9 choses à ne pas faire si tu es la maman d’une petite grosse

chubby little kid

Chère maman d’une petite grosse,

Ma mère a déjà été dans tes souliers et comme toi, elle faisait du mieux qu’elle pouvait. Question de te faciliter la tâche par temps durs, vois neuf choses que tu ne devrais pas faire.

 #1  La santé passe bien avant la ligne

Le poids peut affecter la santé, c’est certain, mais pas forcément non plus. On peut être gros et en santé. Si ton enfant est obèse au point où ça affecte son développement et sa santé, c’est un problème qui aurait dû être pris en charge bien avant d’en arriver là. Mais si sa santé va bien, on s’en balance de son poids.

 #2  Ne lui suggère pas de perdre du poids et n’accepte pas qu’elle s’engage à en perdre

Le corps peut être modifié des millions de fois, si on ne modifie pas  d’abord l’image de soi, ce sera complètement inutile. Apprends à ta fille à aimer son corps. Grâce à lui elle peut jouer, flatter des animaux, marcher, courir, faire des câlins. Son corps est le sien et gros ou petit, il a la même valeur. Une enfant ne devrait pas s’inquiéter à propos de son poids. Explique-lui que sa vie va être tout aussi intéressante que si elle était mince.

 #3  Ne lui fais pas de commentaires lorsqu’elle mange

From the lips to the hips ma mère me disait. Et chaque fois une vague de honte chaude se développait sous mes orteils, enveloppait mes jambes et grimpait jusqu’à ma bouche. Le coeur me levait et j’avais l’impression que je ne valais rien. Se gâter avec un beigne ou une poutine une fois de temps en temps, ce n’est pas criminel. Même quand on est grosse. Et ta fille a le droit de le faire à l’occasion sans se sentir comme un tas de merde honteux.

 #4  Laisse faire les commentaires

Partout, on nous rappelle à quel point notre corps dégoûte certains. À la maison, ta fille ne devrait pas se sentir jugée. Ses émotions et sa dignité devraient être conservées intactes en tout temps auprès de ses parents.

 #5  Arrête d’être obsédée par ta propre ligne

Ce que tu dis tout haut de ton corps, ta fille le pensera fort probablement du sien. Apprends à t’aimer pour lui montrer comme s’aimer aussi. Je connais des femmes minces  qui se trouvent toujours trop grosse et qui gardent le souvenir de leur mère qui n’aimait pas non plus son corps. Si tu n’aimes pas ton corps, pense à elle et abstiens-toi de le dire tout haut; les enfants entendent tout.

#6  N’insulte jamais d’autres gens en disant qu’ils sont gros dans leur dos

Ta fille entend tout ce que tu dis. Si la grosse madame au Mcdo te dégoûte, imagine ce que ta fille croit que tu penses d’elle. Premièrement, le corps des gens ne te regarde pas. Deuxièmement, ta fille se voit peut-être en eux. S’ils sont écœurants, elle l’est forcément aussi. Non?

#7  Rappelle-lui que c’est la société qui est tordue, pas son corps

On vit dans un monde sévère et souvent méchant. Si tu n’entres pas dans le moule, on se fait un plaisir de te le rappeler et de te dévaloriser. Comme si ton corps était offusquant, comme si on pouvait tout savoir de toi en te regardant. On dit que les grosses sont paresseuses, mangent mal, mangent trop, qu’elles ont une piètre santé et ta fille voit les regards que certains adultes minces portent sur les grosses. Elle entend les blagues cruelles dans les films et les émissions et c’est important qu’elle comprenne que c’est la société qui est dans le tort, pas elle. Notre existence ne devrait pas déranger. Tout le monde a le droit d’exister en paix et dans la dignité. Rappelle-lui tous les jours. Tu peux le faire subtilement ou en le lui disant clairement. Mais rappelle-lui.

 #8  Rappelle-lui qu’être grosse n’est pas la pire chose qu’elle puisse être

 Contrairement à ce que la vie a essayé de m’enseigner, il y a des choses beaucoup plus désolantes qu’être grosse. Être méchant, malheureux, violent, égoïste, raciste, sexiste, etc sont bien pires qu’être grosse.

#9  Ses choix nutritifs devraient être éclairés 

Même s’il n’est pas question de commenter ce qu’elle mange quand elle mange, apprends-lui à aimer les bons aliments, montre-lui que les saveurs sont aussi nombreuses que les aliments eux-mêmes et inclus-la dans la planification des repas.

Maman d’une petite grosse, tu fais ton possible, mais nous vivons dans une société qui, oui,  évolue, mais tend toujours à juger ta fille grassouillette. C’est à toi de t’assurer que son corps ne soit et ne devienne jamais la raison de ses pleurs.

 Et tu y arriveras assurément. Car l’amour est l’outil le plus puissant qui soit.

Une femme grosse, heureuse, confiante et en santé.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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