Lettre à mon tannant

mother hug little boy

À toi, mon enfant qui ne fait pas toujours comme les autres,

J’ai envie de te dire que je t’aime. Je ressens le besoin de te le rappeler parce que je sais que ces temps-ci, j’ai l’air d’hésiter.

C’est juste que ces derniers temps, j’ai l’impression de ne plus savoir comment te prendre, comment agir. Mes repères de maman me font défaut depuis que tout ce qui fonctionnait avec tes frères n’a aucun effet sur toi.

À toi, mon enfant que je ne comprends pas toujours, je veux que tu saches combien je suis tout de même fière de toi. Parce qu’à travers mes mots parfois durs, mes longs soupirs et parfois même mes larmes, je te trouve si intelligent. Je sais que ton cœur est grand et beau. Ne doute jamais : je suis fier de ce petit bout d’homme que tu deviens.

Je sais que bien souvent, mes demandes d’adulte ne font aucun sens pour toi. Tout comme j’ai réalisé que trop souvent, tes demandes d’enfant n’en font pas plus pour moi. J’ai l’impression que parfois, ta tête n’arrête jamais de tourner. Je me sens essoufflée pour toi. Mais à travers de ça mon petit homme, je t’aime et je ne cesserai jamais de le faire.

Si je prends une pause aujourd’hui pour tenter d’ouvrir mieux mes yeux, c’est que j’ai envie de voir au-delà de ce que tout le monde attend de toi. Toutes ces attentes-là qui me font perdre le focus sur tout ce que tu as de merveilleux à nous offrir, à nous apprendre. Parce que je sais que des fois, ce sont les grands qui doivent apprendre des petits !

À toi, mon enfant qui dérange, t’es beau. T’es beau dans ta vitalité, ton caractère, ton audace et ta joie de vivre. Oui, tu parles trop fort, tu bouges trop vite. Les gens sont là, à tes côtés, à lever les yeux au ciel et à pousser des soupirs et pourtant toi, tu continues de sourire. Tu rigoles, sans méchanceté, et tu continues d’avancer. Si tu savais comment des fois, j’envie ta légèreté, ton innocence.

C’est juste que moi, mon trésor, je les vois. Je les sens te juger et chaque fois j’ai le cœur qui veut éclater. Quand j’entends les autres parents t’utiliser pour expliquer à leur enfant que ce tu fais, on ne fait pas ça, j’ai envie de me mettre à hurler tellement j’ai de chagrin. Je leur en veux de ne voir que ça de toi. Je suis fâchée qu’ils ne tentent même pas de te comprendre un peu alors que toi, tu cherches à tout comprendre tout le temps.

À toi, mon enfant turbulent, j’ai envie de m’excuser si des fois je perds patience et que je te demande de te calmer alors que c’est moi qui se sent survoltée. J’ai envie de m’excuser aussi si, trop souvent, je te coupe la parole pendant tes discours endiablés. Je m’en veux d’avoir besoin de silence quand toi, c’est dans le bruit que tu te sens bien ! Si tu savais comment je suis désolée pour toutes les fois où je te demande de te retirer quand c’est moi qui aie besoin de m’isoler.

Je m’excuse parce que je voudrais que toujours, tu continues de croire en toi et que jamais, tu n’accordes trop de valeur à ceux qui te regarderont de travers; j’ai envie de te rappeler que tu mérites d’être aimé et respecté. Pour ce que tu es. Dans ce que t’as de plus beau… et de plus dérangeant en même temps !

Parce que je ne veux jamais que tu cesses de me parler ni que tu te mettes à m’éviter pour ne pas trop m’énerver, laisse-moi te rappeler mon grand que je serai toujours là pour toi. Que bien souvent, ce n’est pas toi le problème.

À toi, mon enfant pour qui tout va trop lentement, je veux que tu saches que ce n’est pas de toi dont je doute quand tu me vois l’air défait à te nommer que je suis fatiguée de répéter. Ce qu’il faut vraiment que tu saches mon chéri, c’est qu’à travers mes soupirs et tes défis, la seule personne de qui je doute … c’est bien de moi.

Phonzine
PHONZINE

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