Lettre à l’homme de ma vie

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Aujourd’hui, j’avais envie de te jaser un peu. De tout, de rien. De nous, de toi. De nos enfants, de notre amour.

Ça fait plus de dix ans que nous sommes ensemble. 120 mois. 3650 jours. Nous avons traversé notre lot de tempêtes. Nous avons ramé sur des rivières mouvementées. Parfois à contre-courant. Nous avons marché sur des glaces fragilisées. Mais à chaque fois, nous l’avons fait ensemble. Pas toujours main dans la main, ni les yeux dans les yeux, mais nous l’avons toujours fait à deux. Le bateau a même déjà coulé. Plus de capitaine à bord. Nous étions chacun aux extrémités de la rive à regarder le bateau sombrer et à se demander ce que l’on était en train de faire. On a donc décidé de rembarquer dans le bateau et de foncer vers l’avenir. Arrêter de regarder le passé pour se concentrer sur le pourquoi on s’est aimés. Et pourquoi on s’aimait encore.

Quand je repense à nos débuts, c’est comme si c’était hier. Je te trouvais tellement beau. Séduisant. Comment je me trouvais chanceuse qu’un gars comme toi s’intéresse à une fille (ordinaire) comme moi. Faut croire qu’on était dus pour se trouver. Et se garder. Certes, il n’y a plus la magie de nos commencements. Mais qui peut réellement se vanter de ressentir les papillons du début après tant d’années ? Qui peut prétendre que l’attraction est tout autant présente après 10 ans de vie commune ? Par contre, l’amour y est encore. Est-ce que l’on s’aime plus ? Est-ce que l’on s’aime mieux ? Est-ce que l’on s’aime différemment ? On s’aime tout court, voilà. Sans « si » ni « pourquoi ». Avec délicatesse. Avec fragilité.

Nos enfants nous comblent. De bonheur, d’affection, de surprises. Nous n’avons pas la prétention de dire que tout est toujours rose et facile. C’est parfois souvent rock’n roll. Nos temps libres sont plutôt rares – voire inexistants. Mais notre famille est riche. Pas en argent. Mais en amour. L’expression le dit : tant qu’il y a de l’amour, il y a de l’espoir.  Ça me désole tellement de voir des couples, près de nous, qui s’effritent, s’effondrent et éclatent. Sans les juger, je pense à leurs jeunes enfants. Je sais que personne n’est à l’abri d’une séparation, aucun couple ne peut se jurer de s’aimer éternellement. Et fidèlement. Mais je sais, je sens et j’ai espoir que nous allons tout faire pour que nos vies familiale et amoureuse continuent de croître. Dans le respect de chacun. Avec nos qualités, nos défauts, nos bons et moins bons coups.

Mon amour, merci de garder notre cocon au chaud. De maintenir le cap quand j’ai parfois l’impression que je dérape. Tu me ramènes à l’essentiel. Notre famille est ce qui est le plus précieux à mes yeux. Et la base de notre famille, c’est toi, c’est moi, c’est nous deux ensemble. Continuons de ramer dans la même direction. Tiens ma main, je tiendrai la tienne.

Que cette décennie passée à tes côtés soit la continuité de notre amour grandissant.

Valérie Bousquet
VALÉRIE BOUSQUET

Une réflexion sur “Lettre à l’homme de ma vie

  1. Stephanie Tremblay Répondre

    Wow! C’est si beau et surtout tellement vrai! Superbe texte!

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