Joyeux Noël à toi, petite maman dans le besoin

sad woman with xmas tree

L’hiver est là. La première neige est tombée. Pour toi,  petite maman, il fait de plus en plus froid. Dans ton lit et dans ton cœur, ce n’est pas aussi joli et une certaine grisaille s’est même glissée dans ton portefeuille, ce qui ne fait qu’amplifier ton sentiment de solitude immense.

La veille des premiers flocons, lorsque tu as ouvert le placard pour sortir les vêtements d’hiver de l’an passé, tu as pleuré, beaucoup. Plus rien ne fait.

Ta grande a trop poussé, ton petit dernier refuse catégoriquement de mettre les vêtements de ses sœurs et ta milieu, comme toujours, crie à l’injustice si elle n’a pas elle aussi une soute d’hiver neuve. Tu n’as pas le budget. Tes derniers sous se sont envolés pour payer la corde de bois et la dernière épicerie.  Épicerie est un grand mot car souvent, je te vois qui ne mange pas pour être certaine que tes enfants ne manquent de rien.

Tu t’endors alors le ventre vide et les yeux pleins de larmes en souhaitant ardemment qu’une bonne étoile veille sur toi.

Pour mieux dormir, tu annonces à tes enfants que ce soir, c’est spécial; on peut dormir avec Maman. Ce qu’ils ne savent pas c’est que tu as besoin d’eux pour te réchauffer. Il fait tellement froid. Avec tes petits minous collés sur toi, le vide est moins grand et ton courage s’amplifie.

Tu en auras besoin, du courage, pour traverser un autre hiver en réussissant à payer tes bills d’hydro et tous tes autres comptes.

Tu vois tes enfants manger leurs petits chocolats du calendrier de l’Avent et tu sais ce qui s’amène. Noël. Une fête, qui en théorie devrait être magique, est pour toi un très dur moment à traverser. En mangeant leurs chocolats, tes enfants feuillettent le catalogue Sears en s’exclamant,  Wow! Et des je veux ! Surtout des je veux…

Et tu te mets à angoisser.

Tu te mets à te juger, à te dire que tu es une mauvaise maman car tu n’as pas les moyens d’acheter à tes enfants tout ce qu’ils réclament. Tu sais très bien que tu ne pourras pas les contenter, que tu n’as pas les moyens de leur offrir tous les items qu’ils ont découpés avec minutie dans le catalogue. Tu as beaucoup d’appréhension de voir s’éteindre les étincelles dans leurs yeux lorsqu’ils développeront leurs cadeaux.

Tu t’endors alors avec le ventre de plus en plus vide et avec les yeux de plus en plus pleins.

Le temps continu d’avancer et les chocolats diminuent. Tu travailles sans relâche pour faire en sorte que tes enfants aient un Noël parfait. La journée du réveillon, tu es épuisée. Tu n’as qu’une envie, te coucher dans ton lit vide et froid et attendre que ça passe. Tu te dis que la magie de Noël n’existe pas. Qu’encore une fois, c’est une chose que seuls les riches peuvent avoir.

Et puis, tu vois tes enfants. Tu les regardes et tu les trouves beaux. Ils rient, ils chantent. Pour eux, c’est la fête ! Et c’est là que tu la vois, la Magie.

L’innocence de tes enfants à ne pas savoir combien ont coûté leurs cadeaux, ne pas savoir qu’ils ont déjà appartenu à quelqu’un d’autre. Ce n’est pas la boîte qu’ils regardent, ni l’étiquette de prix, ni même leurs découpages de catalogue…

C’est le moment, l’environnement qui les entoure, rempli d’amour.

Tu réalises alors que le cadeau qu’ils te font n’est pas palpable, ni tangible. Tu comprends que tes enfants, en plus de te donner le courage d’avancer quoi qu’il arrive et de garder espoir, remettent tes priorités à la bonne place. Carpe diem. Ce soir, lorsque tu t’endormiras, ce sera ton cœur qui sera plein, pas tes yeux.

Ce n’est pas l’argent qui rend la vie plus facile et magique; c’est ce que nous faisons tous les jours de notre quotidien avec les moyens que nous avons.

Joyeux Noël petite maman.

Margaux MacKay
MARGAUX MACKAY

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *