9 des raisons pour lesquelles tu devrais écrire un livre maintenant

mother with baby computer

« J’ai toujours voulu écrire un livre, mais » … Mais quoi ? T’as trois enfants pis quand ils dorment, toi aussi tu dors ? Tu travailles quarante heures par semaine pis t’es fatiguée quand t’arrives à la maison ?  T’as peur d’être poche ? Ton chum t’a dit un commentaire plate du genre « Pourquoi tu ferais ça ? » ?

Je ne serai pas douce, je veux te réveiller, agiter ton potentiel qui dort tel un adolescent un samedi matin. Parce que il y a toujours un « mais ».

Tout le monde trouve ça cute les phrases qui prônent de croire en ses rêves et de réaliser ses objectifs, mais qui est vraiment prêt à mettre les efforts pour ? Parce qu’écrire un livre (ou se lancer en business tout comme être parent), ça se fait pas tout seul. Et si tu faisais partie de la minorité ? Celle qui décide de prendre action, enfin même si ta vie est aussi remplie que celle de Véronique Cloutier qui elle, a sûrement une adjointe ?

V’là donc neuf des raisons pour lesquelles tu devrais écrire ton livre maintenant (c’est un top neuf, pas 10, neuf, je m’excuse auprès de toutes les personnes qui ont un trouble obsessionnel-compulsif).

#1  Parce que la peur, ce n’est pas une excuse valable

Du moins pas plus qu’une minute. J’ai écrit sept livres, j’ai eu peur, souvent, mais si je m’étais arrêtée à ça, mes romans n’auraient jamais vu le jour. Est-ce que je suis spéciale ? Pas pantoute. Je suis comme toi, une mom dans le jus, une employée qui court tout le temps pis une blonde… ben vu que j’ai trois enfants, mon chum pis moi, on se parle aussi souvent dans une semaine que mon amie qui s’est fait frapper par la foudre. Deux fois. Mon amie Stéphanie s’est fait frapper deux fois par la foudre dans sa vie, ç’a-tu du bon sang ? Je m’égare. Mais mon point, c’est que mon chum pis moi, on se parle pas souvent. Il a un horaire de marde qui fait que je suis presque monoparentale, mais ça c’est un autre sujet.

#2  Parce que ça fait du bien

On oublie pendant quelques secondes les motivations d’être publiée ou de devenir la prochaine J.K. Rowling. Tout d’abord, on écrit parce que ça nous fait du bien. Pour moi, écrire c’est comme un vent ben fort qui me pousse dans l’dos. J’ai pas le choix. Là, peut-être que tu te dis que c’est ben hot être auteure, dans le sens que c’est un style de vie à la Carrie Bradshaw, pis j’me prends pour Carrie des fois (confession) même si j’habite en campagne dans un village de 900 personnes. Mais écrire, c’est aussi parfois tough, ben tough, surtout quand t’as un deadline pis que l’inspiration monte pas, mais c’est aussi une thérapie. Pis ça, je l’avais oublié ces dernières années. L’autre jour, j’ai écrit parce que j’avais besoin de sortir quelque chose. Pis j’ai pleuré. Pis c’est parfait. Ça m’a fait un bien énorme avant de débuter ma journée de travail.

#3  Il n’y aura jamais de moment parfait

Si tu attends à ta retraite, beaucoup d’autres filles comme toi auront le temps d’avoir la même idée et de passer à l’action. Prends ton crayon ou ton clavier, pis ÉCRIS !

#4  T’as pas d’idées

C’est ce que tu penses, pis tu as tort. T’en as plus que tu penses, c’est juste que tu ne leur laisses pas le champ libre. Ta tête est remplie de listes d’épicerie, de rendez-vous importants, de paiements de facture, de rendez-vous pour des changements de pneus (pis fuck que ça te tente pas), de visites chez le dentiste pis d’inquiétudes pour ton p’tit dernier. Mais en dessous de tout ça, si tu écoutes comme il faut ta petite voix, ELLE TE CRIE DES CHOSES. Écoute-la donc.

#5  « J’manque de discipline »

Oui, ça, je te le donne, c’est tout un défi ! Mais moi, j’en manque pas. J’en ai pour cent de la discipline. Surtout pour les autres. Je sais comment tu peux écrire ton livre en six semaines, six mois ou un an. Pis je suis ben gentille, tu peux me contacter.

#6  «Je ne sais pas par où commencer »

Non, je ne lis pas dans ta tête, c’est juste que je suis déjà passée par là. Commence par écrire. N’importe quoi, pis ça n’a pas besoin d’être excellent ou même bon. Plus tu vas écrire, plus tu vas avoir des idées.

#7  Quoi ? Tu fais des fautes. Ciel, je suis outragée !

Ben non, pas pantoute, moi aussi j’en fais, r’garde : si j’arrais le temps je le ferais ma livre. Ok, y’a des limites, on s’entend là-dessus. Mais ce n’est pas parce que tu ne connais pas tout de la langue française, qui, on va se le dire, peut être très chiante, que tes idées ne seront pas appréciées de tes lectrices. Il y a des correctrices pour ça.

#8  « Ma vie est pas intéressante »

Ici aussi, tu as tort. Observe plus. À l’épicerie, au travail. Écoute plus, tes amies, ta mère. Et stresse moins sur l’idée de trouver une idée.

#9  Parce que t’as le goût, que t’as besoin d’un projet à toi pis d’être lue

Et ça, il n’y a rien que je comprends plus que ça. J’te feel Pis pour ça, tu devrais te lancer MAINTENANT. L’écriture, c’est mon quatrième bébé, ma thérapie qui coûte moins cher qu’une psy pis ma bouée de sauvetage pour toute. J’ai juste du beau à écrire sur l’écriture. Et si tu es rendue à lire cette ligne, la dernière de mon billet, c’est parce que mon sujet te parle. Donc, je me répète, prends ton crayon ou ton clavier et écris.

 

JULIE NORMANDIN
Julie Normandin

Amoureuse des livres, curieuse professionnelle et fille assumée, Julie Normandin est auteure,coach en chicklit, experte en soirée de filles et éditrice chez J.N. Éditions & Co.

Chroniqueuse radio au 94,7 Rouge fm (Trois-Rivières), elle a décidé de se lancer dans le monde du livre après avoir écrit son premier roman, en un an, à l'âge de 25 ans (Ma revanche sur Cendrillon aux Éditions Québec-Livres). Elle a par la suite coécrit cinq autres romans de chicklit (Confessions d'une célibataire 1, 2, 3, L'Audition et Le Duel chez les Éditeurs réunis). En savoir plus...


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