Lettre à toi, l’enfant que j’espère mais qui n’existe pas encore

newborn and mother hands

Cher enfant que j’espère mais qui n’existe pas encore,

J’aimerais bien te parler aujourd’hui. T’ouvrir mon cœur sur les raisons qui font que je t’espère tant présentement. Trouver les mots pour décrire toutes ces émotions qui se bousculent en moi ces derniers temps.

Et qui sait, peut-être que dans un futur pas si lointain tu pourras lire ces mots toi-même, après avoir grandi un peu.

Ton histoire n’est même pas encore commencée que j’ai déjà envie de te la raconter. Question qu’elle se grave sur ton cœur avant même ta naissance, avant même ton apparition dans mon bedon.

Ton histoire débute bien avant l’envie de te sentir vivre en moi. Elle débute avec l’arrivée dans ma vie de tes frères et sœurs, l’arrivée de ton papa. Tu sais, ils sont mes êtres humains préférés entre tous. Je suis certaine que tu les aimerais. Je suis certaine que tu deviendrais un de leur être humain préféré aussi. Il reste encore bien de la place dans leurs cœurs.

Mais je ne te ferai pas de cachette : je me croyais comblée avec eux. J’étais bien convaincue que ma famille était complète, leurs sourires remplissant mes jours et leurs petits tracas comblant mes nuits. Je ne voyais pas comment je trouverais le temps et l’espace dans ma vie pour y ajouter une autre petite personne comme toi. Pourtant.

Mais tu sais, il n’y a rien de moins certain que les certitudes dans la vie, mon futur amour. La vie m’aura appris cela de façon parfois bien brutale, si tu savais.

Je me suis donc levée un beau matin, et toutes mes belles certitudes sont tombées sur le sol de ma chambre à coucher. J’ai remis toute ma vie en question. Et du même coup, la tienne.

Du plus profond de mes entrailles, j’avais maintenant envie de le connaître, ton sourire. Du plus profond de mes entrailles, j’avais envie de les connaître, tes tracas.

C’est à cet instant précis que tu as fait ton apparition dans ma tête et dans mon cœur. Pour ne plus jamais en sortir.

Je te voulais. Nous te voulions.

Et nous t’aimions déjà, toi notre enfant qui n’existait pas encore.

Et j’ai compris tout à coup pourquoi je ne m’étais jamais débarrassée de mes vêtements de maternité, pourquoi je conservais certains jouets cachés dans des boîtes. Mon cœur avait su bien avant ma tête que je te désirerais un jour. Lui, il avait compris qu’un membre manquait encore à notre belle famille : toi.

Nous voici donc rendus là, toi et moi. À cette étape où l’espérance et l’attente sont parfois excitantes, parfois difficiles à supporter. Je vogue entre les deux, selon les jours, selon les heures.

Tu n’existes pas encore que j’imagine déjà ton doux visage, ton odeur unique, ta chaleur réconfortante au creux de mes bras. J’imagine déjà mon nez dans ton cou, vivant ce bonheur immense des premières heures suivant ta venue au monde. J’imagine déjà tout l’amour du monde dans les yeux de ton papa quand il t’apercevra pour la première fois.

Comme une grosse bouffée de vie dans la nôtre.

Je réfléchis déjà au prénom que je te donnerai, à la petite place que nous te ferons dans notre maison déjà bien remplie. Nous nous collerons plus, c’est tout. Nous nous aimerons plus, c’est tout.

Et puis, cet espoir de voir apparaître deux petites lignes roses me redonne espoir en l’avenir, du même coup. Un avenir meilleur, puisque tu y seras. Je rêve de voir ma bedaine s’arrondir une dernière fois, pour te faire toute la place qu’il te faut pour t’aider à te construire.

Revivre une dernière fois la sensation de sentir un enfant grandir en moi, un enfant d’amour, ressemblant à la fois à ton merveilleux papa et à moi, ta future maman.

Et je te le promets, je serai une bonne maman. Pas une mère parfaite, mais plutôt la parfaite mère pour toi.

Nous sommes prêts à t’accueillir, les bras et le cœur grands ouverts. Nous rêvons déjà de toi, de ton premier cri, de tes premiers pleurs, de ton premier rire aux éclats. Puis de tout le reste aussi.

Toi, l’enfant que j’espère mais qui n’existe pas encore, ne te fais pas trop attendre, je t’en supplie. Je suis prête. Vraiment.

Papa et moi, nous nous aimons encore plus qu’à l’habitude, afin que tu fasses ton apparition plus rapidement dans nos vies. Bien évidemment, malgré notre impatience, nous t’attendrons le temps qu’il faut. Comme tu seras notre petit dernier, nous profiterons au maximum de cette attente, de ton arrivée.

J’ai envie de respirer chaque instant de ton histoire, mon futur bébé.

Je t’aime déjà.

Ta future maman

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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