J’ai beaucoup d’espoir pour toi, la maman de demain

mother kiss baby

J’ai beaucoup d’espoir pour toi, la maman de demain.

J’ai espoir qu’un jour, tu pourras faire des choix pour ton enfant sans que l’on te fasse sentir que ce ne sont pas les bons. Que tu pourras prendre toutes les décisions que tu voudras sans faire grincer des dents les femmes qui n’auront pas fait le même choix que toi. J’aimerais que tu puisses les assumer sans que personne ne te fasse douter, parce qu’il n’y a rien de pire que le doute. Ça te hante et te martèle l’intérieur.

J’ai espoir que ces personnes qui jugent aujourd’hui sauront qu’il n’y a pas qu’une seule bonne façon de faire, mais beaucoup de mauvaises façons de réagir. Qu’un enfant nourri au sein ou au biberon, c’est un enfant nourri, point final, et qu’il faut cesser de chercher plus loin. Qu’elles réalisent qu’elles mettent trop de temps et d’efforts à juger les gestes des autres. Qu’elles se rendent compte qu’elles creusent un fossé un peu plus creux chaque jour entre les mères de ce monde, situation où la compétition n’a pas lieu d’être.

Devenir mère pour la première fois est un moment de grande vulnérabilité. Sous l’œil observateur de toutes ces femmes qui sont devenues mères avant nous et aussi de toutes ces femmes qui, même sans être mères, se permettent de nous donner des conseils, on entend sans trop savoir quoi écouter. On essaie, on se trompe, on réessaie et on se trompe à nouveau avec comme auditoire, la société au grand complet.

On se sent jugées partout et tout le temps, même lorsque l’on ne l’est pas vraiment. Le simple fait d’avoir déjà enfanté donne le droit à certaines personnes de commenter. Des mots mélangés à un cocktail d’hormones et les larmes coulent déjà sur les joues de la mère qui ne se trouve pas adéquate.

Dans l’objectif que les commentaires négatifs ne les atteignent plus, j’aimerais que les nouvelles mamans soient assez fortes pour se demander : « Et le principal intéressé là-dedans, celui pour qui tout le monde se permet de me juger, semble-il si malheureux de m’avoir comme maman? ».

Le temps est venu d’apprendre à ces personnes qui jugent que la maternité n’est pas une course avec un fil d’arrivée où les mamans se bousculent sur un podium selon leurs compétences maternelles. Aucune mère n’emprunte le même chemin. Aucune mère ne rencontre les mêmes obstacles. Aucune mère n’apprivoise la maternité avec le même bagage. Donc, à quoi bon vouloir les comparer ? Toutes deviennent spécialistes de leur enfant et de leur bien-être; apprenons donc à écouter leurs peines et leurs joies au lieu de vouloir leur enseigner une vérité qui ne s’applique pas toujours à toutes les situations.

Maman de demain, je te souhaite un monde meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui et j’ai bon espoir que nous y arriverons avec le temps.

Roxanne Lavoie
Roxanne Lavoie

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