fixer des moments pour vous où ils doivent s’occuper seul. C’est excellent pour leur développement. Vous avez aussi le droit de prioriser certains activités plus que d’autres, en respectant aussi les goûts de vos enfants. Il ne faut pas oublier que le temps partagé, c’est primordiale mais que c’est très important que ça respect TOUS les membres de la famille. Ça inclut maman ça. Et être une maman respecté dans ce qu’elle est, c’est beaucoup plus facile d’apprécier sa maternité..

  • Ca fait du bien de ne pas se sentir seul. Cet article me rejoint tellement, c’est comme si j’avais pu l’écrire moi meme, dans les mêmes mots. Pour ma derniere grossesse, je pensais avoir fait une fausse couche, j’avais fais une grosse hémorragie… j’étais un peu soulagée… mais une semaine après, on s’est rendu compte qu’il était toujours la, j’étais encore enceinte et un peu déçue. La vie n’est pas facile avec des enfants.

  • Deux enfants, et la Malternité… je souffre car ds la culture (dominante) ds laquelle je baigne « m’impose » de taire encore plus mon mal être – je me sens tellement seule même s’ils sont là. justement sont trop là… et qd bien même l’amour que j’ai pr eux, j’expose que les enfants c fini pr moi…

  • Ouf, ce texte m’interpelle beaucoup. Je me sens comme toi, en cage. Je vois pas liberté s’envoler pour de longues années et ça n’étouffe un peu. Dire qu’au départ j’en voulais 3, maintenant je ne suis plus certaine d’en vouloir un deuxième, parce que juste d’imaginer mon emploi du temps se contraindre encore plus me fait angoisser… Sans parler de la grossesse que je déteste et l’accouchement (et surtout l’après) qui m’ont traumatisé…

    Peut être que ma vision des choses va changer et que je vais éventuellement me sentir mieux là dedans, mais pour l’instant j’ai l’impression qu’on m’a coupé les ailes, et que même la société ne me considère plus comme une femme mais seulement comme une maman… Comme si la vie s’arrêtait à ça dès que tu enfantais…

    • Je te comprend tellement!!! Je me sent exactement pareil!! Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule! Et pourtant je donnerais tout et je deplacerais mer et montagne pour mon gars!! Ce n’est pas comme on se l’imagine et avec la pression extérieur et intérieur a nous cela n’aide vraiment pas! Fait du bien de ne pas se sentir seul la dedans❤

  • J ai lu tous ces messages et cela est rassurant d entendre que l on est pas seule a ressentir ce mal de la maternite. En fait je me ressens dans ces mots car pour ma part, le devenir mere n a pas ete simple et ne l est toujours pas. Comme si je regrettais parfois…j aime mon fils et je pense faire au mieux depuis sa naissance . Mais un papa peu present qui jugeait ma detresse, separation alors que le petit avait a peine deux ans…j espere trouver a un moment l equilibre…

  • Je me sens bien moins seule. Ça ne m’empêche pas de continuer à culpabiliser, de savoir que je ne suis pas seule dans ce cas là. Mais ça réconforte un tout petit peu.
    Je les aime. Tellement ! Ils sont toute ma vie. Si demain je ne les ai plus, mes enfants, je n’ai plus rien. Je les aime plus que moi-même,et si je devais donner ma vie pour sauver la leur, je le ferai sans hésiter.
    Mais alors d’où vient cette sensation d’être prise au piège ? Je ne me sens pas épanouie. Jai même du mal à me sentir maman, au bout de pourtant 4 enfants. Je me sens comme une adolescente dans le fond.
    Jai eu mon premier enfant à 17 ans. Et j’ai l’impression que depuis, je suis anesthésiée du reste du monde et robotisée dans un rôle de maman. Et les seules toutes petites et brèves fois où je me retrouve seule face à la femme que je suis, et bien je ne me sens pas femme mais adolescente.
    Puis les enfants sont de nouveau la et je remet mon masque de maman et je ne suis plus l’ado joyeuse, qui chante, qui danse sur son lit, qui fait des selfie, qui a envie de jouer à plein de choses, voir ses copines, etc…
    Je suis la maman, qui s’occupe de ses enfants, qui les écoute, qui les occupe, qui les éduque, qui leur raconte des histoire, les toilette, leur fait à manger, aide à leur devoirs, les emmene à l’école, participe aux kermesse et spectacles, attentives à leur besoins, qui contrôle le budget, qui fait les courses et l’administration, qui rencontre les profs, rend leur Noël et anniversaire les plus magiques possibles. Prévoit leur vacances, supporte avec des larmes plein le coeur qu’ils soient mécontents de ce que je fais ou ne peux pas faire pour eux… Mais en les aimant toujours infiniment.
    Ce masque…. Jai tant de mal à le porter. Jai fini par comprendre moi aussi qu’on ne peut plus jamais faire machine arrière quand on est maman, on l’est pour la vie. Et c’est bien cette idée qui est angoissante. Qui fait qu’on se sente comme piégée. Claustrophobe par moment…
    Beaucoup de femmes jugeront, parce qu’elles ne comprendront pas. Soit parce que elles, elles se sentent épanouie en tant que maman, soit parce qu’elles en pensent tout autant mais qu’elles ne l’admettront jamais et du couo prefereront juger car il est plus facile d’attaquer que de se regarder en face.. Soit parce que tout simplement elles n’ont pas encore d’enfants, ou sont des « bien pensantes » de la société pour qui tout doit toujours être dit et même pensé bien au carré et selon les normes qu’on tente de nous imposer.
    Mais je fais partie de ces femmes qui n’ont pas la chance d’être pleinement accomplies en tant que mères et qui ose le dire. Qui affirme haut et fort aussi que ce mal être de maternité n’influe en rien sur l’amour qu’on porte à nos enfants cheris, ni même sur notre rôle à tenir,qu’on s’efforce même, je crois,de tenir encore mieux que les autres justement pour camoufler un peu cette culpabilité, mais qu’il influe uniquement sur le regard qu’on pose sur nous-mêmes en tant que femmes. Ce n’est pas facile. C’est très tabou. Et du coup difficilement surmontable. Les choses qu’on peut confier,et sur lesquelles on peut donc se faire aider, peuvent se surmonter. Mais pas les choses qui doivent autant être tues.

  • Je me retrouve totalement dans votre texte. J’en étais à me demander si je ne devais pas aller voir un psy pour m’accomoder de ça… mais peut-on vraiment s’en sortir ? Vais-je un jour pouvoir revenir d’un weekend en me disant « ah ouais, là j’ai passé un super weekend! » ? Est-ce que c’est parce que mes enfants sont petits, ou est-ce que c’est pour toujours ? J’ai peur, peur de ne vivre plus que ça. Je deviens quelqu’un que je vais finir par détester…

  • Ca me soulage de voir que je ne suis pas la seule….
    Pour ma part cest avec la naissance de mon 2eme que tout cela a commence…. pour mon premier je ne posais aucunes questions, cetait comme ca et voila.
    Jai eu mon 2eme et la… ca va bientot faire un an que je vis ce que tu decris… des crises dangoisses a me dire comment je vais faire pour la suite? Tout me szmble tres dur, l’avenir, leur adolescence et tout… le seul truc qui me semble le moins dur cest le jour où ils partiront de la maison… et encore jai peur de mal le vivre!
    Je suis totalement perdue et jen peux plus…

  • La parole se libère, enfin!
    Merci pour le courage de ton témoignage.
    Si on imposait la vie de « femme au foyer » aux mecs, ils finiraient tous tablards. Aucune valeur n’est au-dessus de la liberté alors quand celle-ci se fait rare, certaines mamans acculées, non-valorisées, vont aller jusqu’à penser au suicide.
    Ajoutons à cela la destruction des liens humains et sociaux à une époque où le tout-pour-ma-gueule règne, vous avez un superbe cocktail de DPP.

  • Bonjour je vit exactement la même chose maman de deux enfants 2 ans et 11 mois je suis très malheureuse je me sent étouffer dans Ce rôle à temps plein avec un mari qui ne m’aide pas toujours la critique je ne fait jamais bien je ne travaille plus pour m occuper de mes enfants je n arrive pas à m’en séparer je l’es aime tellement mais en même temps je n’ai pas une seconde pour moi depuis 2 ans mon mari est super égoïste j’ai toujours cette angoisse qu’il leur arrive un malheur un de mes enfants à u beaucoup de problème de santer du coup je suis toujours angoissée voir dépressif j’ai une boule dans ma gorge elle est invisible c mon stress

  • Que ça fait du bien. En même temps ça ne guérit rien. Au moins ça me confirme que je ne suis pas seule. J’ai fait le tour des livres à la bibliothèque et rien sur ce que nous vivons, tellement tabou. Maintenant on fait quoi? On attend qu’ils grandissent, qu’on se sentent de plus en plus coupable, de plus en plus en cage parce que, personnellement, je ne sais trop quoi faire pour améliorer mon état d’esprit, pour avoir du plaisir avec mes enfants, avoir du plaisir en étant maman. Dans la routine de la semaine ça va. Ça va vite, pas le temps de s’attarder à mes feeling, la fin de semaine c’est autre chose. C’est long, qu’est-ce qu’on fait pour passer le temps? Les mêmes films, les mêmes livres, les mêmes chansons, on les habille dans le rouspetage pour aller dehors sans trop savoir si on aura un peu de plaisir. Au moins y’a les câlins, plein de câlins et d’amour, plein d’amour. Mais dans une journée de 24h, parce que la nuit, quel parent dort vraiment bien(?), Ce n’est pas beaucoup.

  • Merci pour ce beau text et tous les commentaires qui en découlent… tellement de femmes qui se retrouvent. Je suis dans le même cas. J’ai jamais voulu avoir d’enfants mais parce que mon mari en voulait un je me suis laissé convaincre et pour lui j’ai sauté le pas. J’ai eu une bonne grossesse et un bel accouchement et j’aime ma fille plus que tout. Mais je n’aime pas du tout mon rôle… surtout à cette période des 2 ans où elle fait caprice crise caprice… je n’en peux plus. Je pense que mon mari a aussi le mal de paternité. Il fait tout ce qu’il peut pour éviter d’être avec notre fille. La crèche n’est que partielle donc ça n’aide pas beaucoup. Enfin je ne me sens pas à ma place, comme dans une prison ne pouvant sortir que avec un bracelet qui pèse. J’ai toujours l’impression qu’il va lui arriver quelque chose ça me stress, quand elle est malade et que je ne peux rien faire ça me fait mal au coeur c’est fatiguant. Et les nuits à se reveiller tout le temps au bout de 2 ans c’est dur.. Enfin merci de permettre de nous exprimer 🙂

  • Je ne sais qui vous êtes toutes, ni où vous êtes mais peut être devrions nous créer un rassemblement? Les larmes ne peuvent s’arreter De couler en lisant vos mots (ou maux)!
    Comment comprendre, sauf pour celles qui le vivent, que le plus bel événement et le plus grand amour de votre vie vous plonge dans une telle situation? Maman de deux bouchons de 2 ans 1/2 et 10 mois… cela me paraissait tellement évident d’avoir des enfants; j’me disais que c’etait Le plus grand projet de ma vie, un désir si profond que j’ai convaincu mon mari….
    je suis incroyablement chanceuse et heureuse de les avoir mais c’est ma personne que je ne reconnais plus!! J’ai l’impression d’etre En permanence sur la défensive, je n’ai pas de patience, pour rien!! Ce soir ils ont hurlé pendant 2h avant de s’endormir, épuisés (nous sortons deja d’une nuit de 3h seulement!) et nous les avons laissé hurler dans leur chambre à cours de solution.
    Le sommeil c’est sacré et je n’aurais JAMAiS imaginé vivre un tel enfer en lien avec la fatigue!
    Je suis angoissée parfois, speed, culpabilisée, à bientôt 30 ans je me demande comment ça se fait’ que j’en sois arrivée là! Physiquement c’est la cata, je n’ai plus le temps de prendre soin de moi, même pour m’habiller!
    Avec mon mari c’est tellement tendu, on s’est éloigné et on se demande quand on va pouvoir se retrouver !!
    J’ai le sentiment de me plaindre tout le temps que j’ai deux piles électriques à la maison mais ils sont superbes et surtout en pleine santé!
    J’ai tapé sur Google ce soir « et si je n’étais pas faite pour être mère!? » et je suis tombée sur vous! D’ordinaire j’aurais écrit sur les réseaux sociaux mais il y a des femmes enceintes qui me lisent, d’autres qui ont été révélées par leur rôle de mère et d’autres enfin qui désespèrent d’avoir des enfants! Leur incompréhension est à la hauteur de mes interrogations alors je vous écris à vous mesdames …
    Je pense’ a vous toutes et merci!

    • Mon dieu, j’ai pratiquement pleuré en lisant ton texte!!! On dirait moi-même qui l’ai écrit… c’est tellement dur de ne plus se reconnaître, la relation tendue avec notre âme soeur ahhh ?

  • Moi aussi j’ai dû en convenir. Séparée à présent. Je n’ai de cesse de vouloir leur faire plaisir et bien les élever, mais je n’aime pas rire avec eux ni leurs blagues. Leur petit monde ne m’interesse pas… J’essaie mais ils grandissent et ça ne prend plus. J’ai 2 enfants et ils se sont enormément rapprochés, ce qui me fait a la fois plaisir et à la fois le duo est infernal. Je crois qu’ils se sont liés contre maman. Quelle solution? J’essaie de leur dire et leur temoigner mon amour mais en meme temps tout m’agace chez eux… Je dis une chose et manifeste le contraire. Je n’arrive pas a faire mieux. J’ai deja essayé de me faire aider… Sans plus d’amélioration.

  • C’est tellement ça !!! Un rôle qui m’étouffe. J’aime ma fille mais je déteste être mère. C’est une énorme responsabilité. Toute mes actions envers elle doivent l’amener à être épanouie à faire en sorte qu’elle ait confiance en elle, de l’estime pour elle pour arriver dans la vie d’adulte dans les meilleures conditions. Donner un modèle de femme quand on a l’impression de pas savoir être une bonne mère (parce qu’on est constamment jugé) de ne pas pouvoir sinvestir dans un projet professionnel et ne pas pouvoir s’accorder du temps pour soi, de prendre du temps pour la femme qui est en nous. Et pourtant je voudrais tellement lui montrer qu’il est important d’être une femme autant qu’être mère, conjointe ou épanouie dans son job. Seulement cest difficilement compatible dans le monde d’aujourd’hui.
    Je suis séparée du père depuis peu (ce qui me donne l’impression de n’avoir plus qu’un enfant au lieu de 2 à gérer), j’ai du arrêté de travailler parce que ma fille ne supportait pas d’être en nourrice (vivement septembre pour l’école), je l’ai donc jour et nuit avec moi (sauf quand son père prend un peu de temps pour la prendre et ma mère veut me dépanner.). Résultat : pas de boulot, pas de temps pour les activités (je suis passionnée par la danse), peu de temps pour les amis en solo. Bref, je me sacrifie pour ma fille. Je le fais parce que je l’aime plud que tout mais une part de moi souffre d’être prisonnière de ce rôle et m’emplit de regrets.
    J’en suis au stade ou jattends avec impatience qu’elle grandisse, qu’elle soit plus autonome et plus dans la crise des 3 ans pour pouvoir faire plus de choses à l’extérieur ensemble.
    En tout cas merci pour ce témoignage et aux reponses qui montrent que l’on est pas seule

  • Bonjour, ça me rassure de voir que je suis pas seule dans ma détresse.

    Mon histoire est tellement compliqué, depuis l’enfance jusqu’à la naissance de mon enfant qui a maintenant 5 ans.

    En rupture familiale, seule dans une grande ville, j’ai fais une mauvaise rencontre, un homme plus âgée m’a fait croire être là pour m’aider mais au final c’était un « piège ».
    Nous nous sommes mis ensemble sans que je sache réellement si il y avait de l’amour, je voulais juste ne pas être seule.

    Malheureusement sans argent, je n’avais plus de pillule, ne pensant pas que cela pouvait m’arriver je suis tombé enceinte très vite a 18 ans.
    Mon fils est née peu après mes 19 ans.
    Je n’avais pas envie d’être mère maintenant, j’avais tout juste le bac et le permis et des projets.

    C’est avec du chantage que j’ai laissé passer le temps jusqu’à ne plus pouvoir avorté.
    Prête à tout pour ne pas être seule, sous la menace d’être mise a la rue si j’avorte.

    Quelques temps après je découvre qu’il avait de faux papiers, qu’il avait essayé un mariage blanc avec une vieille quelques temps avant, qu’il avait mis enceinte une autre fille qui elle avait avorté dans le même but d’avoir un titre de séjour, c’était trop tard pour moi.
    Je ne l’ai quitté qu’un peu avant les 1 mois de mon fils.

    Il n’a jamais changer une couche, jamais donnée un biberon, pas participer comme je le fais, pas de pension juste au depart pour prouver qu’il participer et avoir les papiers (qu’il a eu suite a ça). J’assume seule toute sa petite enfance et son éducation.
    Je prends seule toutes les remarques qu’on me fait école, entourage, faire comme ci, comme ça,…

    Seule avec mon gros ventre j’ai du préparer la naissance de mon fils en achetant les affaires, parfois d’occasion par manque d’argent.
    Vivant dans un petit studio de 23mc insalubre avec mon ex.

    Suite a ma grossesse je l’ai mal vécu, je n’ai profité de rien, crise urticaire, vomissements, rétention d’eau, malaise a répétition, j’ai fais une pyélonéphrite aigu j’ai failli perdre un rein a cause de cette infection dans les reins et mon bébé qui bloquer en plus le canal.
    Sans couverture j’ai eu pour 1500€ de frais que j’ai mis des années a rembourser.
    Je n’ai pas aimé les changements de mon corps

    Pour moi cette période c’est un cauchemar vivant, une punition pour ma gentillesse et naïveté. Une leçon a vie.

    De là je n’ai pas réussi a avoir ce lien que j’aurais sûrement eu dans d’autres conditions.
    Vivre que pour son enfant, a travers son enfant.
    Actuellement je ne vie même pas pour moi, l’impression de ne pas avoir de but.

    Mais voilà, séparation, retour chez mes parents, babyblues, puis dépression, me voilà fragile a vie, un rien et je replonge.
    S’en suive menace de mon ex, tribunaux, on prends pas en compte sa manipulation, on fait de moi la mauvaise mère qui se sépare.

    Maintenant on reparle mieux, mais la souffrance a enlevé une partie de ma joie de vivre.
    Ensuite signalement durant ma période babyblues par mon beau-père, a cette période je m’occupais de mon fils mais pas de moi, je ne me manger plus, je pleurais nuit et jour, je n’allais plus dehors.

    Ensuite j’ai connu d’autres événements tragiques, des violences conjugales avec un autre compagnon durant 1 an, des accusations, de la souffrance intérieur a tout assumer seule sans travail, enfermer comme petite femme de maison, qui mon fait me décrocher un peu plus de mon enfant par fatigue, par envie de baisser les bras, suivi périodique a domicile, des fouines tout et j’en passe.

    Mais je me bas jour après jour pour faire de mon mieux.
    C’est un combat de chaque instant d’être mère dans de telles conditions.

    Si mon enfant est malade, je ne vie plus de peur qu’il lui arrive quelque chose, je ne peux pas le voir souffrir, je m’inquiète de tout, l’impression parfois qu’il est en sucre alors que c’est un petit garçon épanouie, qui aime sa maman et débrouillard.
    Quand il est pas là il me manque beaucoup mais j’angoisse quand même de son retour, c’est a ne rien comprendre.

    Aujourd’hui je suis dans une période plus heureuse, j’ai un équilibre, mon fils plus grand s’exprime et me permets d’interagir mieux avec lui, il manque de rien, il a une belle chambre, tout les jouets dont il rêve, tout ce qui faut des vêtements impeccable, des repas équilibré chaque jour, j’essaie de répondre a tout.

    Mais voilà, cette période me hante encore, je manque toujours de patience, je crie beaucoup, je suis souvent sur les nerfs car je n’arrive pas a cuisiner dans le calme, a m’occuper sereinement de quelque chose, mon compagnon m’encourage dans ce rôle, mais je n’arrive pas vraiment a être épanouie, sortir n’est pas toujours un plaisir sauf si on m’accompagne, je n’arrive pas toujours a jouer avec lui. J’envie les mamans qui sont épanouie, encore avec le papa dans une relation idyllique, qui font des choses de dingue quotidiennement pour leurs enfants en surpassant bon nombre de parents.
    C’est ce que j’aimerais être, mais je n’y arrive pas.

    Quand je suis en période grise, j’ai envie de partir loin de là, ça me bloque pour le travail, je l’assume seule tout les matins bien que en couple mon compagnon dors jusqu’à tard souvent, je ne peux avoir un travail dans notre coin adapté aux horaires scolaires.
    Je me dis qu’à refaire, j’aurais fais différemment, le travail avant tout, je ne souhaite plus d’enfants.

    Je dois m’occuper de la maison, faire tout, bosser a mi-temps, et m’occuper de mon enfant.
    Avec bien-sûr de reproches si je ne lui lit pas une histoire tout les soirs, si je faiblit, si je me plains.

  • Maman depuis seulement un mois d’un petit bonhomme et je me retrouve déjà totalement dans vos ressentis … À lire les différents commentaires je constate que nous sommes très nombreuses dans ce cas et ce qui m’inquiète c’est que n’étant qu’au début de mon rôle je pensais que ça passerait, je pensais à une sorte de bouleversement hormonal, la très connu  » dépression post-partum  » … Mais finalement ce ressenti d’être seule et prisonnière ne disparaîtra probablement jamais…
    Cela ne changera en rien le déroulement de ma vie mais merci pour ce post qui me rassure sur le fait que je ne suis pas anormale…
    Merci.

  • Juste merci, je me sens moins seule quand je te lis.. C’est pas facile tout les jours de penser quelque chose comme ça et encore moins d’en parler alors encore une fois merci ?

  • Je ressent la même choses jai 3 enfants que j’aime plus que n’importent quoi au monde mais voilà j’étouffe tout les jours de cette situation jai juste envie de péter un câble et de crier que je n’en peut plus je suis maman certe mais je veut aussi être une femme mais voilas je nai pas le temps d’être les deux je suis comme en prison je ne peut pas sortir de mon rôle de mère pour prendre un rôle de femme…je me sens étouffer et je ne me sens pas soutenue ni part mon mari qui me dit sans arrêt que c du chichi ni mes parents qui eux a la base m’énerve…comme je te comprend …

  • Etre maman, c’est une sacrée responsabilité. Je l’ai su très vite, je n’ai pas eu de modèle parentale très chaleureux donc j’avais une image négative de la parentalité. Je ne souhaitais pas me marier et avoir des enfants (ce n’était pas mon rêve). J’ai été claire dès le début avec mon futur mari (et oui je me suis mariée finalement), et je me souviens d’avoir choquée la table à côté de nous au restaurant. Et finalement j’ai eu 2 enfants. Et finalement, j’avais raison c’est une vraie galère… Je suis heureuse de ne pas être seule car quand j’en parle on me prend pour une folle, une égoïste. En plus, j’ai un enfant dyslexique (et c’est une vraie galère au quotidien) et ma fille prend le même chemin côté difficulté d’apprentissage, j’ai l’impression que je m’en sortirais pas. Le mariage ne me convient pas non plus. Je n’ai pas suivi ma petite voix intérieure qui me disait que cette vie n’était pas pour moi. Du coup, je fais une méga crise à 40 ans 🙂 Malgré, le ton de mon post et je m’en excuse, je suis plutôt optimiste dans la vie… Mais là, je suis comment dire un peu, beaucoup fatiguée.

  • Merci pour ce texte.
    Au moins, je me sens moins seule…
    Je suis maman de deux adorables filles de 8 ans et 2 ans et demi.
    Je m’en occupe beaucoup. Notamment de la petite qui ne va pas encore à l’école et qui est gardée à la maison. J’ai dû aménager mes horaires de boulot pour m’en occuper. Les projets professionnels dans lesquels je pourrais m’investir? On oublie… Je l’ai allaitée le plus longtemps possible. Je fais tout pour que mes filles aillent au mieux mais depuis quelques mois je n’ai plus envie… plus envie de remettre 20 fois de suite le bonhomme playmobil sur son vélo; plus envie de raconter 10 fois de suite le même livre ou de chanter la même chanson, plus envie d’essayer de comprendre les histoires de copines de ma grande ou de retenir les nom des 12 poneys qu’elle voudrait monter…
    Je suis fatiguée. J’en ai marre d’être interrompue sans cesse, de devoir planifier des semaines à l’avance la moindre sortie, de ne même plus pouvoir lire un bouquin car trop de fatigue le soir pour comprendre ce que je lis.
    Je voudrais tellement une pause….
    Bizarrement, personne ne veut me garder la petite (le plus fatigante en ce moment). Il faut dire que je les comprends, derrière son magnifique visage d’ange, il ne faut pas la lâcher des yeux une seconde. Les sorties sont une expédition. Elle court partout. Je passe pour une affreuse mère maltraitante car je suis obligée de l’empoigner ou de la prendre dans les bras alors qu’elle se débat et hurle pour traverser une rue ou même marcher sur un trottoir…
    Je n’ai jamais l’esprit libre. Il faut toujours penser, anticiper, gérer et quand enfin elles sont couchées, je m’effondre terrassée par cette lassitude, me demandant si je m’en sortirai un jour.
    Je voudrais tellement une pause…

  • Maman de deux enfants 4 ans et 17 mois je passe une journée compliquée et je tombe sur cet article. Quel soulagement ! Je suis prof mais le papa ne l’est pas, résultat : toutes les « vacances » et souvent mes soirées, seule avec les deux loulous parce qu’après tout je n’ai que ça à faire, je préparerai les cours plus tard…ou bien la nuit. J’ai l’impression d’être en prison, je ne peux rien faire que j’aime (lire, du sport, travailler, sortir) et je passe mes journées à faire à manger, changer des couches, mettre à la sieste, nettoyer, entendre des hurlements, sortir en restant en permanence sur le qui vive et attendre que le papa rentre pour échanger avec un adulte qui malheureusement ne comprend pas trop ce que je vis.
    Non, je n’aime décidément pas être mère même si j’aime plus que tout mes enfants. Les jours sont longs et se ressemblent. J’ai l’impression que j’aime être mère seulement par tranches de 2 ou 3 heures. Au-delà, j’étouffe.
    J’attends la rentrée pour sortir de cette cage et j’angoisse en même temps car rien ne sera prêt et car je ne serai pas aussi compétente dans mon travail que ce que je pourrais l’être, sans la fatigue, la déprime et avec suffisamment de temps.
    Je remarque que beaucoup de mamans qui témoignent sont en fait seules ou quasiment. Il y a clairement un effet solitude dans le rôle de mère encore aujourd’hui qui n’est pas facile à supporter pour certaines d’entre nous.
    Ne pouvant pas retourner en arrière, je m’accroche aux bons moments de rires et de câlins et je serre les dents lors de journées comme celle d’aujourd’hui… Je me dis que les choses changeront avec le temps …

    • être contente d’être mère quelques heures oui c’est ce que je ressens si je passe les semaines au travail j’aimerais des fois passer du temps avec eux je prend plaisir à jouer à câliner danser etc… mais avoir ce rôle tous les jours ne m’épanouir pas ? toutes les semaines la même chose le soir faut rentrer les récupérer et enchaîner la soirée relou et speed pas moyen d’en réchapper donc souvent j’ai pas envie de rentrer quelle rengaine quelle prise sur soi parce que le soir ils peuvent se disputer à peine rentrés ou se décharger de leur journée s’opposer ? je pense que c’est le fait de ne pas pouvoir en sortir finalement d’enchaîner jour après jour gérer les choses du quotidien et l’éducation de ces chers bambins qui est usant usant ! Comme vous je tais ce sentiment si j’ai le malheur d’en parler on me sort qu’il n’y a rien de plus beau qu’être mère qu’on ne comprend pas ce que je ressens …. et bien sûr je me sens mal et anormale !
      Depuis quelques mois je suis à la maison donc j’ai mon fils de 3 ans quasi toutes les après midis + ma fille la moitié du temps le midi + l’après école et un mercredi sur 2 (mon choix de prendre des moments off que beaucoup ne comprennent pas tu es là tu les gardes pas) ? les matinées ils sont à l’école donc 8h30-11h30 tu as du temps pour toi et pourtant non ça ne me suffit pas il faut gérer tout le reste de la journée toutes les semaines + week end vacances et c’est déjà beaucoup pour moi… je n’ai pas de solution je ressens souvent ce trop plein ce ras le bol de gérer leurs disputes leur mauvaise humeur de répéter les choses 20 fois …. d’être cantonné à mon rôle de maman une sortie le parc l’aire de jeux à la télé dessin animé bref compliqué de ressentir ça je pense que maman à temps plein ne me correspond pas mais bon j’ai pas de solution du coup j’essaye de prendre des moments off pour couper

  • Bonjour à vous, je tiens à vous dire que je me reconnais dans ces histoires. Je sais que ce que je vais vous raconter n’est peut-être pas à 100% relié au commentaire de l’auteure. Mais j’ai ressenti de la compassion et de la compréhension de votre part. Je me suis dis que peut-être d’autres femmes vivent quelque chose de semblable.

    J’adore mes 2 fils (11 et 14 ans) et depuis maintenant 7 mois, nous sommes déménagés dans la maison de mon nouveau conjoint. Après 1 1/2 an, nous avons décidé de déménager ensemble. Lui a 3 enfants, donc avec les miens, à toutes les 2 semaines, nous avons 5 enfants à gérer. Là où j’ai de la difficulté et où je me reconnais, c’est que j’angoisse à partir du vendredi dans la journée, parce que tous les enfants vont arriver. Je répète, j’aime mes enfants et j’essaie d’être une bonne mère. Là où je trouve un problème et que je sens presque un tabou, c’est que j’ai beaucoup de difficultés à éprouver des sentiments maternels envers les enfants de mon conjoint. Je ne me sens pas normale.

    Je stresse à l’avance parce que je vais avoir les repas à prévoir, à préparer et à faire accepter par les autres enfants. Je stresse parce qu’il est peut-être question que mon conjoint ait ses enfants pendant notre semaine de « liberté « . Où sera notre couple là-dedans? Je sais que c’est le quotidien pour les couples qui ne sont pas séparés. Je sais aussi que quand tous les enfants sont là, j’ai l’impression de passer en dernier et je me dis, accepte le, les enfants de ton conjoint ont besoin de câlins et de son amour. Je me sens égoïste d’avoir ses pensées là, d’être la méchante belle-mère dans l’histoire, moi qui n’est pas du tout méchante dans la vie. Je ne me reconnais pas et j’ai de la misère à accepter toutes ces émotions négatives.

    C’est peut-être juste une question d’adaptation, mais je trouve que c’est long avant que j’y arrive… surtout que lui, son enfants le plus jeune à 5 ans et que je ne vois pas la lumière au bout du tunnel on dirait.

    Merci de m’avoir lu et soyez indulgents avec moi, svp.

    • Bonjour Sonia,
      Ton message date un peu, mais je souhaitais y réagir parce que je me reconnais à la fois dans l’article, étant la maman « encagée » d’un bébé « à la personnalité affirmée » de 18 mois, et la belle-maman des deux fils de mon compagnon (7 et 10 ans maintenant).
      Sache que tes sentiments sont parfaitement normaux. Tu n’aimeras jamais tes beaux-enfants comme tes enfants (mon compagnon a mis du temps à le comprendre) et c’est sain, ils ont déjà une maman (du moins je l’espère pour ces loulous). Moi aussi j’ai ressenti l’angoisse de leur retour (une semaine sur 2 ici, où j’avais l’impression de ne plus compter, et ça ne s’est pas arrangé avec l’arrivée de bébé). Je voulais tout faire parfaitement, comme une 2e maman, et je me flagellais à chaque fois que j’échouais. Je faisais les choses sans envie, je comptais les jours jusqu’à leur départ. Ce qui est déjà déprimant quand on est maman mais qu’on accomplit héroïquement grâce à cet amour dont les commentatrices parlent si bien, devient intolérable quand les enfants sont ceux d’une autre.
      Et puis j’en ai eu marre et j’ai posé des limites. J’ai laissé mon conjoint gérer lui même ses enfants et j’ai exigé plus de discipline à la maison. Mes interventions étaient à considérer comme des bonus, des grâces de ma part, que le papa et les enfants à la fois ont du coup cessé de tenir pour allant de soi. 3 ans plus tard, les points de friction se sont peu à peu aplanis et l’ambiance est bien meilleure, même agréable la plupart du temps (en ce qui concerne les grands en tout cas, mon bébé étant en pleine phase d’opposition! Mais c’est une autre histoire). Je m’investis davantage dans leur éducation et nous partageons de super moments. Nous regardons tous ensemble un film le soir sans que je me sente dépouillée de mon temps de couple. (Il faut pour cela je crois avoir passé le cap de la « passion »/couple fusionnel)
      C’est en effet très tabou comme sentiment, et sur le sujet l’hypocrisie est encore plus écrasante que pour la maternité ! C’est dire.
      Courage, on dit qu’il faut 6-7 ans avant qu’une famille recomposée se « stabilise », et je pense que ce n’est pas exagéré. Je crois aussi que si la perspective d’accueillir les enfants plus souvent t’est très angoissante, il faut le dire sans colère à ton compagnon. C’est très difficile à comprendre pour les papas, mais mettre tes sentiments en bouteille risque de faire vaciller ton couple.

      Je vais être honnête : si j’avais eu une boule de cristal pour voir comme tout ça serait DUR, et le bébé, et le rôle de BM, j’aurais fui en rencontrant mon conjoint!! Pourtant avec le recul et même si je ressens encore régulièrement ce sentiment de ne plus exister en tant qu’individu, je ne me vois pas faire autrement.. bizarre non ??

      Et pour revenir au sujet de l’article, ce dont il est question finalement, n’est ce pas seulement de manque de temps et de soutien ? De ce fameux « village » dont on dit qu’il est nécessaire pour élever un enfant, et qui n’existe plus ? Ne serait ce pas moins déprimant d’être une maman, si on pouvait partager les galères de la journée (et du coup relativiser) avec d’autres mamans, et obtenir grâce à la communauté un répit régulier ?
      Perso dès ma grossesse (difficile) et surtout après mon accouchement (traumatisant) je me suis sentie totalement isolée : famille loin, « amis » égoïstes et déconnectés (maman sur le tard) et conjoint écrasé par toutes ces attentes légitimes mais non comblées que je reportais du coup sur lui. Ça ne pouvait pas fonctionner !
      J’ai donc arrêté d’en attendre autant de lui, mais les besoins étant toujours là, je pète un plomb régulièrement (le plantant sans prévenir avec sa progéniture parce que zut, je suis une personne avec des envies moi aussi!)
      Si vous souhaitez créer un village, écrivez moi, je suis sur Nantes.. 🙂

    • Bonjour,
      Je rejoins tout à fait les dires de « maman dépitée ».
      Je n’ai pas d’enfant mais j’ai eu un beau-fils qui a maintenant 20 ans, Et en effet, il a fallu 6-7 ans pour que ça se stabilise. On a vraiment galéré mais on était content du résultat (plus de coups de poings, plus de crises, plus de coups-bas, plus de guéguerre avec la mère surtout, ce qui engendrait tout le reste cité précédemment). En garde alternée, une semaine sur deux, nous n’avions du répit que du mardi soir jusqu’au jeudi matin! Le temps qu’il réintègre les règles, puis le temps où il se disait inconsciemment « de toute façon, dans 2 jours, on ne m’engueulera plus ». Malheureusement, peu après ces 6-7 ans, il eut ses premières copines, et ça aussi, ça joue sur le couple! Je suis également passée par de très grands moments de doute, et de solitude, avec l’impression de n’être qu’une bonniche, et avec l’envie de faire mes bagages et de partir vite et loin! L’âge avançant et me demandant si je voulais un enfant, on m’a dit : « avec le tien, ce sera différent ». Pour l’instant, je n’ai toujours pas d’enfant. En plus, j’étais prof (donc, c’est moi qui m’occupais de mon beau-fils 24h/24h)! J’ai fait une « allergie » aux ados (pas à cause de mon beau-fils) : j’ai arrêté mon métier et j’évitais de sortir au moment de la sortie des collèges ou les mercredi après-midis !
      Si ça se trouve, je serais une bonne mère. Je me suis occupée de mon beau-fils, de mes petits frères pour pallier aux manquements de ma mère. Mais mon mari n’a plus ses parents, je ne vois plus mon père ni un frère, l’autre frère est aussi vieux que mon beau-fils, et je ne peux rien demander à ma mère. Si j’ai un enfant, je suis dans la plus totale solitude! Les seules personnes sur qui je peux compter aujourd’hui, ce sont mes voisins ; c’est déjà pas si mal!

  • Merci du fond du coeur pour cet article. Oui vraiment.
    Quand je tente d’en parler autour de moi je vois bien que personne ne comprend. Je porte cette douleur à l’intérieur de moi. J’ai eu une grossesse compliquée mais j’ai toujours voulu des enfants. Et puis d’un coup la réalité.
    J’élève mon fils seule et comme beaucoup je donnerai tout pour lui. Je ne remets pas en cause son existence ni sa venue au monde. Ni l’amour que j’ai pour lui. Il me change à chaque instant. Mais la maternité est une douleur de tous les instants. Je ne me sens ni compétente ni à la hauteur, bloquée dans mes projets – je me donne tellement au jour le jour.
    Et puis je culpabilise beaucoup parce que j’ai la chance d’être maman quand tant d’autres ne peuvent pas avoir d’enfants.
    C’est dur mais je crois qu’il faut en parler justement. Parce ce que ce mal ronge et fait des dégâts à l’intérieur de nous.
    Alors merci à toutes les mamans qui ont laissé leurs maux ici. Je pense à vous

  • Depuis que j’ai lu ce texte il y a trois ans, je le relis régulièrement. Ça me fait du bien de me dire que c’est correct de ne pas m’épanouir dans mon rôle de mère. Il m’a fallu longtemps pour l’accepter, mais à force lire vos commentaires, j’accepte mieux. Il y a un an, mon ex et moi avons décidé qu’il aurait la garde complète et moi une fin de semaine sur deux. C’est un grand soulagement et je trouve la vie beaucoup plus douce. Je crois qu’il est très important d’en parler. Nous sommes plusieurs à vivre se sentiment.
    Merci milles fois d’avoir eu le courage d’écrire et de partager ce texte.

  • C’est difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent, c’est dur d’admettre que l’on ne s’épanouit pas entièrement dans son rôle de mère. Je suis heureuse d’avoir ma fille mais le quotidien peut etre dur. Même si mon compagnon se montre présent je me sens seule au fond.
    Moi aussi je me sens parfois prisonnière de cette vie, je me sens comme bloqué. S’ajoute à ça mon manque de confiance en moi, mes relations conflictuelles avec ma belle-mère depuis l’arrivée de ma fille alors qu’avant on s’entendait super bien.
    Quand j’essaie d’en parler autour de moi personne ne semble comprendre. Je ne sais plus quoi penser de tout cela.

  • Grosse fatigue hier soir, comme trop souvent depuis quelques temps. Mon grand, 13 ans maintenant, use mon existence. L’empoisonne doucement. Cela a commencé tôt.
    Dans ces moments là je vais errer sur le net, chercher, tenter de comprendre ce que j’ai pu louper, d’autant que son jeune frère est l’exact contraire. Et je suis tombée sur ce texte. J’ai lu tous les commentaires. Cela me fait du bien. Cela fait longtemps que je me sens étouffer. Tellement longtemps. Au départ, je ne parvenais pas à mettre le doigt dessus, sur ce malaise, sur cette peur (oui peur) de rentrer chez moi, ce manque total d’envie, ne sachant à quelle sauce j’allais être « mangée » d’autant que le papa n’était pas particulièrement investi ; puis, plus tard, en pensant aux devoirs ahurissants qu’il faut gérer, à la maison pas très nette car je manque de temps, aux repas auxquels il faut penser et anticiper, à tout ce que je ne dois pas oublier… Un combat quasi permanent d’autant que j’ai divorcé entre temps. Le papa fait ce qu’il peut pour être présent et me soutient. Mais, voilà, être mère c’est un tumulte. Je ne m’attendais pas à cela. Heureusement je suis bien entourée, c’est une chance inouïe. Merci à toutes ces mères merveilleuses qui ont donné leur témoignage. Serrons-nous les coudes, nous ne sommes pas des anomalies, nous sommes juste humaines.

  • Comme je comprends ce ressenti tellement dur à admettre et impossible à faire entendre ?
    Il y a des fois je suis aux anges avec eux mais la plupart du temps je les trouve vampirisant toujours quelque chose à gérer c’est fou : les disputes les cris l’opposition la fatigue et j’en passe ça s’arrête jamais ! Passer une journée seule avec eux me stresse parce que je vais devoir à un moment donné gérer tout ça en restant patiente et contrôlée ?
    je pense qu’être mère à temps plein ne m’épanouit pas, des fois j’ai très envie de faire des choses avec eux jouer danser câliner mais pas tout le temps pas tous les jours répétez les choses sans cesse gérer la mauvaise humeur du matin les éternelles disputes frère et sœur c’est usant sans compter tout ce qu’il faut gérer à côté dans le quotidien bien sûr même si chéri est très présent on est une équipe mais lui aussi aimerait avoir la paix régulièrement ?
    Alors une fois par mois on s’octroie une journée pour nous c’est salutaire pour nous j’aimerai + bien sûr j’ai besoin de + mais compliqué !
    Mais voilà pour vous dire que je ressens souvent ça aussi et je culpabilise bien sûr ne comprend pas ! Bon ma grande nous a fait vivre l’enfer avec l’arrivée de son frère un vrai cataclysme si bien que depuis plusieurs mois j’ai fait le pas d’aller voir une psy j’en pouvais plus donc c’est mieux mais ptit a ptit et elle reste agressive colérique jalouse elle réagit très souvent de manière disproportionnée et c’est usant vraiment ? quand je revois des posts Facebook tout mielleux et heureux de ces premiers temps j’ai l’impression de lire une autre mère ?aujourd’hui ils prennent trop de place je suis souvent frustrée de devoir inlassablement être mère les éduquer les supporter et prendre sur moi … y’a des bons moments bien sur mais ils ne prennent pas le pas sur le négatif que je ressens bien trop souvent

  • Bonjour,
    Je vais donner un autre genre de témoignage, celui de l’enfant. Je ne sais pas si c’est comparable car je ne sais pas si ma mère serait capable de s’exprimer comme vous. Je ne suis pas sûre qu’elle puisse en prendre conscience.
    Ma mère était comme vous, sauf que c’était presque de la maltraitance. Elle allait souvent chez ses copines, on rentrait tard : pas de brossage de dents (« pas le temps » me répondait-elle), devoirs pas faits (je les emmenais, cachés, dans le sac de jouets car sinon elle m’empêchait de les prendre avec moi, disant toujours « on aura le temps tout à l’heure, on ne rentrera pas trop tard », ou je les faisais en cachette (dans mon lit, avec une lampe torche), elle préférait aller voir son amant que de m’emmener à l’école. Elle disait souvent « je t’aime ». Mais elle n’avait pas le temps pour m’apprendre à faire mes lacets par exemple. Le matin, je devais souvent lui dire de se dépêcher pour qu’on n’arrive pas en retard à l’école. J’ai eu des maux de tête pendant 2 ans, et elle n’a rien fait : j’avais besoin de lunettes. De suite, plus de maux de tête et de bien meilleures notes!
    Quand elle m’emmenait à la piscine, et qu’elle m’attendait sur les gradins, elle avait l’air triste, elle ne me regardait, ne m’encourageait pas. Elle n’aimait pas son rôle. Tout l’emmerdait : me coiffer (elle me tirait les cheveux), nous nourrir (c’était du vite fait la plupart du temps), devoir nous emmener à l’école, nous apprendre quoique ce soit. Aussi elle laissait mon frère me terroriser.
    20 ans plus tard, elle a eu un troisième enfant, et elle a refait les mêmes erreurs. Quand lors d’un repas, elle a demandé à mon petit frère, il avait 9 ans l’époque, ce qu’il voulait boire, et qu’il a donné le nom d’une bière, elle allait lui donner! Heureusement, j’étais présente, cette fois-ci!
    Même si l’enfant semble épanoui, il en souffre. Il voit tout et ressent tout. Aujourd’hui encore j’en souffre. Elle semble sincère quand elle me dit qu’elle m’aime, mais je n’en ai jamais vraiment eu la preuve. Encore aujourd’hui, inutile que je lui demande de l’aide. C’est soit un refus soit elle le fait à contrecœur. Par contre, elle voudrait bien que je m’occupe d’elle dans ces vieux jours. J’enrage!
    Le conseil que je peux vous donner, c’est de déléguer le plus possible. J’étais bien chez mes tantes, les grands-parents, les amis, en colonie, à l’école, à l’hôpital. Je pouvais être moi, et surtout on s’occupait de moi avec douceur, on me parlait avec tendresse, on m’apprenait des choses, je mangeais de bons plats, on jouait avec moi, on me dorlotait, on m’emmenait au cinéma, au cirque, etc. .Je détestais rentrer à la maison. Ce que vous ne vous sentez pas être en capacité de donner à votre enfant, il peut l’obtenir ailleurs, et il ne vous en voudra pas.
    En tout cas, merci pour vos témoignages. ça peut m’aider à mieux comprendre.

  • Voilà ce que j’ai écrit à ma mère, dans mon journal intime. Jamais je ne le lui adresserai. C’est juste pour vous faire réfléchir. Car je lis partout qu’on aime son enfant de manière inconditionnelle! Je ne juge personne. J’ai été belle-mère et pas parfaite non plus. J’ai 41 ans Aujourd’hui, rien n’a changé, ma mère a toujours le même comportement. Si je vous fais part de mes sentiments, c’est que certains témoignages m’ont interpellée, et que votre comportement actuel puisse durer dans le temps, même si vous n’en prenez pas conscience aujourd’hui. Vous devez trouver une solution car l’enfant entend deux messages contradictoires, en permanence, que je décris très bien ci-dessous. Et ne vous trompez pas sur les différentes personnalités de vos enfants. Si j’ai réussi mes études (bac+5, c’est parce que je révisais en cachette notamment), ce ne fut pas le cas de mes deux autres frères (un limite SEGPA, et l’autre le bac pro, avec beaucoup d’aide). Ma mère n’a jamais compris pourquoi j’avais réussi et pas les autres, alors qu’elle était entièrement fautive de leur échec. En lisant ce qui suit, tentez d’imaginer ce qu’on peut ressentir!

    Maman,
    Tu aimes et tu repousses !
    Tu aimes et tu te tais devant les injustices, les maltraitances !
    Tu aimes et tu critiques, insultes, rabaisses!
    Tu aimes et tu fais mal !
    Tu aimes et tu es irresponsable !
    Tu aimes et tu n’encourages jamais !
    Tu aimes et tu casses toutes les bonnes volontés !
    Tu aimes et tu n’éduques pas !
    Tu dis aimer alors qu’au fond de toi, tu n’aimes pas !
    Tu aimes et tu n’inculques aucune valeur !
    Tu aimes et tu n’as ni tendresse ni douceur !
    Tu aimes et tu casses, tout court !
    Tu aimes, tu aimes, tu aimes ! Les poupons que nous étions ! Ton sourire n’a jamais été que cela : sourire aux poupons ! Sans âme, sans réflexion ! Croyais-tu ! C’est ce que tu aimais : on ne te contredisait pas ! Bravo, tu as géré l’essentiel : toute ma vie, je me suis sentie orpheline, logée, nourrie, blanchie. Très petite, j’ai rêvé de créer un orphelinat où en plus il y aurait l’éducation, l’école, et la tendresse. Mon Dieu que j’en rêvais !

    (je n’ai pas créé d’orphelinat malheureusement, même si j’ai fait le maximum d’études pour, et je suis devenue prof!)

  • salut !
    en ce moment je craque…. je regrette d’être mère, je n’arrive plus à avoir envie de continuer, je ne supporte plus le quotidien d’une mère célibataire que je suis avec un papa qui habite loin parce que c’est de ma faute c’est moi qui ait déménagé
    je ne supporte plus devoir me lever le matin et gérer tous ces trucs de maman, petit-déj, emmener à l’école, préparer les goûter, les repas, que toute ma vie soit calé en fonction de ces fichues heures d’enfant, ça manque de spontanéité, y a plein de choses que j’aimerais faire et que je ne fait pas parce que…. faut aller à l’école chercher ma fille !
    je n’arrive plus à faire en fonction de, j’aimerais faire en fonction de moi et mes envies, sortir quand ça me chante, aller jouer de la musique le soir dans des scènes ouvertes…. et je suis seule, y a pas ou peu de relais !
    en plus, je détruis psychologiquement ma fille parce que des fois je craque devant elle et que je lui explique que j’en peux plus et que sans doute la solution pour moi serait qu’elle retourne vivre chez son père et même si je lui explique que je l’aime, je crois sincèrement que je suis en train de mettre en elle l’image qu’elle n’est pas bienvenue et c’est dur, je culpabilise de plus en plus de tout ce que je fais, de tout ce que je dis !
    j’ai toujours été dans la bienveillance, l’écoute, la communication non violente sauf que là, c’est hors de contrôle
    5 ans que je gère toute la vie de ma fille, son éducation, son alimentation, son éveil, ses besoins…. je suis là…j’ai été là ! je n’ai plus envie d’être là !

    comme tu dis, je peux changer tout un tas de choses, mon lieu de vie, mes relations, ma vie social, mes activités, mais je ne peux pas arrêter d’être mère et pourtant….
    et en ayant toutes ces pensées j’ai la sensations de briser ma fille
    il est possible qu’il faille juste changer ma façon de voir les choses et de trouver des consensus pour pouvoir avoir mes moments à moi

    bref, c’est un passage et il y a sans doute quelque chose de juste dans tout ça, simplement que des fois ça me dépasse
    merci pour ton texte qui me permet de relativiser et me dire que je ne suis pas la seule à éprouver ce genre de sentiment

  • Je suis dans ma chambre au moment d’écrire ce texte ma fille de 12 ans se trouve dans le salon avec ma petite dernière de 20 mois je me suis réfugiée ici pendant que ma grande s’occupe de ma petite quelle incohérence ma fille s’occupe de ma fille et moi dans tout ça
    je comprends tout à fait la métaphore de cette cage je me sens prisonnier j’aime med filles plus que ma propre vie et pourtant je ne me sens pas heureuse pas épanouie
    Je n’ose en parler à personne je culpabilise sans cesse ça me torture l’esprit pourtant à ma première qui a maintenant 12 ans j’avais pris un réel plaisir de m’occuper d’elle on s’amusait en riez et ce n’était pas du tout une charge pour moi mais pour ma deuxième qui a 20 mois c’est différent je ne sais pas pourquoi je ne l’explique pas et je m’en veux tellement de ressentir tout ça

  • cathy… « ma mère était comme vous » il me semble qu’il n’y a pas comparaison a avoir avec la plupart des commentaires précédents où effectivement ne pas aimer son rôle est différent de ne pas l’assumer.
    Après avoir pleuré de soulagement en lisant tous les autres post, tomber sur celui-ci en dernier m’a fait un nœud dans le bide. il s’agit vraiment de maltraitance.
    pour les autres posts : MERCI ! je déteste être mère et ouf- merci d’avoir écrits tous ces messages que j’aurais pu écrire moi-même- je ne suis pas folle. bon ça ne va pas passer, donc, il va falloir que je trouve comment organiser ça et nous-même pour aimer ma vie de nouveau. parce que pour moi et pour lui, va falloir.

  • Ça me rassure de voir ce texte et les commentaires je ne suis pas la seule ouf seule avec mon fils depuis presque un an il va sur 4ans et je l’aime plus que tout je donnerais ma vie pour lui c’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien je met donc un mot à mon mal être de maman merci pour vos témoignages

  • Ça me fait tellement de bien de vous lire… Je suis tellement gênée de ressentir tout ça.
    Il y a 16 mois ma beauté à vu le jour. Nous avons mis quelques années à l’avoir,et c’est là où je ne comprends pas pour quoi je n’ai pas vécu ses 1er mois comme une maman « normale »? Pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi je ne peut pas être heureuse d’avoir un enfant, comme toutes mes copines ?
    Mon conjoint et moi sommes très amoureux, très complices, nous avons eu notre fille, la grossesse et l’accouchement se sont très bien passés, mais c’est tout. J’ai fait comme un black out, je ne me rappelle de rien à la maternité et le retour à la maison a été catastrophique, j’ai décidé de l’allaiter (je sais pas pourquoi, ça ne me ressemble pas), je n’ai pas supporté, l’allaitement m’a trop demandé, j’ai arrêté rapidement mais je pense que c’était trop tard. J’avais déjà pété un cable.
    J’ai la sensation d’avoir gâché à mon conjoint le plus beau moment de sa vie, j’ai tout gâché, je m’en veux tellement…
    J’ai contacté plusieurs fois des psy et annulé le rdv, c’est sur le moment que j’avais besoin, en général le lendemain j’allais mieux. Je ne me reconnaissait plus, plus joyeuse, envie de rien..
    Aujourd’hui je vais bien mieux, j’ai plus de patience, bien que certains jours restent difficiles…
    Je rêverait d’avoir un autre bébé mais je voudrais être sûre que tout se passe mieux, mais ça malheureusement c’est pas possible ! Connaître ce vrai bonheur, j’adorerai…

  • Merci à toutes d’oser avouer qu’elles ne s’epanouissent pas dans leur rôle de maman , j’ai une fille que j’aime de tout mon coeur , je fais le maximum pour être une bonne maman , seulement je n’aime pas cela , J’ai la sensation d’être passé à côté de beaucoup de choses qui m’auront rendu bien plus heureuse , j’éprouve énormément de culpabilité et je ressens beaucoup de pression dans ce rôle, je passe mon temps à me remettre en question , quand beaucoup de mes amies s’extasent devant tous ce que fait leurs petits , jai envie d’hurler.
    Comment expliquer à ses proches son mari qu’on à l’impression d’être en prison , que l’on préfère être au boulot qu’ s’occuper de son propre enfant , le peu de fois où on ose aborder ce sujet , on passe pour des criminels égoïste qui néglige leurs petits , alors qu’en réalité je me met en quatre pour que ma fille ne manque de rien , je suis sa scolarité de très près pour qu’elle puisse avoir un bel avenir, je la caline…..
    Un enfant c’est pour la vie , réfléchissez bien avant de vous lancer dans la maternité, c’est loin d’être que du bonheur …..

  • Vos histoires m’ont soulagées car je ne me sentais pas normale. Mon cas est plutôt différent, je ne suis pas encore une mère mais je me demande si je devrais l’être. Se marier et avoir des enfants me semblait depuis toujours une évidence, je ne me voyais pas autrement. J’aime mon mari nous sommes très complices mais je me sens comme prisonnière de cette vie, et les tâches qui m’incombent me pèsent énormément. Alors je me dis que si la vie à deux me semble si pénible des fois avec un conjoint aimant qu’en sera-t-il si j’ai des enfants ! La pression de l’entourage de faire un enfant est de plus en plus forte, je viens d’avoir 30 ans, j’ai enfin un poste stable pour lequel j’ai fait de longues années d’études, nous commençons à être à l’aise financièrement, donc selon ma belle-famille et presque toute la société je devrais avoir mon premier enfant le plus tôt possible, soit disant que je n’ai plus d’excuses. Sauf que je ne ressens toujours pas l’envie d’en concevoir, et je me refuse de faire un enfant par obligation parce que je veux être patiente avec lui/elle, l’éduquer correctement, renforcer sa confiance en soi, etc. Je suis consciente de l’ampleur de cette responsabilité et c’est ça qui me fait peur. Je ne me trouve pas normale à ne pas avoir cette fibre maternelle, à être agacée par la présence des enfants des autres. Lorsque je parle de mon manque de désir de maternité on me dit que ça viendra lorsque j’aurai mon propre enfant. Mais si ce n’est pas le cas? Je sais que je l’aimerai de tout cœur, que j’assumerai au mieux cette responsabilité parce qu’on ne peut pas faire de marche arrière et que je ne supporterai pas de gâcher la vie d’un petit humain complètement dépendant de moi, mais voilà je pense que ce sera pour moi un lourd fardeau, et que je me sentirai encore plus comme prise au piège. Des fois je regrette de m’être mariée, mais je ne me vois pas vivre sans mon conjoint. Je me dis que c’est peut-être dû à ma propre enfance et la relation conflictuelle que je vis toujours avec mes parents. J’ai eu une enfance assez normale a priori mais je n’ai pas reçu assez de tendresse, d’amour et je souffrais d’un terrible manque de confiance en moi. Mon conjoint m’assure que mon vécu fera de moi une mère encore plus aimante et bienveillante parce que je chercherai à compenser ce manque. Mais j’ai peur de devenir aussi froide et agacée que l’était ma mère. J’espère ne pas regretter de devenir mère si je prends cette décision mais je ne m’imagine pas non plus sans enfants. Pour le moment, mon conjoint n’en a pas non plus envie tout de suite, il me dit que ça va venir (pour nous deux), j’ai l’espoir qu’il m’encouragera et qu’on se partagera la responsabilité.

    • Lila…
      J’ai cru pouvoir faire mieux, et je suis aussi « froide et agacée » que l’était ma mère. Pourtant, comme j’en ai souffert. Quand votre simple présence l’insupporte… je rejoue aujourd’hui la même chose. Je me vois agir mais je n’arrive pas à faire mieux.
      Reflechissez bien, la pression sociale n’est pas plus confortable.

  • Je pense que la société n’aide en rien.
    Je suis maman d’un petit garçon adorable, mais je suis usée . Césarienne avant terme en urgences…. Cicatrice. Corps abîmé, cheveux qui tombent sans cesse, chute d’hormone, douleurs lombaires ….

    La société nous dit accoucher mesdames et soyez au taquet h24 de suite. Les 1 ers jours je ne pouvais pas marcher. 2 endometrites a cause de la césarienne….. Il me faut attendre 6 mois pour que tout se remette en place.

    La pression mentale est énorme et pourtant mon chéri m’aide énormément .
    Mais ces nouveaux sentiments : penser à la survie d’un petit être et faire attention à tout est épuisant .

    Le fait qu’il Y ait tant déception ou de dépression post partum est lié à la société :
    Il faut être femme, mère , vite reprendre le boulot. J’ai fais le choix d’allaiter et prendre 1 année sabbatique pour m’occuper de mon bébé, et bien je culpabilise alors que je ne devrai pas (ps j’ai un petit pécule qui rentre tous les mois).
    Mais il y a quand cette impression de jugement…. De ne pas être selon les normes de la société.

    Bref pour ceux qui veulent un enfant , réfléchissez y bien. Ça change la vie. Je n’étais pas une bringueuse, j’aimais mes moments de sport, de calme devant la tv , lire …..
    Et bien un petit bébé change la vie.
    D’autant que des nouvelles craintes apparaissent : mort, angoisse, son avenir… Si je ne suis plus là .

    Le cerveau fonctionne en permanence. J’ai l’impression de ne jamais le mettre en veille, je m’en veux de ne pas travailler, je m’en veux pour beaucoup de choses .

    Mais pour rien au monde je ne regrette mon enfant . J’aurai juste aimé que les 9 mois de grossesse qui ont détruit mon corps n’existent pas …

    On nous demande beaucoup trop aux femmes en occident. Et cette pression consciente et inconsciente est usante.

    Et mon fils n’y est pour rien. Il n a pas demandé à naitre et à tous les droits sur moi.
    Mon rôle de maman je l’aime quand je n’ai pas mal. Mais il faudrait une meilleure équité et que l’état laisse aux pères leur rôle .

    Quand nous sommes 2, tout est tellement parfait.

    Seule, c est difficile de tout gérer ….

  • Vous n’êtes pas seule, je ressens la même chose et ces mots auraient pu être les miens. Il faut assumer et se dire qu’on a le droit d’être égoïste et d’aimer s’occuper de soi comme ses enfants! C’est humain d’avoir besoin d’être autre chose que mère, de s’épanouir ailleurs que dans la maternité! De toute façon on ne peux pas savoir avant d’être mère, si ça va nous plaire ou non, donc c’est comme ça, on n’a pas à regretter parce qu’on ne savait pas avant de prendre la décision… et personne ne devrait juger cela, personne! Courage jeune maman, j’espère que vous retrouverez du plaisir au fur et à mesure que votre enfant grandira… (je le souhaite pour moi)

  • Merci. Merci pour ces mots, qui reflètent de manière incroyablement précise ce que je ressens depuis neuf ans. J’aime mes enfants à l’infini, et, comme vous, je le leur démontre chaque jour grâce à de multiples attentions… mais je me sens triste à l’intérieur, triste de ne pas parvenir à éprouver cette ivresse de joie quotidienne dont tant de mamans parlent, triste de ne pas aimer toutes les activités qui sont inhérentes à la maternité (à part leur faire des câlins)!
    Je fais partie de ces femmes dont cette chercheuse israélienne – Orna Donath – a étudié ce qu’elle a nommé le « regretting motherhood ». COURAGE ET FORCE à chacune, les filles !!! <3

  • Merci beaucoup pour votre courage et pour ces propos dans lesquels je me reconnais que trop bien.
    J’ai 2 jumelles ados et, étant une éternelle angoissée, je suis souvent malheureuse et j’ai l’impression de vivre dans la peur : quand elles étaient petites, peur dès qu’elles étaient un peu malades. Ensuite, peur des mauvaises notes, du regard des profs. Actuellement, peur qu’elles fassent des bêtises d’ados, qu’elles ratent leurs études, leur avenir… j’ai souvent l’impression d’avoir du mal à faire face, alors que ce n’est pas le cas dans les autres domaines de ma vie. Bref la maternité qui était un rêve relève pour moi, la plupart du temps, du cauchemar. Je participe bien sûr à leur éducation, pas le choix, je leur ai donné la vie. Mais j’ai souvent l’impression de « survivre ». Et comment il est dit plus haut, on ne peut pas revenir en arrière donc j’ai souvent l’impression d’être prise au piège, de « subir » ma maternité au lieu de la vivre pleinement, avec ses défis à relever. Merci aussi à toutes d’avoir le courage de vous exprimer sur le sujet.
    Bon nombre de mères ressentent la même chose mais n’osent pas en parler, font semblant que tout va bien par peur du jugement des autres.
    Alors qu’il n’y a pas de honte à ressentir cela ni à l’exprimer. Bon courage à toutes. ☺️

  • Avoir des enfants , c’est une forme d’emprisonnement , ça rogne sur les besoins VITAUX : sommeil, repos , calme…. Presonne ne vous prévient . Lorsqu’on dit qu’on a plus le temps pour soi : c’est par ex ne pas même pouvoir fermer la porte des wc car a 9 mois , les bébés pleurent dès qu’ils ne vous voient plus!! Personne ne vous dit que plus jamais vous ne ferez ce que vous voudrez , soirs et weekends. Que, même en étant ultra organisé, avoir des enfants c’est l’usine : 4 fois plus de machines, avec 10 fois moins de temps. 4 fois plus de courses avec 10 fois moins de temps. Que , en vacances, pendant de longues années ne vous pouvez pas vous étendre sur la serviette !! Que pendant de longues années, les grasse mat seront exceptionnelles. Le rythme quotidien infernal , les repas compliqués, le vacarme et les chamailleries, ….
    Mes mômes sont adorables , j’adore les caliner /leur écraser des bisoux sur leur joues etc mais j’aurais voule etre prévenue !!!! A quel point c’est prenant et plus fatiguant qu’un boulot !!!!!

  • Coucou!

    Merci pour ton message!
    J’attaque la 2e semaine de la Toussaint en mode maman seule et j’en peux plus. Ca me gave de jouer avec ma fille de 5 ans. Ca me gave les corvées de ménage; J’ai envie de faire mes activités ( meme si j’arrive a en faire un peu). ma fille est tres demandeuse aussi, elle s’ennuie vite…Bref j’en ai marre… je regrette de ne pas avoir booké le centre de loisir et en plus je me demande si je suis anormale…Donc en tous cas, je me ligature les trompes dans ma tete!! pas de 2e pour moi!! les bébés c trop mignon mais c’est relou aussi ( en ce qui me concerne) et j’assume d’etre qqun d’egoiste, ou alors de juste pas m’epanouir la dedans. on a des bons moments aussi mais qu’est ce que c’est long ces vacances…Never ever again another bb…j ‘aime ma fille plus que tout, ca n’a rien a voir.

  • Vous lire m a fait tellement du bien…je n oserai jamais prononcer à voix haute ce que je ressens. J aime mes trois enfants mais au risque de paraître égoïste, faire passer leurs besoins avant toute chose ne me rend pas heureuse, ça m étouffe et j ai l impression de passer à côté de ma vie…

  • Je vais m’abstenir de relater ma propre expérience, nous sommes nombreuses à vivre les choses de manière similaire, cela se lit très nettement au fil des commentaires. Les seuls mots qui me viennent sont : que faire ? Comment réagir ? Prendre le contre-pied ? Notre ressenti n’a rien d’inhumain mais il aura malgré tout son impact sur nos enfants.. Je me sens immensément coupable, non pas aux yeux de la société, je n’ai aucun mal a assumer ma difficulté malgré les réprobations automatiques que cela génére, mais j’ai du mal avec le fait de faire involontairement souffrir mon enfant sur un plan psychologique, peut être pas là maintenant, mais plus tard. Les enfants ressentent tout, ils savent. Un jour il souffrira d’avoir cette mère endeuillée par sa venue et je peux pas accepter de rester là, les bras ballants, sans chercher de solution à toute cette merde.

  • Moi j’aime mon fils et je ne regrette pas de l’avoir fait. Mais sa présence me pèse souvent. C’est surtout parce que mon boulot me bouffe aussi à côté et que la fatigue, plus le boulot que je ramène à la maison font qu’il m’exaspère. Et je pense surtout qu’on n’est pas aidé par la société. Quand j’étais enfant, je passait beaucoup de temps chez mes grands parents. Or, pour moi, qui été muté à l’autre bout de la France et avec des parents malades, c’est zéro repis. Je n’imaginais pas non plus qu’en étant prof mes finances seraient trop serrées pour payer une baby-sitter de temps en temps ou m’acheter un sèche linge correct… La société marche sur la tête. Un enfant, ça ne s’élève pas seul. C’est un travail qui a toujours été collectif, avant les grands délires de la famille nucléaire de la société capitaliste (qui rajoute des problèmes de souffrance au travail et de pauvreté à l’isolement). Un proverbe africain dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Je pense que c’est vrai qu’il faut arrêter de se dire que c’est de notre faute si parfois on en a mare. J’envie énormément mes amis qui vivent en coloc avec des enfants. Plus de problème de garde ni d’absence de vie sociale… C’est plutôt en ça que je pense avoir fait les mauvais choix.
    Bon courage à nous toutes !

  • Perso je suis dingue de mes enfants, mais je ne suis pas la mere calme et patiente que je rêvais d etre,je suis souvent en stress, debordee et je crq⁰ie. Non je n aime pas mon role de maman parce que c est un role que j avais idéalisé ,mais au final je me mets une pression de dingue et je ne profite pas assez de mes enfants. Je n ai pas eu d exemple et j essaie de creer « du nouveau »,
    Y a des jours ou j ai envie de tout claqué parce que j ai cette impression de faire pire que mieux. Et puis je me reprend parce que mes enfants comprennent que je ne suis pas bien et viennent me faire des calins.mes enfants mon plus beau cadeau de la vie

  • Quel texte merveilleux 🥰
    Je l’ai lu lors de sa sortie en 2018 je crois et je le relis au moins une fois par année. Il me touche toujours autant, il me ressemble, me décrit, me rassure. J’ai, encore aujourd’hui, plus de 5 ans plus tard, les larmes aux yeux et ne même temps, je me sens réconforté de l’intérieur.
    Merci de cette grande humilité 🙏🏻
    Je crois que cela serait pertinent de le republier.
    Milles mercis 🙏🏻❤️🥰

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *