Pour vous, mes enfants, que j’aime à parts égales

kids and mother

Mes chers enfants,

Hier, vous m’avez demandé lequel d’entre vous j’aimais le plus. En tant que maman, une telle question ne m’a jamais traversé l’esprit. Alors, telle une politicienne aguerrie, je vous ai répondu que je vous aimais différemment, chacun de vous, ni plus ni moins. Pas un plus que l’autre, pas moins non plus. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce qui fait la beauté de notre famille, ce sont les particularités de chacun d’entre nous, cette façon magnifique que vous avez de vous compléter, mes amours.

Aujourd’hui, je pense à vous. Vous qui faites partie d’un tout, mais qui êtes si différents l’un de l’autre. C’est ce qui fait notre force. L’amour n’est pas un concours, ni une course, afin de savoir lequel d’entre vous va amasser le plus de câlins, de bisous, de bravos. Mes flocons d’amour, vous parsemez ma vie  de vos qualités, vos forces et votre unicité. Vous êtes le tapis blanc de ma vie, les racines de mes pensées, le souffle qui me permet d’avancer. Chaque jour, un peu plus. Un peu plus, un peu plus loin.

Mon aîné, je t’aime pour ton calme olympien. Pour la façon que tu as de me faire part de ton état d’esprit en un seul regard. Le lien qui nous unit est spécial, irremplaçable. Tu as tracé le chemin, à grands coups de danses du bacon et de tests de patience à n’en plus finir. Chacune de tes premières fois est aussi ma première fois, en tant que maman.  Tu as été mon école, mon premier grand amour, l’étincelle de mes longues nuits blanches, l’étoile qui a guidé ma maternité. Encore aujourd’hui, sans le savoir, tu m’apprends tant de choses, chaque jour qui passe.

Mon milieu, je t’aime pour la place que tu sais prendre. Tantôt farouchement, parfois candidement, tu déplaces de l’air, ma p’tite bombe nucléaire. Tu es à la fois ma machine à questions ambulante, mon lapin Energizer, mon bulldozer.  Curieuse, ambitieuse, fonceuse, tu défonces les portes les plus lourdes, tête première s’il-vous-plaît-merci. Ton humeur est une montagne russe d’émotions, qui va à plus-que-grande vitesse. Tu es l’épice de nos jours fades, le zeste de notre routine, l’arc-en-ciel des jours de pluie.

Mon bébé, je t’aime pour ta simplicité. Tu es mon âme créatrice, ma p’tite bebitte, mon mini-moi version insouciante au centuple. Tu m’épates et me surprends chaque jour par ta créativité, ta spontanéité et ta surprenante maturité. Avec ton sourire en coin et tes p’tits yeux moqueurs,  tu arrives à charmer les plus grincheux. Multipliant les chu-capab-tu-seule , force est d’admettre que tu y arrives mieux que mal. Tu es le chaînon qui termine la boucle, ce p’tit je-ne-sais-quoi, mon lingot d’or.  Tu m’épates, mon bébé, bien plus que je n’ose l’admettre.

Hier, vous m’avez demandé lequel d’entre vous j’aimais le plus. Aujourd’hui, je vous écris quelques-unes des mille et une raisons qui font que chacun de vous mérite une part égale de mon cœur. Mes chéris, sachez que maman vous aime pour vos différences, ni plus ni moins. Et hier toujours moins que demain.

 

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

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