T’es pas coach de hockey, mais tu gères un club pareil, la mère

angry coach

Tu as la chance d’avoir une équipe empreinte d’une belle complicité. Pour ça c’est sûr. Question de te faire sortir de tes gonds à même pas sept heures le matin, ils sont vraiment sur la même longueur d’onde. Ils sont tricotés bien serrés quand vient le temps de ne pas vouloir aller prendre leur bain. Ou de ne pas aimer le souper que tu leur as préparé par temps perdu la veille, en sachant que le lendemain t’avais pas le choix d’être rodée au quart de seconde tellement t’étais occupée. Bref, ton club se démarque grâce à la force de chacun de tes joueurs.

Ton attaquant de quatre ans amène force et résistance, tout en se forgeant son caractère « 4-ans-bientôt-16 ». On le constate en le voyant lancer tout ce qui lui tombe sous le main, sans aucune crainte de frapper quelque chose, ou quelqu’un au passage. Tout ça en obstinant et en faisant et/ou disant le contraire de ce qu’on lui demande. Il est aussi capable de déjouer l’adversaire en l’amadouant avec une émotivité soudaine et désarmante ou une agressivité digne d’un goon de renom.

L’offensive, représentée pas ta trois-ans, est remarquée tant par sa débrouillardise que par sa ténacité. Elle est d’attaque pour tout faire « toute-seule ». Toujours. Et pour tenir son bout, elle est surtout féroce en supériorité numérique. Lorsque vous êtes coincés par le temps comme le matin avant le travail, ou lors d’une fatigue ressentie de l’équipe adverse, le soir à l’heure du coucher. Elle est réputée pour être de glace devant ses rivaux, elle ne cède jamais.

Cette équipe ne serait pas complète sans ton deux-ans, le défenseur par excellence, qui allie charme et impatience d’une façon spontanée. Vous  ne le voyez jamais arriver avec ses jeux sournois, mais il est capable de bloquer tout jeu avec ses si beaux sourires moqueurs. Aussitôt entré dans la zone adverse, celui de votre équipe sera confronté à une crise d’impatience hors de contrôle. Vous serez aussitôt désarmés pour affronter le jeu de puissance de ton quatre-ans et de ta trois-ans qui sont  maintenant en power play.

T’as beau avoir l’impression de toujours être sur la glace avec tes enfants, tu ne sais jamais de quel bord ça va partir, à gauche, à droite, sur les fesses. Des punitions à ne plus finir, relayés chacun leur tour à leur banc respectif. Et plus souvent qu’autrement, ça finit en tir de barrage. Avec un gardien des buts trop exténué qui finit par en laisser rentrer plusieurs en ligne afin d’acheter la paix. On ne sait pas pour les ligues majeures si les séries c’est organisé, mais tu sais que dans ta ligue si tu ne les laisses pas gagner une fois de temps en temps, c’est ta santé mentale qui risque de raccrocher son chandail.

Mais chose certaine Maman, on le sait que t’es toujours là à donner ton 110%. Pis lâche pas, la « game » est peut-être longue des fois, mais y’a toujours des pauses entre les périodes.  Laisse-la pas passer sans en profiter, ça risque de ne pas être évident de commencer la prochaine si t’es trop essoufflée!

Mlissa Rondeau
MLISSA RONDEAU

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