Mes enfants, voici à quoi vous devriez penser lorsque vous m’en voulez

unhappy kid with mother

Mes enfants,

Je sais que des fois, vous m’en voulez et vous vous demandez si je vous aime réellement. Parce que vous êtes frustrés d’un refus de sortie. Parce que vous me trouvez injuste ou trop sévère. Parce que je vous ai donné une conséquence, non méritée à vos yeux.

Quand ces moments arrivent, pensez à ces samedis matins d’hiver où je me lève pour déneiger la voiture afin de vous amener à vos activités. Vous savez, ces matins où je profiterais du moment pour boire mon café en pyjama en lisant? Oui oui, ceux-là.

Pensez au trouble que je me donne lorsque je fais vos lunchs, afin que vous ayez tous un petit quelque chose que vous aimez. Vous savez, lorsque j’achète et que je prépare toute une variété de crudités afin que vos favorites soient dans votre boîte à lunch? Ben oui, je pourrais juste vous mettre tous la même affaire, mais je préfère que vous soyez heureux en l’ouvrant.

Pensez à ces matins où je me lève encore plus tôt pour vous préparer un smoothie parce que vous avez droit à une collation spéciale à l’école. Je le fais pour voir les étoiles dans vos yeux. Parce que ces étoiles-là, elles sont les plus belles et les plus lumineuses du monde.

Lorsque vous vous demandez si je vous aime, pensez à la montagne de lavage hebdomadaire que je me tape. Ces soirées à plier du linge devant la télé au lieu de faire quelque chose pour moi. À faire la chasse aux bas, en ne comprenant juste pas comment ils peuvent disparaître de même!

Pensez aux pâtés chinois et aux sauces à spaghetti qui prennent des heures à faire. Si vous saviez comme je déteste ça, moi, piler des patates et ouvrir des dizaines de boîtes de conserve! Mais je le fais pour vous, mes amours. Parce que vous, vous trippez lorsque c’est ça qu’on mange pour souper.

Pensez aux parties de soccer sous la pluie, aux pratiques de hockey interminables à me geler les fesses sur les bancs d’aréna. À la course contre la montre pour arriver à l’heure aux activités de toutes sortes et aux fêtes d’amis. À cette conciliation travail-famille-loisirs que je tente de faire le mieux possible. À cette organisation qui devient presque une maladie mentale par bout!

Lorsque vous vous demandez si je vous aime, pensez aux nuits de sommeil entrecoupées, aux fois où je vous ai consolés de vos cauchemars et où je vous ai permis de dormir dans mon lit. Pensez au temps que je prends pour aller vous border, pour répondre à vos nombreuses questions ou pour vous écouter raconter votre journée.

Pensez aux nombreux épisodes de Dora, de Toc toc toc ou de Pat’Patrouille que j’ai dû me taper sans montrer que j’en étais lasse. Ces moments collés contre vous sur le divan, devant la télé, à juste savourer le moment.

Oui, je fais tout ça parce que je vous aime. Et oui, ça me rend heureuse, bien sûr, parce que mon bonheur est directement lié au vôtre. Alors oui, tout ça, je le fais parce que je vous aime. Souvenez-vous-en! Et souvenez-vous que c’est la même chose pour les règles et les conséquences. Elles sont là, et je les maintiens, pour faire de vous des adultes responsables, respectueux et heureux.

Tout ce que je fais, je le fais pour vous mes amours. Parce que je vous aime comme jamais j’ai aimé et comme jamais j’aimerai. Parce que vous êtes ma priorité, tout le temps, même quand vous n’êtes pas avec moi.

L’autre jour, vous m’avez questionné à savoir qui j’aimais le plus dans la vie. J’ai répondu que c’était vous. Puis vous m’avez demandé si je vous aimais plus que je m’aimais moi-même. J’ai pris un court moment pour réfléchir et j’ai répondu oui.

Émilie Allard
ÉMILIE ALLARD

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