Mon homme, rallume l’étincelle s’il te plaît

depressed woman with man in bed

Mon homme,

Je me suis levée triste ce matin. J’ai mal dormi suite à une divergence d’opinion sur l’éducation de nos enfants, une petite chicane sans grandes conséquences, faisant partie de notre routine de vie.Elle aurait dû être comme toutes les autres, cette petite chicane. On n’a échangé aucun mot dur. On ne s’est pas manqué de respect, on ne s’est pas détestés ou malmenés. On a simplement échangé, mais nos cœurs ne se sont pas rejoints au petit matin.

J’ai bien cherché ce qui n’allait pas, toutes les heures de ma nuit. J’ai repassé notre conversation et tenté de cerner ce qui provoquait mon insomnie. Je me suis rappelé ton visage, ton regard et les gestes posés et chaque seconde ne m’a pas apporté la réponse espérée.

Puis, en croisant ton regard au déjeuner, j’ai compris ce qui me faisait mal. J’ai compris ce que je ne voyais plus dans tes yeux.

Je ne vois plus l’étincelle. Celle des premiers jours où je voyais naître ton amour. Celle des premières semaines où je voyais ton engouement à mon égard et ta soif de tout savoir. Celle des premiers mois où mon franc-parler, mon côté passionné et mon exubérance te plaisaient et t’enchantaient. Celle lorsque nous avons échangé nos vœux et à travers laquelle je voyais un amour infini et un désir de toujours rester unis. Mais surtout, celle des premières années où j’ai vu plus souvent qu’autrement, l’admiration dans tes yeux lorsque ceux-ci se posait sur moi.

Et depuis des secondes, des heures, des semaines, des mois, je ne la vois pas, je ne la vois plus.

Pourtant, je me suis faite belle souvent pour toi. Pourtant, dès que je sentais un éloignement, de ma part ou de la tienne, j’ai bougé les choses pour que jamais nous ne nous perdions.  Pourtant, j’ai pris soin de toi, provoquant nos plus belles rencontres à coups de petites attentions. Pourtant, j’ai nourri mon ambition afin de gravir professionnellement les échelons, pour m’épanouir et voir toujours, à travers ton regard, ton admiration. Pourtant, dans mon regard à moi, l’étincelle est toujours là : comme une flamme qui s’amenuise parfois, je provoque les choses et elle revient alors forte et passionnée.

Et je me demande où j’ai failli.

Je suis triste parce qu’en ce moment, je perds lentement espoir de voir revenir cette étincelle dans tes yeux. Celle qui rallume la mienne et me donne envie de continuer la route avec toi, de me voir vieillir à tes côtés avec la conviction que mutuellement, nous nous admirons.

Chéri, ce soir, je me ferai belle et cette fois, regarde-moi. Accroche ton regard au mien et rallume l’étincelle s’il te plaît.  Notre bonheur en dépend.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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