À mon partner, le Papa impliqué-pas-préparé

father and newborn

À toi qui fais partie de la nouvelle génération de papas impliqués,

Durant ma grossesse, tu n’avais pas vraiment réalisé ce qui t’attendait. Tu ne t’es pas tellement préparé. OOK, tu t’es bien procuré deux livres sur Amazon : Dude, You’re gonna be a Dad – how to get (both of you) through the next months) et Dude, you’re a Dad – how to get (all of you) through baby’s first year. Tu les as probablement feuilletés vite vite dans le métro. Leur contenu doit tourner autour du « comment survivre à ta femme pendant lesdites périodes ». Bon, j’admets qu’il y a sans doute une pointe de jugement préconçu dans mon propos.

Là où je veux en venir, c’est ce dont je m’inquiétais un peu. Je m’inquiétais parce que notre partage des tâches ménagères s’est toujours plutôt situé dans un ratio 80%-20%. Je m’inquiétais de constater que tu n’avais pas lu, ne serait-ce qu’une page, du Mieux vivre ou de la dizaine de bouquins qui jonchaient les quatre coins de l’appartement. Je m’inquiétais face à ton habituel « We’ll go with the flow! Relaxe donc! ».

Alors que j’entendais partout que l’arrivée de bébé allait incontestablement changer TOUTE notre vie, que je devrais dire adieu aux nuits de sommeil de plus de 4 heures, que ça allait peut-être (forcément) être un obstacle au maintien d’une saine intimité dans notre couple. Ça sonne-tu assez dramatique à ton goût? Eh ben, c’est tout ça mon chéri qui m’empêchait de prendre mon gaz égal!

Puis, il y a eu l’accouchement.

J’étais pas toute là, parce que mon énergie et mes facultés mentales étaient entièrement concentrées à gérer ma douleur, mais tu ne sais pas à quel point ton soutien et tes encouragements (« tu fais bien ça mon amour! »), t’affairant soigneusement à effectuer les points de pression de la technique Bonapace fraîchement apprise, m’ont aidée à passer au travers et ont rendu cette expérience positive et mémorable.

C’est surtout là qu’elle a commencé, ta nouvelle vie de papa. Cette nuit-là, vacillant de fatigue, t’as passé une bonne demi-heure penché sur le berceau de bébé à lui laisser téter ton petit doigt pour la rassurer.

Depuis, tu la berces, tu la cajoles, tu la consoles, tu lui fais faire des culbutes… Bref, tu t’impliques beaucoup. Inutile de dire qu’empreint de ton usuelle zénitude, tu ne fais pas nécessairement les choses à ma manière et qu’il m’arrive de critiquer entre autres ton manque de minutie. Malgré tout, sache que je constate quel papa merveilleux tu fais. Que tu te sois levé à 4h30 a.m. pendant près d’un mois pour me laisser dormir un peu plus longtemps, ce n’est pas rien!

Certain(e)s sont d’avis qu’elle est révolue, l’époque où ton homme rentrait dans une maison impeccable pour s’avachir devant la télé après avoir englouti son souper pendant que tu te démerdais à jongler avec le reste des tâches une fois la marmaille couchée. En ce qui me concerne, je suis plutôt d’avis que ce modèle de papas, peut-être un tantinet exagéré, existe parfois toujours. Je suis plutôt d’avis que le partage parfaitement équitable des tâches n’est pas un acquis, loin de là. Je me sens donc d’autant plus choyée de t’avoir à mes côtés et comblée que notre fille ait un papa tel que toi.

Ce que je veux dire, c’est que préparé ou pas, t’es un vraiment bon partner, un super papa, et que c’est ben correct aussi finalement de se laisser porter par le courant.

Évelyne L.
ÉVELYNE L.

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