À toi, mon filleul

woman with newborn

À toi, mon cher filleul,

Bientôt neuf mois à t’attendre, à t’imaginer, à te désirer. Tu ne le sais pas encore, mais tu as choisi comme parents des gens formidables. Des parents aimants, amoureux et complices. Et eux m’ont fait l’honneur de me demander d’être cette personne pour toi. C’est avec beaucoup de joie, un brin d’excitation et beaucoup de cris que j’ai accepté d’être ta marraine.

Tes parents m’ont choisie, malgré le fait qu’aucun lien de sang ne nous unisse. Mais des liens d’amitié, que nous avons tissés au fil des années. J’espère qu’un jour, tu connaîtras, toi aussi, cette amitié si précieuse qui unit ta maman et moi depuis tant d’années. Cette amitié qui continue de grandir, qui évolue. Je prends cette demande comme un acte de fidélité. Parce qu’on choisit une marraine pour la vie. Et crois-moi mon bébé, tu auras à m’endurer pour la vie.

J’aimerais te dire que tu naîtras dans un monde où il n’y a que de l’amour, de la tolérance et de la paix. Malheureusement, tu découvriras que la vie est parsemée de hauts et de bas. Et sache que je serai là, peu importe si on doit «popper» le champagne ou sortir la boîte de kleenex (je préfère le champagne, un Veuve Clicquot de préférence, mais bon, mon rôle n’est pas d’être là seulement durant le positif de ta vie). Et je ne te demande rien en retour qu’une tonne de câlins et de bisous.

Mon beau filleul, parce oui, je sais déjà que tu seras beau, si tu as besoin d’une oreille attentive, de conseils ou simplement de quelqu’un qui comprend combien les blagues plates de ton père peuvent être désagréables, je serai là. Ma porte te sera toujours ouverte, ma chambre d’ami parée à recevoir un ado en crise ingérable. Je te promets de ne pas te juger, de ne pas te faire de reproches. J’essaierai sans doute de te faire voir ma vision de maman, mais crois-moi, c’est toujours moins pire quand ça ne vient pas de la bouche de nos parents. Et si tu cognes à ma porte, simplement pour avoir un moment de solitude, je t’accueillerai sans poser de questions, mais je serai là quand tu en auras besoin.

N’oublie jamais qu’il n’y a aucun rêve trop grand pour le réaliser. Qu’il n’y a pas une montagne que tu ne puisses gravir. Et lorsque tu auras besoin d’aide pour franchir tes limites, je serai là pour te donner la main.

J’ai hâte de te prendre pour la première fois, je verserai sans doute une ou deux larmes de bonheur. J’ai hâte de te garder, de t’emmener manger une crème glacée. De faire une activité spéciale pour ta fête et de voir tes petits yeux d’enfant émerveillés devant ce que nous, les adultes, trouvons si banal. Et j’espère, que lorsque tu nommeras mon nom avec le mot marraine, tu auras autant de fierté dans la voix que ton cousin en a quand il nomme le nom de ta maman.

J’ai si hâte de te rencontrer.

Ta marraine

Marie-Ève Veilleux
MARIE-ÈVE VEILLEUX

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