Mon gars, apprends à apprécier ce que tu as

sad little boy

Mon gars, la vie c’est pas toujours rose mais si tu veux avoir du fun, ce serait grand temps que tu commences à apprécier ce que tu as.

Quand je te sers du pâté au saumon pour souper, ce serait le fun que tu sois heureux de manger du poisson comme c’est ton plat préféré plutôt que de te mettre à fouiller dedans à la chasse au morceau d’oignon microscopique que tu vas me brandir dans la face en me disant à quel point t’aimes donc pas ça. J’ai passé trois quarts d’heure à le préparer, moi, ton pâté, pis je l’ai fait pour te faire plaisir. Garde ça en tête, oublie les oignons pis enjoy un peu ton repas.

Quand je t’amène dans une fête foraine quelconque avec ben du bruit pis des files d’attente, c’est pour toi que je le fais. Personnellement, je n’aurais aucune objection à rester chez nous à boire du café chaud à même le silex plutôt que de me taper le chaos infantile dans lequel on se retrouve à huit heures et demie du matin. Ça fait que même si tu trouves ça ben long d’attendre trois minutes et quart en file pour aller te casser la face dans un jeu gonflable en forme de chien sapeur-pompier, ce serait le fun que tu ne passes pas lesdites trois minutes à te plaindre que c’est long, que t’as faim pis que t’as chaud. Dis-toi donc plutôt que tu as ben de la chance d’avoir une mère assez fine pour t’amener là où elle sait que tu vas avoir du fun et à quel point tu as du plaisir depuis ton arrivée.

Quand on va marcher en plein-air, arrête de te plaindre que tu es fatigué après cinquante mètres. Enjoy le paysage, respire l’air frais de l’automne, surveille les écureuils, nourris les oiseaux. Pour le peu de fois qu’on met le nez dehors, profites-en.

Quand on joue à un jeu de société, on le fait pour avoir du fun en famille. Ça fait que ça serait pas pire si tu ne me demandais pas de changer de jeu cinq minutes après que j’aie sorti la planche de Monopoly et les trente-douze gugusses qui viennent avec, sous prétexte que tu as maintenant envie de jouer à autre chose. Profite donc du plaisir qu’on a maintenant plutôt que d’en chercher ailleurs.

Quand  on va au magasin de jouets acheter un cadeau pour ta trente-huitième fête d’ami, j’aimerais ça que tu arrêtes de me demander si tu peux avoir l’intégralité du magasin en clamant haut et fort que tu n’as pas de jouets à la maison. Des jouets, tu en as une centaine mais tu ne le sais possiblement pas puisque à chaque anniversaire, tu les déballes compulsivement les uns après les autres sans même essayer de comprendre ce que c’est. Apprends à apprécier ce qu’on t’offre.

Le temps file et avant même que tu ne t’en sois rendu compte, tu seras grand. Si tu n’apprends pas à apprécier les petits bonheurs du quotidien, toujours en quête de quelque chose de plus grand et de plus beau, tu pourrais bien passer à côté de ta vie comme beaucoup d’adultes continuent de le faire chaque jour.

Penses-y.

Maman

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