À toi, la maman monoparentale en peine d’amour

woman crying on the floor of living room

Je le sais que ça fait mal. Que ça te coupe le souffle. Je sais combien tu y as cru et combien tu tombes de haut maintenant.

Je le sais que ça fait mal. Que c’est souffrant physiquement et que ça te fait perdre tes moyens. Que ça t’empêche parfois de t’occuper de tes enfants comme tu le voudrais, parce que ça t’envahit complètement. Que cette peine et cette douleur immense t’empêchent presque de fonctionner.

Je le sais que c’est plus fort que toi quand tu vas pleurer dans ta chambre ou dans la salle de bain. Que tu ressens une tristesse immense, et une colère aussi. Une incompréhension, une injustice, et que tu te demandes quand est-ce que la vie va te donner un foutu break!

J’ai envie de te dire que tu vas t’en remettre, mais tu le sais déjà. J’ai envie de te dire que tu es forte, mais ça aussi, tu le sais. Parce que la vie ne t’a pas lâchée ces dernières années… et tu t’es relevée, toujours.

Depuis que tu t’es séparée du père de tes enfants, tu t’es étourdie. Tu t’es pitchée un peu partout pour ne pas faire face au vide. Pour ne pas te retrouver seule avec toi-même. Ça te faisait tellement peur. Tellement. Tu étais terrorisée à l’idée de devoir faire ce travail sur toi. T’arrêter pour savoir qui tu es devenue et ce que tu veux vraiment.

Et il est arrivé. Celui avec qui tu as cru que c’était possible à nouveau. Celui avec qui tu t’es surprise à faire des plans. Celui avec qui tu parvenais à te projeter dans le futur. Il était là, à t’aimer toi, la femme que tu es. Il t’a dit que ta réalité ne lui faisait pas peur, qu’il savait dans quoi il s’embarquait et qu’il était prêt. Qu’une maman seule avec ses p’tits, il connaissait ça. Et tu l’as cru.

Tu l’as cru quand il t’a dit qu’il te voulait, toi. Malgré les compromis que cela exigerait. Malgré ton manque de liberté et les horaires compliqués. Et toi, malgré les doutes, malgré la peur, tu l’as cru. Et tu t’es jetée là-dedans remplie d’espoir et d’amour.

Et même s’il disait t’aimer au-delà des mots, il n’a pas pu. Il est parti… Il n’a pas pu, mais ça ne veut surtout pas dire que personne ne pourra. Au contraire. Le bon existe. Il est là quelque part, en train de se préparer à entrer dans ta vie que tu qualifies de folle, mais que tu aimes tant. Il existe et il est là. Mais toi, tu n’es pas prête. Tu dois te préparer aussi. Tu as du travail à faire.

Tu dois arrêter de patcher et te reconstruire pour vrai. Rebâtir cette base solide sur laquelle tu pourras déposer doucement ta prochaine histoire. Tu dois prendre le temps de te retrouver. Prendre ce temps que tu n’as jamais pris. Et oui ça fait peur, tu as raison. Mais c’est essentiel, et tu le sais.

Ton cœur ne doit pas être un champ de tir ouvert au public. Tu dois choisir qui peut l’atteindre. Tu as le droit de choisir et tu ne mérites rien de moins que le meilleur. Mais pour cela, tu dois t’assurer que le prochain amour connaît bien le parcours et qu’il a son permis de tir. Parce que cette cible qu’est ton cœur est précieuse, mais fragile aussi. Malgré toute la force que je te connais…

Je le sais que tu as mal. Mais tu le sais que ça va passer. Et que tu es bien entourée. Parce que tu es quelqu’un d’extraordinaire.


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