Les 7 mauvaises raisons de courir comme une poule pas de tête de la mère moderne

depressed mother doing laundry

C’est un fait, en tant que mère de famille, tu cours du matin au soir. Pour toi, c’est une fatalité; être maman implique de vivre à un rythme complètement débile à l’année longue. Loin de moi l’idée de banaliser l’ampleur de ta tâche mais soyons honnêtes, t’as plusieurs mauvaises raisons de courir.

#1  Le ménage que tu fais compulsivement comme une débile mentale

Lavage, balayeuse, vaisselle, époussetage, salles de bain à nettoyer, tu fais ça en boucle comme un robot sans jamais te demander si ça se ferait de sauter une semaine pis d’envoyer promener les graines en dessous de la table.

Je ne suis pas en train de te dire de faire la grève du ménage pis de vivre dans une soue à cochons. Ce que je te dis, c’est que ça pourrait être une maudite bonne idée de te relaxer le balai pis de donner un break bien mérité à ta laveuse qui n’en peut plus de tes huit lavages par semaine. Personne ne va mourir s’il fait pipi dans une toilette avec un cerne rose, personne ne va exploser en pilant sur une graine de toast, le lavage ne va pas s’enflammer parce qu’il est dans le panier de linge sale depuis une semaine. PIRE encore; ton p’tit va survivre s’il met le même gilet deux jours de suite pour cause de pu de linge propre et les chances qu’il en garde des séquelles sont, selon les statistiques, pratiquement inexistantes.

Tu trouves que mon conseil sent le réchauffé ? Ben parfait. À c’t’heure explique-moi pourquoi tu ne l’appliques pas déjà.

#2  Les bains que tu n’oserais jamais sauter

Loin de moi l’idée de t’encourager à ne pas donner le bain à ton p’tit. Mais après une journée de m*rde qui a commencé à quatre heures du matin quand le plus jeune s’est réveillé et qui s’est poursuivie à grands coups de dégâts de lait, de trafic, de retard, de souper qui brûle pis de menstruations sur le bord de débarquer, pourquoi tu t’entêtes quand même à faire mariner tes p’tits dans deux pieds d’eau au lieu de les coucher as is en te disant que tu vas te reprendre demain ? Selon les statistiques, les chances que tu réactives le choléra parce que tu sautes un soir de bain sont de minces à nulles; donne-toi un break pis va t’évacher dans le divan au lieu de laver des craques de fesses et pis des dessous de bras.

#3  La ribambelle de cours auxquels t’inscris tes p’tits

T’as l’avenir pis les passions de tes enfants à cœur, ça fait que tu veux qu’ils découvrent ben des affaires pis la meilleure façon de faire ça, c’est de les inscrire à un paquet de cours. Piscine, soccer, cirque, karaté, dessin, ballet, name it. L’affaire, c’est que tous ces beaux cours-là doivent entrer dans une case horaire libre de ta semaine, pis ça, il en pleut pas. C’est de même que tu te ramasses à courir le marathon le jeudi soir dans le trafic pour te dépêcher de faire manger ton plus jeune avant son cours de piscine à six heures et chaque fois que tu te retrouves dans le vestiaire à lui arracher le linge sur le dos en cinquième vitesse pour éviter qu’il soit en retard, tu te demandes avec quelle espèce de force ou de chance de malade, t’as réussi à partir de la job à 16h30 pour finir par être là à 17h55.

Loin de moi l’idée de te dire de ne pas inscrire tes p’tits nulle part. Mais entre toi pis moi, une activité par semaine, c’est ben en masse à moins d’être masochiste. Pis sauter une saison de temps en temps pour te donner un break, ça n’a rien de cruel.

#4  Les sorties éducatives que tu multiplies pour stimuler tes p’tits

Tu veux que tes enfants aient soif d’apprendre et pour stimuler ça, rien de tel que des sorties éducatives. Le hic, c’est que le seul temps que tu as pour les faire, c’est la fin de semaine en même temps que le lavage, le ménage pis la préparation des quarante-douze soupers de la semaine qui vient. Ça fait qu’en tant que bonne mère de famille avide de réussir à tout faire pour avoir une maison spic and span et des enfants heureux, tu essaies de conjuguer le tout et tu finis ton samedi soir à moitié évanouie dans le divan.

Pourquoi tu t’imposes ça ? C’est cool, des sorties éducatives. Mais es-tu vraiment obligée d’en faire TOUTES les fins de semaine ? Si t’es brûlée pis t’as la gueule à terre, n’est-ce pas possible de juste canceller le projet pis rester en mou un bon samedi matin ? Tes p’tits ont besoin d’être stimulés c’est vrai, mais ils ont aussi besoin de relaxer un bon moment donné. Pis oui, ils ont aussi besoin de prendre l’air mais pour ça, y’a ta cour arrière pis le parc d’à côté.

#5  Les anniversaires Pinterest que tu t’imposes

C’est la fête de ton p’tit pis t’as des idées de grandeur. En fait, t’en as année après année. Si ça se passe bien, c’est une ben bonne nouvelle. Mais si ça se passe mal, je peux-tu te demander pourquoi tu continues de t’imposer ça sans jamais te rappeler comment tout ça risque de finir ? Après trois heures d’affilée à essayer de décorer ton maudit gâteau un peu sur le camp à dix heures et demie le jeudi soir, tu vas possiblement le regarder avec le découragement le plus total en réalisant que ça t’a coûté soixante piastres de stock pour faire un gâteau qui n’a pas de face alors que tu aurais pu en avoir un sur mesure pour cinquante juste pour le principe « de le faire toi-même ». Tu vas te coucher à pas d’heure et le lendemain, t’auras pas de face

#6  L’incapacité que tu as à déléguer

C’est là qu’on arrive au cœur du problème. T’es dans le jus. Tout le temps. Parce que chez vous, tu fais tout. C’est pas moi qui le dis, c’est toi. Mais c’est quand, la dernière fois que tu as demandé un coup de main à ton chum (sans repasser en arrière de lui, idéalement). Je sais que t’as le goût que les choses soient faites à ta façon, mais si tu t’écoutes ben comme il faut, tu vas réaliser que t’as encore PLUS le goût qu’il te reste cinq minutes pour prendre un café chaud le matin pis une grosse demi-heure le soir pour boire ton verre de blanc. Pis pour réussir à faire ça, c’est ben simple, il va falloir que tu commences à demander de l’aide à ton homme, à ta mère pis à tous ceux qui voudront bien te donner un coup de main. C’est pas un signe de faiblesse, fille. C’est un signe de santé mentale. C’est le contraire qui fait peur.

#7  Le maudit sentiment de culpabilité que tu ressens chaque fois que tu fais rien

Le jour où tu finis par débrayer vingt minutes pour rien faire pantoute, tu paniques. Tu paniques parce que quand tu t’assois sur ton dernière, ton premier réflexe, c’est de te demander ce que tu as oublié de faire et/ou de te sentir ben coupable de ne pas être en train d’accomplir une tâche quelconque.

Avoue.

Let it go pis arrête de courir pour les mauvaises raisons.

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