À toi, la nouvelle maman, j’aimerais te dire

mother with newborn at home

À toi la nouvelle maman,

J’aimerais te dire que dès la naissance de ton bébé, tout ira pour le mieux, chaque jour. Que tu ne connaîtras ni le doute, ni la remise en question, ni la peur, ni l’incertitude. Que tout sera beau, que tout sera rose. Que tu vivras sur un éternel nuage de pureté et de légèreté. Mais je mentirais si je ne te disais pas qu’il t’arrivera plus d’une fois de te lever le matin en te demandant si tu fais la bonne chose, si tu es à la hauteur, si ton « mieux » est suffisant. Qu’il y aura un ou quelques moments où ton nuage sera un peu plus gorgé de pluie, un peu plus gris. Et c’est parfaitement normal. Laisse ton nuage se libérer de sa lourdeur, tu redeviendras légère bien vite.

J’aimerais te dire que ton ancienne vie ne te manquera jamais. Que l’arrivée de ton enfant comblera tous tes vides, tous tes manques. Que chaque jour, tu fileras le parfait bonheur à vivre et apprécier ces moments qui parsèment ta nouvelle vie de maman. Mais je dois tout de même te dire que fort probablement, certains matins, tu donnerais tout ton petit change pour vivre ne serait-ce qu’une soirée de ta vie antérieure. Celle où tu étais libre, sans responsabilités, sans aucune obligations envers personne. Oui, ça t’arrivera. Et j’espère que tu ne te sentiras pas honteuse pour autant. Rappelle-toi de prendre du temps pour toi, à l’occasion. Tu as le droit de te faire passer en premier et de retrouver la femme que tu es, une fois de temps en temps. Sans culpabilité, d’accord?

J’aimerais te dire tu seras patiente, aimante, disponible, généreuse, calme, souriante, attentionnée et forte, à toute heure de la journée. Mais avant tout, je dois te dire que ton bébé, malgré tout l’amour que tu lui porteras, t’amènera à des limites qui t’étaient encore inconnues. Tu découvriras bien vite que tu es beaucoup plus patiente, aimante, disponible, généreuse, calme, souriante et forte que tu ne le croyais. Par contre, je dois te dire qu’il t’arrivera d’avoir envie de tout foutre ces belles qualités de côté et d’être fâchée, égoïste, vulnérable et impatiente, ne serait-ce que quelques minutes dans ta journée. Tes émotions, elles seront peut-être stables, elles seront peut-être en montagnes russes. On s’en fout, ce qui compte, c’est que tu te laisses la chance de les vivre, de les comprendre et de les accepter.

Au final, j’aimerais te dire que ton petit, tu l’aimeras chaque jour de plus en plus. Que parfois, tu le prendras dans tes bras et que ton cœur sera tellement débordant d’amour que tu auras envie de le serrer fort, trop fort. Que tu éprouveras de la fierté pour ce petit être absolument chaque jour de ta vie, quel que soit le geste insignifiant qu’il posera. Que son rire restera toujours le plus beau son à tes oreilles et que tu feras tout ce que tu peux pour l’entendre le plus souvent possible. Que tu trouveras toujours, sans exception, que c’est le plus beau du monde entier, le plus intelligent, le plus tout. Mais en fait, je dois te dire… Non. Je n’ai rien à redire à ce sujet.

Tout ça, je t’assure, c’est une certitude.

ARIANE LEPAGE-HURTEAU Ariane Lepage-Hurteau

Ariane Lepage-Hurteau a le trouble compulsif du voyage, une vraie maladie pour laquelle il n’existe aucun remède sauf celui de voyager encore et encore. Née d’une maman agente de voyages, elle a eu le gène du nomade dans le sang dès son plus jeune âge. Résultat? Elle n’a jamais plus de 1500$ dans son compte en banque, puisque c’est le montant que ça prend pour acheter un billet d’avion à destination d’à peu près n’importe quel pays! En savoir plus...

Site Web Page Facebook


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *