filleule princesse

À toi, ma filleule

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Je me souviens à quel point j’ai été fière. Fière de me voir attribuer ce grand rôle. Fière qu’on me manifeste une telle marque de confiance. Fière d’être celle qui aura cette place de choix dans ta vie. Fière d’être ta marraine. Et cette fierté, je l’ai vécue trois fois plutôt qu’une.

Je me souviens aussi m’être sentie coupable. Coupable de ne pas être aussi présente que je le voulais. Coupable de manquer de temps. Coupable de ne pas profiter de cette place de choix que je me méritais dans ta vie. Coupable de ne pas jouer adéquatement mon rôle de marraine. Et cette culpabilité, je l’ai vécue trois fois plutôt qu’une.

Mais dans le fond, c’est supposé faire quoi, une marraine? Je ne te parle pas ici des fondements religieux qui stipulent que je devais t’accompagner dans tout le développement de ta vie chrétienne. Je te parle ici de la vraie vie. De ce que moi je pense important dans mon rôle de marraine. Parce que le reste, honnêtement, je m’en fiche un peu.

À mes yeux, tu es comme une coche au-dessus des autres. Mais ça, dis-le pas aux autres. Pas nécessairement que tu es plus fine, ni plus intelligente. Tu ressors juste du lot quand je te regarde. Ce doit être ce petit lien qui nous unit ou encore ce petit surnom de marraine que tu prononces parfaitement et qui résonne si bien à mes oreilles. Tu es comme la petite étoile qui brille plus fort dans le ciel et vers qui mes yeux ont tendance à se tourner. Tu es ma filleule.

Tu augmentes aussi tellement le taux d’oestrogène qui gravite autour de moi, tu n’as pas idée. Avec mon boys band à la maison, dis-toi que des fois, je me sens un peu comme un chien dans un jeu de quilles. Entre les soirées hockey, les matinées chasse et pêche et les je-suis-trop-fier-de-me-promener-en-bobette, c’est trop cool quand tu te joins à moi et qu’on est deux à manifester pour troquer le film de guerre contre le conte de princesse.

Et ça, ça devrait arriver plus souvent.

Je le sais que toi, tu as tout ton temps. Je le sais que tu trouves ça cool de venir chez marraine et faire dodo là. Je le sais aussi que tu trouves que ça n’arrive pas assez souvent. Moi aussi. Mais tu vois, il est là le problème. Moi, je manque littéralement de temps. Entre mon rôle de maman, le boulot et la vie qui court plus vite que moi, mon rôle de marraine prend toute une claque. Pas que je veux trouver une excuse, mais c’est juste ça ma réalité.

La vie est un peu mal faite pour nous deux. Parce que quand moi je vais en avoir plus du temps pour aller magasiner entre filles avec toi, ben ça risque d’être toi qui va en avoir moins à me donner.

Entre tes premiers chums et tes chicanes de best, tu vas peut-être trouver ça moins cool de côtoyer ta marraine. Mais moi, je vais continuer à te solliciter. Parce que je rêve secrètement que la petite relation privilégiée qui nous unit grandisse en même temps que toi. Je souhaite demeurer à tes yeux la marraine cool, même quand tu vas avoir dix-huit ans.

Ça fait que quand tu liras ce texte une fois la puberté arrivée, sache que je ne serai que trop fière que tu viennes te confier à moi, que tu partages avec moi tes grandes joies comme tes grandes peines et que tu m’appelles encore marraine.

Je t’aime.

Maman Yin Yang
MAMAN YIN YANG
Crédit : pixabay.com

Maman Yin Yang

Maman, femme et professionnelle à temps plein, j’essaie d’être à la fois la meilleure petite sœur, amie, collègue, descendante et voisine à temps partiel. Alors pourquoi ne pas ajouter un autre défi et tenter de devenir à mon tour la blogueuse qui saura vous faire sourire, même dans vos pires moments? Maman de deux garçons, un grand et un plus p’tit et mamange d’un petit ange qui souffle ses bougies du haut de son petit nuage, je vous confirme que ma vie est une succession de rebondissements qui sauront sans aucun doute être les précurseurs de billets fort distrayants!

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