Ton cours de Zum-bébé

woman drained out exercice

Afin d’éviter de tomber en pleine face dans une dépression post-partum, tu as décidé que ça serait bien de te trouver une activité où tu pourrais bouger un peu et voir autre chose que les quatre murs de ton salon. Avec l’hiver qui approche, t’as éliminé le cardio-poussette de ta liste car tu te voyais déjà sacrer avec la slush pognée dans les roues de ton carosse. Pour ce qui est du yoga-bébé, tu doutais vraiment de l’état de ta flexibilité qui doit ressembler à celle d’une vieille bicyclette toute rouillée. Alors, quand tu as vu de la zumba avec bébé, tu t’es dis que c’était pour toi; bouger, danser et s’amuser, que du bonbon en perspective.

Tu arrives à ton premier cours toute excitée avec ton petit rush d’adrénaline qui te fait tenir debout malgré ta grosse nuit de quatre heures de sommeil. Tu entreprends d’attacher le porte-bébé. Faut dire que tu avais sorti ton écharpe, quelques jours avant le cours, pour voir comme ça marchait cette longue affaire-là (ou de t’en souvenir si ce n’est pas ton premier bébé) parce que tu ne voulais pas avoir l’air complètement incompétente devant les dix autres mamans. Mais ça, c’est un secret.

Avant que tu t’élances,  je te le dis tout de suite, si tu as un bébé poids plume, tu auras un cours difficile. Si tu as le modèle qui semble manger des roches – bébé pesant -, tu auras un cours très difficile. Non, il n’y a pas de niveau facile. Désolée.

Tu connais la bonne nouvelle? Plus les cours avanceront, plus ton niveau de difficulté augmentera en même temps que ton petit chou grossira. Bon, tu seras aussi plus en forme… c’est du moins ce que la prof dit.

Ton niveau de difficulté est aussi plus grand si ton accouchement est plus récent. On s’entend que si tu as eu la super grosse épisiotomie, tu descendras pas aussi bas que les autres.

Alors, une fois bébé wrappé sur toi, la musique commence et c’est le temps de dépoussiérer ton cardio fille. Pis si tu pensais que les sprints pour rattraper ton plus vieux avant qu’il se blesse ou décide de traverser la rue seul comptaient pour du cardio, tu vas voir que non.

La musique est entraînante, bébé s’est endormi tout au chaud contre toi et toi, tu sues ta vie et on est juste à la deuxième chanson. Lâche pas, dit la prof avec le sourire de Josée Lavigueur. Toute ta concentration est dirigée vers tes tentatives infructueuses de reproduire les mêmes mouvements que la prof. Quand tu commences à être capable de suivre le rythme, misère, elle change systématiquement de pas.

Grâce au beau grand miroir en face de toi, tu ne peux que te regarder courir d’un bord pis de l’autre comme une poule pas de tête avec toujours trois-quatre temps de retard sur tout le monde – de toute beauté. Tu continues, persévères, persistes, insistes… et c’est enfin fini.

Tu ne sais pas trop comment tu as réussi à passer à travers cette première heure de calvaire parce qu’à la moitié du cours, tu avais déjà de la misère à bouger tes jambes l’une devant l’autre et tes poumons avaient le goût de sortir sur le plancher pour avoir plus d’air, mais tu as réussi! Et tu as de quoi être fière de toi.

Lâche pas fille, c’est juste le premier de la session!

Pssst, je te promets, le deuxième va être plus facile.

P.S. : Ne pense pas te reposer à la maison en revenant parce que ton mini, lui, il vient de faire une belle sieste d’une heure.

Audréanne Landry
AUDRÉANNE LANDRY

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