Et si tu acceptais de l’aide, la mère

tired mother

On dit que ça prend un village pour élever un enfant. Tu as cru à cette affirmation seulement après la venue de ton premier petit trésor. Parce qu’avant ça, toi, tu étais une superwoman. Tu pensais t’en sortir toute seule avec ton chum, mais on va se le dire, dans notre société de métro-boulot-dodo, y arriver seuls est tout un défi. Tu savais qu’en ayant deux, trois ou quatre enfants, ça n’allait pas être de tout repos et tu assumes pleinement chacun d’eux, mais ce n’est pas pour autant que tu dois absolument tout faire seule.

Accepter le gardiennage qu’on t’offre pour profiter d’une soirée de répit ou le souper qu’on t’apporte, histoire de bien te nourrir, ne fait pas de toi une femme moins forte. Au contraire, ça prend toute qu’une force pour accepter l’aide qui nous est offerte : celle d’admettre qu’on a des limites.

Quand tu arrives d’une journée de fou, c’est agréable d’avoir un repas déjà prêt au frigo. Quand tu dois courir les rendez-vous pour ton plus jeune qui est TOUT LE TEMPS malade, c’est beaucoup plus facile de ne pas avoir à traîner les deux autres. Et quand tu arrives à la maison et que tu te rends compte que M. Net et Mme Chasse-taches sont passés, c’est tout à fait légitime d’être ravie et de snifer l’odeur de détergent qui plane dans ta maison.

C’est correct d’avoir besoin d’un break des fois. T’sais, même si t’en as envie des fois, tu ne peux pas mettre le petit sur le balcon, le temps d’une soirée pour te reposer. Alors quand ta mère, ta tante ou ta meilleure amie viennent à la rescousse, c’est parfait. Et elles l’aiment autant que toi, ton p’tit (OK, non, mais presque). Peut-être que la routine du dodo ne sera pas pareille. Peut-être qu’il mangera du sucré avant d’aller au lit. Ouin pis? Il ne va pas mourir pour autant.

Je sais bien que lâcher prise, ce n’est pas facile. Mais ça viendra avec le temps si tu fais ton bout de chemin.

Quand les badlucks t’arrivent les unes après les autres ou quand tu as une dure nouvelle à encaisser, c’est le fun de ne pas être seule. Quand ta famille, tes amies détectent ce moment où tu as besoin d’eux et qu’ils ne te laissent pas le choix, bien souvent, tu réalises que c’est exactement ce que ça te prenait. Et même si tu leur dis que ce n’était pas nécessaire, eux savent très bien que ce l’était.

Alors à toi, qui as de la broue dans le toupet. Qui ne sais plus où donner de la tête. Si, finalement, tu acceptais l’aide qu’on te propose?

 

Marie-Ève Veilleux
MARIE-ÈVE VEILLEUX

Une réflexion sur “Et si tu acceptais de l’aide, la mère

  1. LamamandeRose Répondre

    J’aimerais bien accepter de l’aide. #mamanmonoparentale247365épuisée

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