Être pâmée sur soi

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Être pâmée sur soi.

Oui, être en amour par-dessus la tête avec notre petite personne. S’aimer assez pour ne plus douter, se respecter, devenir toujours un peu plus celle qu’on a envie d’être.

Je viens de frapper un mur. Je pensais avoir fait un énorme bout de chemin à ce sujet. Je pensais que j’avais compris l’importance de tout ça, mais je réalise que non. Pas pantoute même.

Je suis séparée. Maman monoparentale avec une carrière en plein essor. Entourée d’amies formidables et pourtant, toujours la même petite peur qui n’est jamais bien loin : « Est-ce qu’on va pouvoir m’aimer pour moi complètement ». Et l’absence de réponses qui vient avec. Après une séparation, on m’avait tellement dit l’importance de revenir à soi avant de recommencer quoi que ce soit, de prendre le temps de se réapprivoiser pour refaire en quelque sorte sa propre connaissance en tant que personne unique et non plus la moitié de quelque chose. De prendre le temps de soigner ses blessures, ses peines. Et de s’aimer…

S’aimer assez pour ne plus accepter l’inacceptable. S’aimer assez pour mettre ses limites dans toutes les situations. S’aimer assez pour pardonner en même temps aux gens qui nous ont profondément blessée. S’aimer pour prendre enfin conscience de sa valeur.

Je me rends compte que malgré la confiance que je peux avoir professionnellement, et oui, souvent personnellement, je suis encore beaucoup trop fragile. Que, comme bien des filles, je suis portée à sauver les autres avant moi-même, à virer le monde à l’envers pour les gens que j’aime, à être prête à aller à la guerre pour défendre ceux qui sont dans ma vie, à conquérir la planète entière pour prouver mon amour, en oubliant complètement d’être douce avec moi d’abord et avant tout. De penser à nous, à notre petit cœur, à notre bien-être, ce n’est pas quelque chose qu’on nous enseigne. On nous dit d’être généreux avec nos camarades de classe, de faire des concessions pour tout le monde, de ne pas être égoïstes, mais je pense que la base de tout est de revenir à soi pour pouvoir encore plus être aimée des autres par la suite.

Quand t’es une maman monoparentale, tu as la chienne de ta vie que plus aucun homme ne t’aime. Tu traînes en plus tes blessures de l’ancienne relation dans laquelle tu n’étais jamais assez ou encore beaucoup trop. Tu te demandes vraiment s’il y aura quelqu’un qui pourra accepter ta réalité parce que tu ne viens pas toute seule; qu’il y a de la marmaille qui t’accompagne également. Quand tu te rends compte aussi qu’on ne t’a jamais vraiment aimée pour la personne que tu es complètement, parce que tu n’as jamais vraiment voulu montrer tout ce que tu étais, tu te demandes sans arrêt s’il y aura quelqu’un qui lèvera la main pour te la tendre. C’est à ce moment-là que tu réalises que tes doutes prouvent une chose : ton travail n’est pas terminé. Pis non, tu ne t’aimes pas encore assez.

Parce qu’une personne qui a pris le temps de tout régler n’est pas dans le doute; elle sait que le meilleur s’en vient. Quelqu’un qui a confiance en elle ne se demande pas quand le prince charmant sera au rendez-vous; elle le sait point. Anyway, elle n’est pas en attente… elle vit le moment en toute quiétude, et ça arrivera quand ça arrivera. Quand le cheminement est vraiment fait, elle n’accepte pas non plus d’être une deuxième, d’être en stand-by pour mille et une raisons, de se faire remettre en cause une fois de plus en étant pas assez ci ou trop ça.

Et elle attire les bonnes personnes pour elle. Pas les losers qui lui manqueront de respect. Pas les gars qui ne répondent pas aux critères qu’elle s’était pourtant fixés et qu’elle laisse tomber d’un coup que ça ferait l’affaire. Pas les gars indécis qui ont peur de s’engager avec elle.

C’est le travail d’une vie de s’aimer. De se remettre en priorité. D’être LA personne LA plus importante de sa vie. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça prend aussi parfois un méga coup de pied dans le cul, ou encore une MÉGA jambette de la vie pour s’en rendre compte.

Essaie fille, de faire la liste des cinquante qualités que tu as, et tu verras que spontanément tu seras plus portée à te trouver facilement des défauts. Essaie de ne pas te juger quand tu iras essayer un costume de bain malgré l’éclairage de marde qui te fait encore plus de cellulite. Essaie de te trouver belle, même le lundi matin quand clairement ta face te dit tout le contraire. Essaie de reconnaître l’impact que tu as dans la vie de ton entourage, à quel point tu es importante pour ben du monde. Essaie de flusher le gars que tu fréquentes en ce moment et qui ne mérite clairement pas autant d’attention, attention que tu lui accordes parce que c’est donc rassurant de savoir qu’il te porte un mini-peu d’intérêt hein?

Envoie-toi du love… beaucoup de love… Tu ne le feras jamais assez.

C’est aussi ce que je m’appliquerai à faire dans les prochaines semaines.

MELISSA NORMANDIN ROBERGE MELISSA NORMANDIN ROBERGE

Mélissa Normandin Roberge est une entrepreneure-née. Ayant fondée sa première entreprise à l'âge de 18 ans, elle s'est toujours donné comme mantra d'aller au bout de ses rêves et de vivre le moment présent. Maintenant conférencière et coach en affaires, elle est devenue une experte en paillettes, désirant convaincre les gens qu'ils peuvent briller en osant être unique, différent, et surtout être eux-mêmes complètement. En savoir plus...

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