Ode aux femmes de notre vie

two woman hug

À toutes ces femmes qui font partie de nos vies ou qui la croisent, j’ai envie de dire merci.

À la sœur qui remplit le rôle de meilleure amie, de confidente et de conseillère aussi, qui ne porte pas de jugements et qui sait comment rassurer et te conforter que oui, malgré tes mauvais jours, tu es une bonne maman. La sœur qui prendra ta défense bec et ongles, qui affrontera les tempêtes avec toi, qui sera le roc sur lequel t’appuyer; et tu feras de même lorsque ce sera elle qui aura le genou plié. Celle avec qui tu pleureras, tu riras et parfois te disputeras, mais un amour inconditionnel tu lui porteras. Même si elle n’élève pas ses enfants comme toi, même si parfois tu veux lui tordre le cou ou que tu la boudes. Toujours elle reviendra et sera là pour toi.

À la mère qui a transmis ses plus belles valeurs à ses enfants dont celles de partage et d’empathie, de courage et d’indépendance, de respect envers autrui. Qui a trimé dur pour ceux-ci, cumulant parfois deux emplois, se retrouvant souvent seule avec ses enfants, peinant à boucler les fins de mois, mais qui toujours se sacrifiait pour qu’ils ne se sentent pas différents. Qui a eu des moments difficiles, mais qui jamais n’a laissé entrevoir sa peine, qui a cru faire le meilleur pour eux, mais qui souvent doutait des choix qu’elle avait faits. Et qui maintenant est remplie de fierté de voir où ils sont rendus. Et dans le tourbillon de la vie, elle attend patiemment que ses enfants viennent la voir un tout petit moment, quand ils auront le temps, pour créer des souvenirs avec ses petits-enfants.

À l’amie qui est arrivée dans un moment souvent joyeux de ta vie mais avec qui, depuis maintenant plus de dix ans, tu as vécu des moments tristes aussi. Avec qui tu as partagé tes inquiétudes de grossesse, la perte de son emploi, l’arrivée du premier bébé. Celle qui a su te dire tes vérités, qui te remonte le moral lors d’une dure journée. Celle qui s’enorgueillit autant que toi des prouesses de tes enfants et qui les aime tels qu’ils sont. Celle qui t’accueille les bras grand ouverts et chez qui tu te sens à la maison.

À la collègue qui ne deviendra jamais une amie, mais avec qui tu as bien du plaisir au quotidien. Qui te raconte son week-end et des petites tranches de sa vie, que tu apprends à apprécier avec les années. Qui t’encourage à te dépasser, qui t’aide quand tu ne penses pas y arriver, qui sait quels mots feront en sorte de donner le coup de pied qui te manquait et qui se réjouit de tes succès. Qui, lors de tes mauvaises journées, sait te foutre la paix. Et tu es choyée puisque tu en as une dans ta vie.

À la femme que tu croises aux cours de ton enfant, qui arrive en courant pour rattraper l’éternel retard que toujours elle aura, mais qui prend la peine en t’ouvrant la porte, de te céder le passage en te voyant avec tes trois enfants. La femme qui, tu ne le sais pas, a partagé son repas avec un de ses élèves qui n’en a pas. À la femme qui ne sait pas que tu viens de vivre une rupture amoureuse et te sentant moche, te complimentera et te donnera l’énergie pour continuer ta journée. Et à celle qui te lance un regard de compassion et un sourire complice quand ton todler te fait une crise de bacon.

À ta fille, à qui tu as donné la vie. Qui du haut de ses cinq ou dix ans conteste ton autorité et qui voudrait donc avoir l’exclusivité. Ta fille dont tu es le modèle, mais qui jure ne pas vouloir te ressembler. Ta fille avec qui tu pleureras à sa première peine d’amour et qui ne voudra que se blottir dans tes bras. Ta fille qui, dans quelque temps, te donnera tes premiers petits-enfants et que tu vas réaliser tout l’amour que tu peux encore donner.

À toutes ces femmes de votre vie, dites merci. De la pimenter et de lui donner une couleur. D’être votre pilier en cas de besoin, d’être une partie de vous et de vous compléter en tant que femme, mais surtout de contribuer à la richesse de la personne que vous êtes.

Julie Ducasse
JULIE DUCASSE

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