À toi que j’ai peur d’aimer complètement

couple trouble

À toi que j’ai peur d’aimer complètement,

Les sentiments sont là. Le goût de plonger tête première l’est tout autant. Et pourtant, je me retiens. À deux mains. De sauter à pieds joints dans ce qui pourrait sans doute être la plus belle histoire de tous mes temps.

Ne te méprends pas. J’ai simplement peur. Ne te remets pas en question. Ne nous remets pas en question. C’est la peur. C’est uniquement la peur qui me garde les pieds au plancher. C’est la peur qui me pousse à calmer les papillons qui me chatouillent l’intérieur. La peur qui me retient de planer. Haut. Très haut dans le ciel de ma vie.

Parce qu’avant toi, j’ai eu mal. Trop mal pour que ma naïveté me laisse aujourd’hui le champ libre. Trop mal pour que mon insouciance me donne son aval. Trop mal pour que ma tête s’époumone à te crier librement je t’aime. Même si c’est ce que mon cœur voudrait. Tous mes organes vitaux se sont liés ensemble pour le protéger, lui, ce grand naïf qui s’est foutu trop souvent des conséquences néfastes à se laisser aller.

Et pourtant… je sais très bien que je me mens à moi-même en tentant de demeurer groundée.  Parce que ça fait déjà un bout que je sais que je t’aime à en faire vibrer chaque petite parcelle de moi… même si j’essaie de faire comme si ce n’était pas encore totalement le cas. Comme si j’étais toujours en parfait contrôle de mes sentiments et de la situation tout entière.

La vérité, c’est que je t’aime à un point tel que je sais qu’il n’y aura jamais de retour en arrière possible. Je sais très bien que si ça devait maintenant se terminer, ce sera avec un cœur en miettes que je devrai conjuguer. Je suis entièrement consciente que je me mens à moi-même en tentant de te cacher mes sentiments, en faisant celle qui ne t’a pas encore entièrement remis son cœur. La vérité, c’est que tu en es l’unique propriétaire depuis déjà un certain temps. La vérité, c’est que je t’aime plus que je n’arrive à te l’exprimer. La vérité, c’est que je me sens tellement bien tout près de toi, que j’ai peur de devoir un jour survivre sans toi.

Et je crains si fort que tu ne sois pas au même endroit que moi actuellement. Je crains si fort qu’en me laissant aller, je te fasse peur. Alors je me cache. Derrière une épaisse carapace. Derrière un contrôle que je veux solide, mais qui n’est en fait qu’un écran de fumée. Sur lequel tu peux souffler à tout moment.

Ce que je ressens pour toi, c’est juste beau. Ce que je ressens pour nous, c’est ce que j’ai toujours envié des beaux couples d’amoureux autour de moi. Me disant que ça devait bien exister pour moi aussi… espérant très fort. J’ai le sentiment qu’on s’est trouvés. J’ai le sentiment que les astres ont travaillé pour que nos routes se croisent. J’ai le sentiment profond que c’était écrit dans le ciel. J’ai la certitude que c’est toi, celui que j’ai tant cherché.

Tu es mon match parfait. Tu es celui qui est arrivé au moment opportun, même si je voudrais t’avoir rencontré il y a de ça vingt ans. Pour avoir un historique commun. Parce que je sais que je ne me serais pas trompée. Parce que ça m’aurait évité d’errer si longtemps. Ça m’aurait évité de pleurer trop de fois. Parce que je sais que mes enfants seraient également les tiens aujourd’hui.

Mais faute d’avoir partagé conjointement ce bout de chemin de vie, je nous souhaite de bâtir un avenir où toi et moi jouerons les rôles principaux dans une histoire qui nous fera rêver tous les deux… et qu’au matin de celle-ci, on réalise que ce n’était rien de moins que la réalité.

Je t’aime et t’aimerai encore longtemps.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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