Ce que je ne savais pas avant d’être maman

baby sleep on mother

Avant d’être maman, je croyais avoir un bagage de connaissances suffisant pour faire face à la vie et j’étais bien loin de me douter du nombre d’informations qui échappaient à mon savoir maternel.

Je ne savais pas qu’un enfant de un an peut combattre le sommeil mieux que quiconque uniquement pour ne rien manquer du train-train de la maisonnée.

Je ne savais pas qu’un grilled-cheese coupé en quatre plutôt qu’en deux pouvait provoquer une crise de bacon.

Je ne savais pas que les mamans ont bien peu d’intimité, ne serait-ce que deux minutes pour aller à la salle de bain.

Je ne savais pas qu’un humain avait la faculté de raidir tous les muscles de son corps au moment même où on lui enfilait un habit de neige.

Je ne savais pas qu’en dormant avec notre enfant, le risque de recevoir un coup de coude mieux exécuté que celui d’un lutteur professionnel était relativement élevé.

Ceci dit, je ne savais pas non plus que mes bras pouvaient  servir de repère pour trouver réconfort et sécurité, tel un bouclier le protégeant du monde extérieur, pour un petit être.

Que le mot maman pouvait sonner si doux aux oreilles et apporter tant de fierté.

Que les baisers d’une mère ont le pouvoir de faire disparaître tous les bobos, petits et gros.

J’étais loin de me douter que souffler des bulles de savon pouvait générer des éclats de rires interminables.

Ni que je pouvais autant m’émerveiller devant un enfant qui prend son petit verre à bec de ses deux mains potelées et l’entendre boire son lait bien gras.

Je ne savais pas que je pouvais être l’idole de quelqu’un et moi l’admiratrice numéro un d’un bébé de six mois.

Qu’une mère devient bien impuissante et insécure devant son enfant fiévreux.

Que nos meilleures amies deviennent de parfaites tantes par choix, affectionnant nos bébés comme si elles étaient un membre de la famille.

Qu’une mère trouve toujours du courage, de la force et qu’elle est toujours prête à se battre pour assurer le bien-être de son enfant, peu importe les épreuves.

Que s’endormir le nez blotti contre la nuque de son enfant peut faire fuir toute source d’anxiété.

Que les passions de nos enfants deviennent rapidement les nôtres.

Qu’on ne se lasse jamais de regarder son enfant jouer et découvrir.

Qu’on accouche aussi d’une capacité de résilience incroyable le jour où notre enfant voit le jour.

Avant de connaître la maternité, je ne savais pas que ce rôle pouvait être si épuisant. Mais j’ignorais tout autant que mon cœur pouvait contenir autant d’amour pour une seule petite personne.

Josée Ouellette
JOSÉE OUELLETTE

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