À toi, ma grande en maternelle

little girl sit fall

Ma grande,

C’est le fun, la maternelle. Je le vois dans tes yeux pleins d’étoiles (et de fatigue) quand tu me racontes ta journée. Je te vois grandir à la vitesse grand V, mûrir, changer. Tu me ramènes plein de belles histoires, des grandes aventures, des jeux, des tonnes de noms sans visage pour moi. Tu me sors des affaires qui me jettent à terre et qui me rappellent que ce n’est plus moi, le centre de ton univers.

T’es belle, ma grande. Mais tu me manques.

Je trouve ça dur de ne pas pouvoir te garder à la maison, mes jours de congé. Même si je devrais me réjouir que tu sois si heureuse et pressée de sortir les jours de semaine, ça me pince en dedans à chaque fois. Il y a de ces matins où une petite partie de moi voudrait que tu n’aies pas si hâte de partir, que ça te fasse juste un petit peu de peine de ne pas rester avec moi. Que tu sois juste un peu moins enthousiaste en montant dans l’autobus scolaire.

Même si c’est vraiment important pour moi que t’aimes l’école et c’est réconfortant parce que t’en as pour un méchant bout, j’aimerais donc ça, des fois, que ça ne te tente pas autant d’y aller. Tu choisis même d’aller au service de garde lors des jours pédagogiques quand je peux rester à la maison avec toi, parce que c’est-tellement-le-fun-maman, que tu veux voir tes amies, que tu ne veux manquer aucune découverte.

Je suis un peu jalouse aussi. Parce qu’il y a cette merveilleuse femme qui t’apprend plein de nouvelles choses chaque jour, qui te fait rire, qui te console, qui te présente des tonnes d’idées d’activités, qui a toujours le temps et la patience pour te raconter une histoire, pour te montrer comment tenir tes ciseaux, comment tracer une petite ligne versus une grande, pour t’enseigner l’alphabet, t’aider à tracer tes lettres. La liste est longue et remplie de toutes ces choses que j’aimerais faire avec toi, mais que ton enseignante fait et se doit de faire, pour te préparer aux années à venir.

Un matin, je me suis même surprise à espérer que ton j’ai-mal-au-ventre nous permette une journée ensemble. Mais non. Tu étais correct, tu ne voulais pas manquer d’école. J’étais donc fière et un peu triste. J’aurais tellement aimé passer la journée avec toi devant la télé, collées, serrées fort fort.

Il faut que je m’habitue. T’es grande maintenant. Mais je te promets que le jour où tu me diras que tu veux rester à la maison, rien qu’une petite journée, juste une fois, tu resteras à la maison et on le prendra, ce temps qui me manque tant.

Lydia
LYDIA

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