À toi, mon frère que je n’ai pas choisi pour être le parrain de mes enfants

man with baby

Mon frère,

Je ne veux pas que tu penses que je ne t’aime pas. Au contraire; je t’aime de tout mon cœur. Tu es une personne extraordinaire. Tu as le cœur sur la main, toujours prêt à aider, toujours prêt à prêter, toujours prêt à rendre service. Tu es une bonne personne, probablement l’une des meilleures que je connaisse. Tu as les valeurs à la bonne place, tu es droit, fort, et tellement beau.

Je veux te dire que tu as été considéré. Que j’ai pensé que ça pouvait être toi. Mais il y a des circonstances dans la vie qui amènent un futur parent à prendre des décisions, décisions qu’on pense à ce moment-là être le mieux pour nous et pour la marmaille qui se pointera le bout du nez.

Je veux que tu saches, par contre, à quel point tu aurais été un parrain parfait pour mes enfants. Je veux te dire que tu es incroyable, plus même que je ne l’aurais jamais pensé. Je veux te dire que je t’ai redécouvert. Que j’ai appris à t’aimer d’une façon complètement différente. Que j’ai vu en toi une personne que je n’avais jamais rencontrée avant.

Je veux que tu saches à quel point ta présence auprès de mes enfants me touche. À quel point tu es un oncle présent et aimant. À quel point tu es généreux, patient, authentique. À quel point j’ai même l’impression – loin de moi l’idée de pousser ma luck – que l’arrivée de mes enfants a un tant soit peu changé ta vie.

Je veux te dire que tu avais toutes les compétences pour être un fantastique parrain. Mais, le plus important, et je veux que tu ancres ces mots au plus profond de ton crâne, il faut que tu saches que tu es le plus parfait des oncles de la Terre. Tu prends soin de ces enfants-là comme si c’était le plus beau des trésors, comme s’ils étaient les tiens. Et, par-dessus tout, je le vois dans leur regard à quel point ils te trouvent merveilleux. À quel point ils tiennent à toi. À quel point ils sont contents de te voir quand tu leur rends visite.

À toi, mon frère qui n’est pas le parrain de mon enfant, je veux te remercier d’avoir compris et d’avoir eu la maturité de passer par-dessus ça. Je veux te dire merci de les aimer autant. De les chérir autant. Je veux te remercier d’être le frère que tu es. D’être présent, honnête et intègre.

Je veux te dire que je suis fière de voir que notre relation n’a pas été brisée par ce lourd choix que l’on a dû faire. Et, en même temps, et peut-être naïvement, j’ai l’impression que ça nous a rapprochés.

À toi, mon frère qui n’est pas le parrain de mon enfant, je sais que ça t’a peut-être un peu blessé. Mais, aujourd’hui, mes enfants n’ont qu’un seul oncle comme toi, et je veux que tu saches à quel point je suis fière que cet oncle-là, ce soit toi, mon frère.

La Mamalaisante
LA MAMALAISANTE

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